ANOCR 73

Groupement Savoie Isère

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Revue de presse semaine 39

REVUE DE PRESSE DE LA SEMAINE : 39

SOMMAIRE

21 09 15 ''Retraite : retrouver la confiance par la visibilité de long terme'' (Cercle des économistes)
24 09 15 Le vrai-faux retour à l'équilibre des retraites en 2016
25 09 15 La retraite progressive : un dispositif qui gagnerait à être connu
22 09 15 Retraites : Laurent Berger dévoile les propositions de la CFDT
21 09 15 ''Retraite : retrouver la confiance par la visibilité de long terme'' (Cercle des économistes)

Boursorama Pour Jean-Michel Charpin, ''la pression sur les régimes de retraite va durer jusqu'en 2035''.

Les retraites complémentaires figurent parmi les dossiers chauds de la rentrée, plus largement de l'automne. Les partenaires sociaux peinent à se mettre d'accord et il convient d'aller vite car d'autres discussions vont s'engager sur d'autres fronts. Jean-Michel Charpin propose plusieurs mesures de long terme.

La France a démarré tardivement ses réformes des retraites. Mais, contrairement à ce qu'écrivent quelquefois certains commentateurs, elle a réalisé, en plusieurs étapes, des réformes importantes : la réforme Balladur de 1993, la grande réforme Fillon de 2003, la réforme des régimes spéciaux en 2007 et le décalage des bornes d'âges (âge minimal de liquidation et âge de bénéfice automatique du taux plein) en 2010. Au total, ces réformes ont une ampleur équivalente à celles des autres pays concernés aussi par le vieillissement.

La manifestation la plus significative de ces changements se trouve dans la très forte augmentation des taux d'activité et d'emploi des seniors en France depuis 2000. Certes, leurs niveaux, comparés à ceux des autres pays, restent encore modestes, parce que la France partait en 2000 de très bas. Mais ils ont déjà rejoint les niveaux du début des années quatre-vingt : 45% pour le taux d'activité des 55-64 ans après avoir atteint 31% en 1999-2000.

Cependant, les réformes se sont succédées de façon anxiogène à la fois pour les personnes concernées et pour les observateurs. Le dispositif de pilotage créé par la loi Fillon n'a pas fonctionné : le rendez-vous de 2008 a déçu, il ne s'est quasiment rien passé, pas même une réunion avec les partenaires sociaux, la réforme de 2010 a ensuite été courageusement menée, mais dans une improvisation certaine, rien n'est aujourd'hui prévu au-delà de l'horizon 2018-2020. On comprend, dans ces conditions, que les jeunes générations s'inquiètent pour leur avenir et les observateurs pour celui des finances de la France.

La pression sur les régimes de retraite va durer jusqu'en 2035. Ensuite, les projections démographiques de l'INSEE montrent que le flux correspondant au baby-boom s'inverse : les générations nombreuses connaissent alors des taux de mortalité élevés et les nouveaux retraités sont moins nombreux parce qu'ils appartiennent à des générations postérieures au baby-boom.

Pour retrouver la confiance, il faut donner de la visibilité et organiser un pilotage sérieux à cet horizon.

Ma proposition serait d'inclure dans la loi l'évolution des durées de cotisation nécessaires pour bénéficier du taux plein et des bornes d'âges jusqu'en 2035, date à partir de laquelle les ratios démographiques devraient se stabiliser. Parallèlement un dispositif de pilotage serait mis en place, permettant de guider non seulement la situation financière des régimes de retraite, mais aussi d'autres indicateurs à sélectionner conjointement avec les partenaires sociaux (par exemple, taux de remplacement, emploi des seniors, indicateurs d'équité et de solidarité...).

Rien ne serait figé : ce qu'une loi a fait, une autre peut le modifier. Mais les cotisants et futurs retraités devraient se trouver rassurés. Et la France cesserait d'être considérée – bien à tort - comme le cancre des retraites par les organisations internationales et les opérateurs financiers.

Jean-Michel Charpin

Polytechnicien et diplômé de l'ENSAE, Jean-Michel Charpin est inspecteur général des finances et membre du Conseil d'orientation des retraites. En 1999, il rend son rapport « L'avenir de nos retraites » au Premier ministre. Il a rempli plusieurs fonctions dans le secteur public dont celles de directeur général de l'INSEE, de commissaire au Plan et de directeur du CEPII. Il a également été professeur d'économie à l'Ecole centrale et membre du Comité de direction générale de la BNP.

Le Cercle des économistes a été créé en 1992 avec pour objectif ambitieux de nourrir le débat économique. Grâce à la diversité des opinions de ses 30 membres, tous universitaires assurant ou ayant assuré des fonctions publiques ou privées, le Cercle des économistes est aujourd'hui un acteur reconnu du monde économique. Le succès de l'initiative repose sur une conviction commune : l'importance d'un débat ouvert, attentif aux faits et à la rigueur des analyses. Retrouvez tous les rendez-vous du Cercle des économistes sur leur site

24 09 15 Le vrai-faux retour à l'équilibre des retraites en 2016

Par Guillaume Guichard Le figaro

LE SCAN ECO - La ministre des Affaires sociales Marisol Touraine se félicite que, pour la première fois depuis 2004, les retraites reviendront dans le vert l'année prochaine. Elle oublie au passage tout un pan du système, en grave déficit. Démonstration en six points.

La nouvelle n'est pas aussi bonne qu'elle en a l'air. La ministre des Affaires sociales Marisol Touraine s'est félicité ce jeudi matin sur Europe 1 que la branche vieillesse du régime général sera «en léger excédent» en 2016 pour «la première fois depuis 2004». Il ne faudrait pas en conclure pour autant que les retraites des Français sont sauvées et que ce serait grâce à la politique du gouvernement Valls.
• Un très léger retour à l'excédent
La branche vieillesse du régime général ne sera en excédent que de 43 millions d'euros, selon les projections de la Commission des comptes de la Sécurité sociale inscrites dans la synthèse de son rapport publié ce jeudi. Un résultat très fragile, comparé aux 123 milliards d'euros de dépenses de retraite. En somme, il suffirait qu'un peu plus de Français que prévu partent à la retraite l'année prochaine pour que l'on retourne, du moins symboliquement, dans le rouge.
• Les effets de la réforme Woerth
Si le régime général des retraites reviendra à l'équilibre en 2016, c'est moins grâce à la réforme Touraine des retraites de 2013 (qui, à ce stade, se contente de hausses de cotisations) qu'à celle de son prédécesseur de droite Éric Woerth trois ans plus tôt. «Le relèvement de 60 à 62 ans de l'âge légal de départ en retraite [inscrit dans la réforme de 2010] poursuit sa montée en charge et se traduit par de moindres départs en retraite», note ainsi la Commission des comptes de la Sécurité sociale. Mais cela, Marisol Touraine se garde bien de s'étendre dessus...
• De très faibles revalorisation des pensions
Autre facteur conduisant vers un retour à l'équilibre en 2016: la très faible hausse des prix. En effet, comme les pensions sont indexées annuellement sur l'inflation et que celle-ci sera minime l'année prochaine, les dépenses de retraite seront mieux contenues.
• La ministre oublie les retraites des plus pauvres
Le retour à l'équilibre dont se félicite le gouvernement ne concerne que le régime de base, qui verse les pensions de retraite des salariés et indépendants, affiliés à la Caisse nationale d'assurance vieillesse (Cnav) et au Régime social des indépendants (RSI). Dans le même temps, le Fonds de solidarité vieillesse (FSV), qui finance le minimum vieillesse versé aux plus démunis, continue de se creuser. Il a atteint 3,5 milliards d'euros en 2014, puis 3,8 milliards en 2015 et devrait rester dans ces eaux-là en 2016. A cause, d'abord, du chômage de masse qui persiste. Mais aussi parce que le gouvernement a détourné en 2015 les recettes qui étaient affectés au FSV, sans les compenser en totalité. Résultat, ses ressources financières ont plongé de 4% cette année.
• Un retour dans vert très temporaire
Dans son avis rendu fin juillet, le Comité de surveillance des retraites se garde bien de se montrer optimiste. Et pour cause: le retour à l'équilibre qui surviendrait ces deux ou trois prochaines années serait très provisoire. Le solde négatif de la Cnav et du FSV «pourrait augmenter entre 2018 et 2020». Et le Comité de lister l'arrêt de la hausse des cotisations retraites de la réforme Touraine et surtout «la fin progressive du relèvement de l'âge légal». En clair, la réforme Woerth repousse progressivement l'âge de départ de 60 à 62 ans jusqu'en 2017. Puis la réforme Touraine allonge la durée de cotisation nécessaire pour partir à la retraite qu'à partir de... 2020. Durant deux ans, entre 2018 et 2020, aucune mesure d'âge ne viendra compenser la hausse du nombre de retraités provoquée par le papy boom. De quoi replonger les régimes dans le déficit.
• Les retraites complémentaires toujours dans le rouge
Marisol Touraine parle du régime qui gère les retraites de base. Les retraites complémentaires des cadres et des salariés Agirc et Arrco, par exemple, ne sont pas pris en compte dans son calcul, car elles ne relèvent pas du budget de la Sécurité sociale. Or, elles sont dans une situation très grave. Si les syndicats et le patronat, qui en ont la gestion, ne s'entendent pas d'ici la fin de l'année pour prendre des mesures pour redresser la barre, les deux régimes complémentaires des salariés et des cadres vont à la faillite

25 09 15 La retraite progressive : un dispositif qui gagnerait à être connu

Le Monde.fr Par Nathalie Cheysson-Kaplan

Accessible à partir de 60 ans, soit deux ans avant l'âge minimum de la retraite, la retraite progressive permet de terminer sa carrière à temps partiel tout en commençant à percevoir, en plus de son salaire, une partie de ses pensions de retraite (base et complémentaire).
Malgré plusieurs mesures d'assouplissement successives destinées à renforcer son attrait, la retraite progressive peine toujours à rencontrer son public. Le constat est sans appel : au 31 décembre 2014, 3 057 salariés seulement étaient en retraite progressive et seulement 18 % des nouveaux retraités de 2012-2013 déclaraient connaître ce dispositif, selon un document de travail du Conseil d'orientation des retraites (COR) publié le 23 septembre.
Pourtant ce dispositif a tout pour plaire. Accessible à partir de 60 ans, soit deux ans avant l'âge minimum de la retraite, il permet de terminer sa carrière à temps partiel tout en commençant à percevoir, en plus de son salaire, une partie de ses pensions de retraite (base et complémentaire).
Le montant versé est inversement proportionnel à la quotité de travail : par exemple, pour un temps partiel représentant 60 % d'un temps plein, vous percevrez 40 % de vos pensions de retraite ; pour un temps partiel égal à 80 % d'un temps plein, vous toucherez 20 %...
Aménager sa fin de carrière
Puis, une fois que vous arrêterez définitivement de travailler, votre retraite sera recalculée pour tenir compte des droits supplémentaires que vous avez acquis pendant cette période d'activité réduite.
Les conditions pour y accéder sont peu contraignantes : il suffit de justifier d'une durée d'assurance de 150 trimestres minimum, tous régimes confondus et d'avoir un contrat de travail à temps partiel d'une durée comprise entre 40 % et 80 % d'un temps plein.
De fait, ce dispositif permet à ceux qui le souhaitent d'aménager leur fin de carrière en réduisant leur activité « sans la perte de revenus qu'aurait engendrée le simple passage à temps partiel », souligne le document du COR. Mais pas seulement.
Ceux qui travaillent déjà à temps partiel peuvent opter pour la retraite progressive sans avoir pour autant à réduire leur temps de travail, s'il est déjà inférieur à 80 % d'un temps plein. Avec un avantage à la clé : en continuant à travailler autant qu'avant, ils vont gagner davantage.
Enfin, ce dispositif est aujourd'hui financièrement plus avantageux que le cumul emploi-retraite pourtant plus connu puisqu'il permet de continuer à acquérir des droits à retraite.
Nathalie Cheysson-Kaplan
Journaliste au Monde

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/argent/article/2015/09/25/la-retraite-progressive-un-dispositif-qui-gagnerait-a-etre-connu_4772136_1657007.html#D3W5U357HxoVlI0s.99

22 09 15 Retraites : Laurent Berger dévoile les propositions de la CFDT

SOLVEIG GODELUCK / JOURNALISTE, LEÏLA DE COMARMOND / JOURNALISTE ET ETIENNE LEFEBVRE / RÉDACTEUR EN CHEF "INTERNATIONAL, POLITIQUE ET ECONOMIE GÉNÉRALE"  | les Echos

INTERVIEW - Alors que les négociations sur les retraites complémentaires reprennent le 16 octobre, le secrétaire général de la CFDT présente une alternative au projet patronal d'abattements liés à l'âge de départ à la retraite.

La négociation sur les retraites complémentaires semble dans l'impasse. Comment en sortir ?
Soyons bien clair : nous voulons un accord – et nous ne sommes d'ailleurs pas les seuls - car s'il n'y en a pas, les retraites complémentaires baisseront de manière drastique, en commençant par celles des cadres qui reculerait de 10% en 2018. Mais nous refusons d'être acculés à négocier sur les propositions patronales. Il faut un effort partagé par tous. L'enjeu, c'est de trouver des mesures qui permettent de maintenir le pacte intergénérationnel. Nous y avons travaillé tout l'été et nous irons à la séance de négociation du 16 octobre avec nos propositions.

C'est pourtant classique de négocier sur la base des propositions patronales...
Jusqu'alors, il y avait un accord tacite entre tous les négociateurs sur le fait qu'une négociation sur les retraites complémentaires ne doit pas conduire à revoir les règles de la retraite de base. Or, dès le départ, le patronat a sorti des propositions très dures qu'il utilise comme un cheval de Troie pour repousser l'âge de la retraite à 64 ou 65 ans, avec des abattements inacceptables. Sans aucun effort des entreprises, alors qu'une partie des difficultés vient d'elles.

Comment redresser la situation sans toucher à l'âge de départ ?
Notre proposition s'articule en trois temps : les mesures urgentes avant 2019, le retour à l'équilibre jusqu'en 2024, puis au-delà. Tout le monde doit faire des efforts, pas seulement les salariés et les retraités. À court terme, nous sommes prêts à décaler la revalorisation des pensions complémentaires d'avril à octobre, pour faire des économies, en s'alignant sur le régime général. On peut jouer aussi sur le taux de rendement du point de retraite, en restant au-dessus de 6%. Nous sommes prêts également à discuter de la poursuite, pendant trois ans, de la sous-indexation des pensions, en les revalorisant de 1 point de moins que l'inflation et non pas 1,5 point comme le réclame le patronat. Evidemment en épargnant les retraites modestes qui sont exonérées totalement ou partiellement de CSG. Il faut enfin mutualiser les réserves de l'Agirc et de l'Arrco dès 2017.

La fusion Agirc-Arrco fait peur aux cadres, qui craignent de perdre leur spécificité...
Il ne pourra y avoir une fusion qu'à condition de mener en parallèle des négociations dans les branches sur le statut de cadre. Le mal-être des cadres est davantage lié au fait qu'ils ne sont reconnus comme tel qu'en raison de leur rattachement à une caisse de retraite. Mieux vaudrait reconnaître leur compétence, leur responsabilité.

Que proposez-vous au-delà de ces mesures d'urgence ?
Sur la période 2019-2024, nous proposons d'abord, dans la foulée de la fusion des réserves, la mise en place d'un nouveau régime unifié de retraites complémentaires pour tous les salariés. Un régime fondé sur le niveau de la rémunération et non le statut, avec une seule valeur du point. Pour le conforter financièrement, des efforts devront être demandés aux entreprises : une hausse des cotisations de 0,1% par an de 2019 à 2021, ainsi qu'une contribution patronale en cas de séparation d'un salarié au-delà de 50 ans. Les employeurs continuent de ne pas jouer le jeu en licenciant les seniors.

Quels efforts côté salariés ?
Nous prenons nos responsabilités en proposant une contribution de solidarité intergénérationnelle assumée par les salariés partant à la retraite. Cette contribution serait limitée en montant et serait versée pendant deux ans. Deux ans, c'est l'écart, aujourd'hui, entre l'âge de départ effectif à la retraite et l'âge qui permettrait l'équilibre financier de l'Agirc-Arrco. Les salariés partant de manière anticipée parce qu'ils ont eu une carrière longue ne seraient pas concernés, puisqu'ils ont déjà « trop » cotisé.

Quelle différence avec les abattements du Medef ?

Cela n'a rien à voir avec des abattements. A l'inverse du Medef, notre but n'est pas de pousser les salariés à prolonger leur carrière, conduisant de fait à une remontée de l'âge de la retraite, mais à leur demander un effort de solidarité pour sauvegarder leur régime de retraite. Ensuite, nous envisageons une contribution de 4%, contre 10% à 30% d'abattement côté patronal. Elle serait demandée quel que soit l'âge du départ. Enfin, nous sommes prêts à rediscuter de certains avantages familiaux, et notamment de la mise sous condition de ressources des pensions de réversion.

Tout cela suffit-il à équilibrer les régimes ?
Notre plan, qui a été testé par les services de l'Agirc-Arrco, permet de réaliser 2,4 milliards d'économies (par an à l'horizon) en 2018, puis 3,3 milliards en 2020 et 7,3 milliards en 2030 avec les nouvelles mesures du régime unifié. En mobilisant une partie des réserves actuelles, qui représentent dix mois de pensions, nous serions quasiment à l'équilibre technique en 2020 (- 1 milliard) et en excédent en 2030 (+700 millions). Le nouveau régime unifié serait donc stabilisé et viable, et si ces prévisions se confirmaient, nous pourrions nous passer de la contribution de solidarité en fonction de l'évolution démographique. C'est le troisième volet de notre proposition : à long terme, il faut être capable de mener un pilotage fin en fonction des besoins. Avec une règle, ne pas descendre en dessous de six mois de pensions en réserve, soit 36 milliards d'euros.

La contribution patronale sur les licenciements de salariés de plus de 50 ans rappelle la « contribution Delalande », qui n'avait guère modifié les comportements...
C'est avant tout, côté employeurs, l'équivalent de la contribution de solidarité demandée aux salariés.

Le Medef ne veut pas de hausses de cotisation...
Nous sommes conscients de la nécessité de ne pas alourdir le coût du travail, voilà pourquoi nous ne touchons pas aux cotisations avant 2019, et de façon modérée. Après, il y a visiblement des débats au sein du patronat, c'est à lui de les régler.

En présentant vos propositions, ne craignez-vous pas de braquer les autres syndicats ?
Nous partageons avec Force ouvrière la volonté de parvenir à un accord. Nous devons cela aux salariés et aux retraités. Nous avons donc des terrains d'entente à construire. Nous travaillons d'ailleurs avec FO, sans que l'un demande à l'autre d'adhérer à son projet.

Il y aura eu une pause de plus de trois mois depuis la dernière séance de négociation...
Le Medef joue manifestement la montre. Mais s'il croît qu'il va réussir à repousser les échéances de la négociation jusqu'à ce que nous soyons au bord du précipice pour nous obliger à signer, il se trompe. Nos propositions sont une base pour la négociation du 16 octobre, qui doit mener à un accord rapide, en tout cas avant la fin de l'année. J'espère que le patronat ne va pas opter pour la politique de la terre brûlée en attendant une éventuelle alternance en 2017. C'est essentiel pour nous d'avancer maintenant sur ce dossier comme sur de nombreux autres comme le Compte personnel d'activité, réforme de la négociation collective, prise en compte de la révolution numérique. Il ne faut pas que notre pays soit à l'arrêt pendant un an et demi

En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/economie-france/social/021345912636-laurent-berger-nous-refusons-detre-accules-a-negocier-sur-les-propositions-patronales-1158056.php?WOtl0uuAee1J3kcx.99

 

Revue de presse semaine 38

REVUE DE PRESSE DE LA SEMAINE : 38

SOMMAIRE

14 09 15 Racheter des trimestres de retraite : un bon plan, mais pour qui ?
15 09 15 Retraites complémentaires : la CGT évalue le manque à gagner pour les futurs retraités
17 09 15 Au moins 450.000 retraités cumulent leur pension avec une activité professionnelle
18 09 15 Retraite : vers une réforme choc des pensions de réversion ?
14 09 15 Racheter des trimestres de retraite : un bon plan, mais pour qui ?

14/09/15 à 18:11 Capital

Il existe de nombreuses solutions pour acheter des trimestres de retraite à un tarif préférentiel. Qui est concerné ? Ces ristournes sont-elles vraiment intéressantes ? Tour d'horizon.

Vous n'avez pas tous les trimestres requis pour percevoir une retraite à taux plein ? Eh bien, sachez que, dans tous les régimes de retraite de base, vous avez la possibilité d'acheter de ces trimestres manquants en effectuant ce qu'on appelle un "versement pour la retraite". Vous pouvez racheter vos années d'études supérieures, ainsi que les années au cours desquelles vous n'auriez pas suffisamment cotisé pour valider 4 trimestres au titre d'une année civile (« années civiles incomplètes »), et ce, dans la limite de 12 trimestres.

A quel prix ? Le coût d'un trimestre dépend d'un barème qui tient compte de l'âge de l'assuré, de la moyenne de ses revenus professionnels des trois dernières années et de l'option choisie. Mais à coté de ce dispositif accessible à tous les futurs retraités, il existe de nombreuses autres possibilités - souvent méconnues - de rachat à des tarifs plus avantageux que le « versement pour la retraite » réservés à certaines catégories d'assurés. Ces chanceux ont-ils vraiment intérêt à profiter de cet avantage ? L'avis de Capital.fr.

1. Stagiaires : tarif imbattable

Les jeunes qui ont accompli un stage en entreprise dans le cadre de leur cursus scolaire ou universitaire peuvent racheter ces périodes. Chaque période de stage de deux mois minimum permet de racheter un trimestre.

Nombre de trimestres rachetables : 2 maximum (ces trimestres viennent en déduction des 4 trimestres d'années d'études que les jeunes actif peuvent racheter dans les 10 années suivants leurs études)

Coût d'un trimestre : 380 euros en 2015

L'avis de Capital.fr : tarif imbattable mais ne concerne que les stages accomplis depuis le 17 mars 2015. Les trimestres rachetés ne sont pris en compte que pour calculer le taux de la retraite et ne sont pas considérés comme des périodes cotisées. Dans la mesure où la demande doit être présentée dans les deux ans qui suivent la fin du stage, les jeunes n'ont aucune visibilité sur l'utilité de ce rachat et sur ce que cela leur rapportera ...

2. Jeunes actifs : intéressant mais hasardeux

Les jeunes ont la possibilité de racheter leurs trimestres d'années d'études supérieures à un tarif moins élevé que celui normalement applicable s'ils déposent leur demande dans les dix ans suivant la fin de leurs études

Nombre de trimestres rachetables : 4 maximum

Coût d'un trimestre : tarif du « versement pour la retraite » diminué de 670 euros (option 1) et de 1 000 euros (option 2) dans le régime général et le régime social des indépendants tarif du versement pour la retraite diminué de 440 euros (option 1), 930 euros (option 2) et 1 380 euros (option 3) pour la fonction publique. Par exemple, pour un jeune âgé de 30 ans qui gagne 28 000 euros par an, le cout d'un trimestre est de 817 euros (option 1) dans le régime général et le RSI et de 876 euros (option 2) dans la fonction publique

L'avis de Capital.fr : tarif intéressant mais il est hasardeux de se lancer dans un rachat aussi longtemps avant la date de son départ en retraite.

3. Apprentis : très avantageux

Les personnes qui ont débuté leur carrière par une période d'apprentissage peuvent racheter leurs années d'apprentissage « incomplètes » situées entre le 1er juillet 1972 et le 31 décembre 2013

Nombre de trimestres rachetables : 4 trimestres

Coût d'un trimestre : 1 245 euros en 2015

L'avis de Capital.fr : dispositif très avantageux dans la mesure les trimestres rachetés sont pris en compte à la fois pour calculer le taux et votre durée d'assurance dans le régime général.

4. Assistantes maternelles : à étudier de près

Les personnes ayant exercé une activité d'assistant maternelle peuvent racheter des années civiles incomplètes correspondant a ces périodes d'activité lorsqu'elles sont comprises entre le 1er janvier 1975 et le 31 décembre 1990.

Nombre de trimestres rachetables : totalité des trimestres manquants dans la limite de 12.

Coût d'un trimestre : 1.245 euros en 2015.

L'avis de Capital.fr : dispositif très avantageux dans la mesure les trimestres rachetés sont pris en compte à la fois pour calculer le taux et votre durée d'assurance dans le régime général.

5. Enfants de harkis : bien pour doper votre pension

Les enfants des anciens harkis, moghanis et personnels ayant servi au coté de l'armée française pendant la guerre d'Algérie peuvent racheter des trimestres correspondant aux périodes passées entre le 18 mars 1962 et 31 décembre 1975 à leur arrivée en France dans les camps militaires de transit et d'hébergement suivants : La Cavallerie-Larzac, Bourg-Lastic, La Rye Le Vigeant, Saint-Maurice-l'Ardoise, Rivesaltes et Bias. Au cours de ces périodes, ils devaient être âgés de 16 à 21 ans révolus.

Nombre de trimestres rachetables : 4 trimestres maximum, sous réserve de ne pas avoir déjà racheté 12 trimestres au titre d'un versement pour la retraite.

Coût d'un trimestre : tarif du « versement pour la retraite » diminué de 2.000 euros. Par exemple, pour une personne de 60 ans, le cout du rachat d'un trimestre (option 1) varie est au minimum de 1.275 euros et au maximum de 2.367 euros.

L'avis de Capital.fr : attention, les trimestres rachetés par ce biais sont pris en compte uniquement pour calculer le taux de votre retraite mais ne majorent pas votre durée d'assurance dans le régime général. Toutefois, ils sont retenus pour apprécier si vous remplissez la condition de durée d'assurance minimum (150 trimestres) ouvrant droit à la retraite progressive.

6. Rachat « Madelin » : très intéressant pour ceux relevant du RSI

Les commerçant et artisans relevant du RSI peuvent racheter des années au cours desquelles ils n'ont pas pu valider 4 trimestres, faute de revenus suffisants. La demande de rachat doit être présentée au plus tard dans les 6 ans qui suivent la période à racheter.

Nombre de trimestres rachetables : obligation de racheter la totalité des trimestres manquant pour chaque année rachetée.

Coût d'un trimestre : le coût d'un trimestre était de l'ordre de 1 600 € en 2014 selon l'Institut de la Protection sociale.

L'avis de Capital.fr : Ce dispositif est particulièrement avantageux car il vous permet non seulement d'améliorer le taux de votre retraite mais aussi d'augmenter votre durée d'assurance au RSI. Il est également pris en compte pour le calcul du revenu annuel. Les trimestres rachetés par ce biais sont retenus pour l'étude des conditions de départ anticipé pour carrière longue et peuvent vous permettre de partir en retraite avant 62 ans.

7. Rachat « début d'activité » : bien, mais temporaire

Les professions libérales qui ont débuté leur activité avant 2004 peuvent racheter leurs deux premières années d'activité pendant lesquelles elles ont été exonérées d'office de cotisations de retraite.

Nombre de trimestres rachetables : 8 trimestres maximum.

Coût d'un trimestre : il est fonction des revenus des trois dernières années, avec un minimum de 961 euros et un maximum de 1.204 euros en 2015.

L'avis de Capital.fr : attention, ce dispositif est temporaire. Si vous voulez en profiter vous devez présenter votre demande avant le 31 décembre 2015.

Nathalie Cheysson-Kaplan

En savoir plus sur http://www.capital.fr/retraite/actualites/racheter-des-trimestres-de-retraite-un-bon-plan-mais-pour-qui-1069932#OrbgIc7QyIQsAgyW.99

15 09 15 Retraites complémentaires : la CGT évalue le manque à gagner pour les futurs retraités

LES ECHOS

Les futurs retraités perdraient plusieurs milliers d'euros par an sur leurs complémentaires entre 62 ans et 64 ans, si les propositions d'abattement progressif du Medef devaient être retenues, selon des estimations publiées mardi par la CGT
Alors que les négociations doivent reprendre le 16 octobre prochain, et pour tenter de contrer les propositions du Medef en matière de retraites complémentaires, la CGT a décidé de frapper les esprits en calculant le manque à gagner potentiel que pourraient supporter les futurs retraités. Selon la centrale syndicale, ils perdraient plusieurs milliers d'euros par an sur leurs complémentaires entre 62 ans et 64 ans, si les propositions d'abattement progressif du Medef devaient être retenues.
La CGT qui a établi ses calculs de manque à gagner en se basant sur plusieurs carrières types, évalue à 7.667 euros la perte de revenus sur trois ans d'une cadre, dont le salaire annuel net serait de 41.305 euros et qui partirait à la retraite à 62 ans.
Deux scénarios
En appliquant l'abattement dégressif proposé par le Medef, le syndicat souligne que la future retraitée ne toucherait donc plus que 2.035,5 euros nets par mois la première année, soit une perte de 319,5 euros par mois; 2.142,1 euros nets mensuels la 2ème année, soit une perte de 212,9 euros chaque mois; et enfin 2.249 euros nets la troisième années, soit une perte mensuelle de 106 euros.
Dans un deuxième scénario, un salarié licencié à 59 ans et demi déciderait de prendre sa retraite à 60 ans, après avoir commencé à travailler à 16 ans. Son dernier salaire annuel net s'élève à 13.581 euros. Pour lui, le manque à gagner serait de 1.702 euros sur trois ans.
Dans le cadre de négociations avec les syndicats pour assurer la pérennité des régimes Agirc (cadres) et Arrco (tous les salariés), le Medef propose, entre autres, qu'à partir de 2019, un salarié arrêtant de travailler à 62 ans se voie appliquer une décote de 30% la première année, 20% la suivante et 10% à 64 ans pour bénéficier d'une retraite à taux plein à 65 ans.
Economiser 1,8 milliard d'euros d'ici à 2020
L'objectif du patronat, qui refuse d'augmenter les cotisations patronales , est d'inciter les salariés à travailler un an ou deux de plus et économiser 1,8 milliard d'euros d'ici à 2020. Les négociations entre les partenaires sociaux, ont démarré en début d'année avant d'être interrompues en juin.
L'Agirc a vu son déficit se creuser à 1,985 milliard et l'Arrco à 1,153 milliard l'année dernière. Si rien n'est fait, leurs réserves seront épuisées d'ici à 2018 pour l'Agirc, à 2027 pour l'Arrco

En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/economie-france/social/021327375552-retraites-complementaires-la-cgt-evalue-le-manque-a-gagner-pour-les-futurs-retraites-1155732.php?XZSu46BPYoVh5mCC.99

17 09 15 Au moins 450.000 retraités cumulent leur pension avec une activité professionnelle

Le Figaro Par Damien Durand

Une véritable envolée depuis 2009: selon les chiffres de l'Insee, 452.000 personnes cumulaient emploi et retraite pour l'année 2013, la dernière où des données sont disponibles. Un véritable bond en quelques années, encouragé notamment par l'article 88 de la loi de financement de la Sécurité sociale de 2009 visant à développer le dispositif et ouvrant la possibilité du cumul à tous les retraités ayant réuni les conditions d'une retraite à taux plein et ayant liquidé ses droits.
Dynamique à la hausse

L'estimation de l'Insee se base sur les chiffres fournis par un document de travail du Conseil d'orientation des retraites (COR) qui, pour 2013, estime que 350.000 retraités cumulaient leur pension avec un revenu issu d'une activité cotisant à leur régime, un chiffre en hausse de 4,4% pour l'année en question. A cela s'ajoute 53.800 personnes dépendantes du RSI commerçants (+11%) et 20.600 pour le RSI artisans (+10,8%). Ce qui fait donc environ 405.000 personnes selon les chiffres de la COR. Mais l'Insee rajoute ensuite à ce chiffre les 47.000 personnes qui exercent, en étant retraités, une activité professionnelle qui n'a pas de lien avec leur secteur d'origine. «Cela peut paraître un chiffre important, mais si on l'on enlève les cadres qui s'installent comme consultants, et cotisent donc chez les indépendants, je trouve ce chiffre finalement assez faible. En fait, la tendance est vraiment à la poursuite de son activité en tant que salarié, parfois dans la même entreprise. Cela confirme l'importance du travail comme réseau social, et cela permet aux entreprises de garder des compétences à moindre frais car 75% des cumulards exercent à temps partiel», analyse Philippe Crevel économiste et secrétaire général du Cercle de l'Épargne. Qui confirme au passage que les entreprises qui ne sont pas les seules gagnantes des cumuls emploi retraite: «Suite à la loi sur les retraites de François Hollande, depuis le 1er janvier 2015, les cotisations sociales que paient ces salariés ne leur ouvre plus de droits pour compléter leur pension. C'est évidemment une très bonne affaire pour les caisses de retraite».
Une réalité hétérogène

Derrière ces données générales reste cependant une grande diversité des situations. Primo, au niveau des catégories socioprofessionnelles concernées avec une surreprésentation des cadres et des professions intermédiaires. Une situation logique selon l'Insee qui explique ce chiffre par un faible taux de remplacement retraite salaire chez les emplois les mieux rémunérés par rapport aux postes les moins qualifiés, mais également des compétences professionnelles qui peuvent encore intéresser les employeurs.
Autre forte disparité: la répartition géographique. Alors que la tendance est autour de 4% de retraités exerçant encore une activité déclarée, certaines régions, les plus dynamiques, se distinguent par des taux nettement plus élevés: l'Ile-de-France (18,9% des retraités selon les chiffres de la CNAV en 2014) ou Rhône-Alpes (10,5%) font la course en tête. A l'autre bout de l'échelle, dans les DOM-TOM, la pratique de l'emploi-retraite est quasiment inexistante (de 0,1% à 0,3%). Une imperméabilité qui s'explique par un contexte peu propice au cumul emploi retraite: le poids de l'administration qui représente jusqu'à 40% des emplois, le travail non déclaré, et le manque d'emplois qualifiés alors que le dispositifs concerne surtout des cadres supérieurs sont une barrière.
Malgré tout, il manque au chiffre avancé par l'Insee une donnée dont l'institut admet qu'elle n'est pas disponible: le nombre d'anciens fonctionnaires cumulant une pension et un emploi. Pour Philippe Crevel, le chiffre est sans doute loin d'être anecdotique: «Entre les anciens militaires, les infirmières qui pouvaient partir prématurément à la retraite si elles avaient eu trois enfants et s'installaient en libéral, et les secteurs comme le transport qui bénéficient d'âge de départ avantageux, c'est sans doute loin d'être négligeable» explique l'économiste qui voit dans l'opacité autour de ce chiffre l'illustration d'un sujet «sensible»

18 09 15 Retraite : vers une réforme choc des pensions de réversion ?

Capital
Haro sur les pensions de réversion ! Dans son rapport sur les comptes de la sécurité sociale rendu public le 15 septembre, la Cour des Comptes préconise d'harmoniser les pensions de retraite auxquels peuvent prétendre les conjoints survivants dans la plupart des régimes. Une remise à plat qui s'avère bien peu favorable aux assurés...

Une même condition d'âge minimum dans tous les régimes

Actuellement, mis à part dans les régimes de la fonction publique où la pension de réversion est versée quel que soit l'âge du conjoint survivant, tous les régimes prévoient une condition d'âge minimum pour percevoir la pension de réversion : 55 ans dans les régimes de base (salariés, commerçants et artisans, professions libérales) et à l'Arrco ; 60 ans à l'Agirc sauf exception ; 60 ou 65 ans dans le régimes complémentaires des libéraux.

>> La proposition de la Cour des Comptes :

La Cour des Comptes suggère d'introduire une condition d'âge dans les régimes qui en sont dépourvus, notamment ceux de la fonction publique. Dans un premier temps, cette condition d'âge minimum pourrait être fixée à 55 ans dans tous les régimes. Puis afin de tenir compte du recul de deux ans de l'âge légal de la retraite - de 60 à 62 ans – l'âge minimum pour bénéficier d'une pension de réversion pourrait être porté à 57 ans.

Imposer des conditions de ressources dans la fonction publique et les régimes spéciaux

Dans les régimes de base des salariés, des commerçants et artisans et des professions libérales, le versement de la pension de réversion est subordonné à une condition de ressources : si le ressources du conjoint survivant dépasse 19.988,80 euros par an – 31.982,08 euros s'il vit en couple - , il ne peut pas percevoir la pension de réversion. En revanche, il n'y a aucune condition de ressources dans les régimes de la fonction publique, dans les régimes spéciaux et dans la plupart des régimes complémentaires, à l'exception notable du nouveau régime complémentaire unique des indépendants (commerçants et artisans).

>> La proposition de la Cour des Comptes :

La Cour des Comptes préconise d'introduire une condition de ressources dans les régimes de la fonction publique et les régimes spéciaux. Mais comme dans ces régimes, il n'existe pas distinction entre retraite de base et retraite complémentaire, elle propose d'instituer un système de plafonnement : « ce plafonnement pourrait ne s'appliquer qu'à la partie de la pension de réversion correspondant à 40 % de la retraite du fonctionnaire quand il appartient à la catégorie A (l'équivalent des cadres du privé – ndlr) et à 70 % quand il relève d'une autre catégorie ; le reste de la pension de réversion ne serait pas soumis à plafonnement, à l'image de la part versée aujourd'hui par les régimes complémentaires du secteur privé ».

La Cour invite également les partenaires sociaux qui gèrent les régimes complémentaires des salariés a étudier la question de la mise sous condition de ressources des pensions versées par ces régimes « eu égard à l'ampleur des difficultés financières » qu'ils rencontrent. A défaut, elle préconise de retenir les pensions de réversion versées par les régimes complémentaires dans les ressources prises en compte par le régime général pour apprécier si le conjoint survivant peut bénéficier de la pension de réversion du régime de base.

Vers un taux de réversion identique dans tous les régimes à 54%

Si tous les régimes prévoient une pension de réversion, son taux n'est pas le même d'un régime à l'autre : 50 % dans la fonction publique ; 54 % dans les régimes de base des salariés, des commerçants et artisans et des professions libérales ; 60 % dans la plupart des régimes complémentaires.

>> La proposition de la Cour des Comptes :

La Cour propose d'aligner les taux de réversion pour le fixer à 54 % dans tous les régimes de base, ce qui permettrait d'améliorer la situation des veuves et veufs de fonctionnaires. Elle recommande aux partenaires sociaux de faire progressivement de même dans les régimes complémentaires.

Harmoniser les droits des ex-conjoints

D'un régime à l'autre, les droits des ex-conjoints sont extrêmement variables : dans les régimes de base des salariés, artisans et commerçants, et professions libérales les ex-conjoints peuvent prétendre à la pension de réversion du défunt, qu'ils soient remariés ou non, sous réserve qu'ils remplissent la condition de ressources, alors que dans le régime de la fonction publique et dans les régimes complémentaires, ils perdent leur droit s'ils se remarient. Le partage de la pension de réversion entre les ex-conjoints et le conjoint survivant fait en outre l'objet de règles complexes.

Dans le régime général, ce partage est effectué au prorata de la durée des unions rapportée à la durée totale des mariages du défunt. Dans les régimes Arrco et Agirc, ce partage se fait de manière différente selon que le défunt laisse un conjoint survivant ou non : s'il n'y a pas de conjoint survivant, la pension de réversion est partagée entre les ex-conjoints au prorata de la durée de leurs unions respectives rapportée à la durée d'assurance du défunt ; en présence, d'un conjoint survivant, le partage se fait au prorata de la durée des unions rapporté à la durée totale des mariages, sans qu'on tienne compte de la durée d'assurance du défunt.

>> La proposition de la Cour des Comptes :

Afin de mettre fin à ces disparités, les Sages de la rue Cambon propose d'uniformiser les règles de partage de la pension entre les ex-conjoints en prévoyant dans tous les cas, un calcul au prorata de la durée de chaque mariage rapportée à la durée d'assurance du défunt.

Nathalie Cheysson-Kaplan

En savoir plus sur http://www.capital.fr/retraite/actualites/retraite-vers-une-reforme-choc-des-pensions-de-reversion-1071055#FwPvR8HHEOlJgwDM.99

 

Revue de presse semaine 37

REVUE DE PRESSE DE LA SEMAINE : 37

 

SOMMAIRE

07 09 15 Retraite : le chômage non indemnisé mieux pris en compte 1
09 09 15 Retraite agricole : «On exige 85 % du SMIC» 3

07 09 15 Retraite : le chômage non indemnisé mieux pris en compte

Une circulaire de la Cnav publiée cet été a précisé les conditions dans lesquelles la première période de chômage non indemnisé peut être retenue pour le calcul de la durée d'assurance des assurés du régime général. Capital.fr revient sur les règles de calcul de ces périodes de chômage non indemnisé.

Pour le décompte de la durée d'assurance, seules les périodes pendant lesquelles les chômeurs sont indemnisés par Pôle emploi comptent en tant que trimestres assimilés. Il n'empêche, certaines périodes de chômage non indemnisées peuvent toutefois être retenues. Ainsi en est-il de la première période de chômage non indemnisée pour tous ceux n'ayant pas assez cotisé pour se constituer des droits au chômage, mais aussi des chômeurs ayant épuisé leurs droits au chômage indemnisé.

Jusqu'à présent, cette première période de chômage non indemnisé était prise en compte dans la limite d'un an. Mais, afin de tenir compte des difficultés que rencontrent les jeunes pour trouver un emploi stable en début de carrière, un décret publié en 2011 a porté cette limite à un an et demi (18 mois), dans la limite de 6 trimestres, pour les périodes de chômage postérieures au 31 décembre 2010.

Attention, lorsque cette période de 18 mois se situe à cheval sur deux années civiles, l'application de la règle selon laquelle "50 jours de chômage = 1 trimestre" pourrait conduire à valider plus de 6 trimestres. La récente circulaire de la Cnav précise donc que, dans ce cas, il faut décompter les trimestres de manière chronologique, de date à date, et "non pas procéder à une répartition de ces trimestres sur les années civiles en fonction de l'intérêt de l'assuré".

Cette prise en compte n'est toutefois possible que pour les personnes ayant déjà la qualité d'assuré social, c'est-à-dire "ayant versé une cotisation, si minime soit-elle, durant la période précédant immédiatement celle susceptible d'être validée", indique la circulaire. Autrement dit, un jeune qui peine à trouver un premier emploi après la fin de ses études ne peut pas demander à ce que cette période de chômage non indemnisé soit prise en compte, y compris s'il a effectué immédiatement avant plusieurs stages payés à hauteur de l'indemnité légale dans la mesure où cette indemnité n'est pas soumise à cotisation.

Les règles de validation des périodes de chômage non indemnisé faisant immédiatement suite à une période de chômage indemnisé ne sont pas modifiées : ces périodes continuent à être validées dans la limite d'un an, voire de 5 ans pour les chômeurs de plus de 55 ans, mais sous certaines conditions. Mais attention, il est impossible de cumuler ce dispositif avec la validation d'une première période de chômage non indemnisé.

Enfin, dernière précision importante qui ne figure pas dans la circulaire : ces périodes de chômage non indemnisé ne sont pas retenues en tant que trimestres réputés cotisés pour apprécier si l'assuré remplit les conditions pour partir en retraite anticipée dans le cadre du dispositif "longue carrière".

Nathalie Cheysson-Kaplan

En savoir plus sur http://www.capital.fr/retraite/actualites/retraite-le-chomage-non-indemnise-mieux-pris-en-compte-1068369#qQuHVFYj1yLY1bAs.99

09 09 15 Retraite agricole : «On exige 85 % du SMIC»

Sous l'égide de son président, Pierre Esquerré, une délégation de l'Aicra 32 a souhaité rencontrer le nouveau préfet du Gers hier après-midi. Une discussion «positive» selon le président de l'association qui espère une revalorisation du montant des retraites.

La conférence nationale agricole de 2012 avait soulevé la colère des retraités. François Hollande annonçait, en effet, que la retraite agricole s'établirait, d'ici 2017, à hauteur de 75 % du SMIC. Une mesure jugée «inconcevable» pour les retraités agricoles qui se disent «asphyxiés» par le manque de moyens.

Avec l'espoir que les choses évoluent rapidement, Pierre Esquerré a souhaité s'entretenir avec le nouveau préfet du Gers, Pierre Ory. «On lui a rapidement parlé de nos revendications, pour qu'il soit au courant du malaise dans lequel nous nous trouvons. Il a compris qu'on ne pouvait pas vivre avec des retraites aussi basses. Il nous a promis qu'il ferait remonter notre mécontentement et qu'il en parlerait à tous les députés concernés. Ce n'est pas lui qui vote les lois, mais on a bon espoir qu'il appuie notre demande. Il faut revoir à la hausse le montant de notre retraite. Nous exigeons de passer à 85 % du SMIC immédiatement. Pourquoi 85 % ? Car cette somme se situe juste au-dessus du seuil de pauvreté (987 €). Ce n'est pas demander la lune. Le problème, c'est comment y parvenir...»

D'autant que l'association refuse catégoriquement qu'une cotisation supplémentaire ne soit imposée aux actifs. «On ne veut pas qu'il y ait en parallèle une augmentation des cotisations pour les actifs, car les agriculteurs, à l'heure actuelle, sont clairement dans la panade. On n'a pas le droit de leur faire payer une cotisation supplémentaire. Il nous faut trouver un financement, mais d'une autre manière. La Cour des Comptes a récemment constaté que si notre situation demeurait ainsi, les retraités agricoles seraient encore plus asphyxiés».

Une nouvelle conférence nationale agricole devrait s'amorcer entre novembre et décembre prochain. C'est à ce moment précis que les retraités agricoles espèrent bien faire entendre leur revendication. «Si le président accepte bien de l'organiser. On avait déjà fait le forcing pour en avoir une il y a trois ans. On espère que cette fois il accédera à notre requête. La situation n'est plus gérable»

 

Revue de presse semaine 31

REVUE DE PRESSE DE LA SEMAINE : 31

SOMMAIRE

28 07 15 Epargne retraite des fonctionnaires : la justice se penche sur le scandale du Corem

30 07 15 Le coût des avantages liés à la retraite a augmenté de 21 % entre 2013 et 2014

28 07 15 Epargne retraite des fonctionnaires : la justice se penche sur le scandale du Corem

Le Parquet de Paris vient d'ouvrir une enquête préliminaire sur ce qui pourrait devenir un des plus gros scandales des dernières années en matière d'épargne. Le dossier concerne le Corem, un complément de retraite auquel plusieurs dizaines de milliers de fonctionnaires ont souscrit depuis 2002. Créé sur les décombres du Cref qui avait, lui aussi, eu maille à partir avec la justice, le Corem ne remplirait pas les promesses faites à ces épargnants. Ces derniers ont décidé de porter plainte pour "tromperie" contre l'Union mutualiste retraite (UMR), l'organisme qui a commercialisé le Corem et au sein duquel on retrouve de grandes institutions comme la MGEN ou la MAIF.

La promesse d'"une meilleure retraite". "On peut tous se dessiner une meilleure retraite", "le Corem est un complément sûr et performant", "plus tôt vous adhérez, meilleure sera votre retraite"... voilà le genre de slogans utilisés dans les plaquettes du Corem qui ont convaincu 30.000 membres de la fonction publique. Attirés par la promesse d'un taux de rendement garanti, ils ne savaient cependant pas qu'ils allaient par la suite subir de sérieux coups de rabot, selon les termes de leurs plaintes.

Combler les pertes du Cref. Concrètement, le rendement de l'argent placé a été fortement revu à la baisse, sans atteindre même le niveau de l'inflation. Les souscripteurs se sont aussi vu retirer deux années de rente pourtant promises. Mais selon les plaignants, le plus grave est qu'ils n'ont pas été prévenus clairement que leurs contributions seraient utilisées pour combler le trou d'un autre désastre financier, celui du Cref, qui a plombé au début des années 2000 l'épargne de 450.000 souscripteurs.

"Un puits sans fond". Selon Jean-Didier Mazzuca, président du Comité d'information et de défense des sociétaires du Corem (CIDS), "on a promis aux personnes qui ont souscrit ce produit que l'argent qu'ils déposeraient tous les mois leur permettrait de se constituer un complément de retraite garanti jusqu'à la fin de leurs jours". "En fait, l'argent qu'ils mettent sur le Corem sert à financer un puits sans fond et le piège est en train de se refermer sur les souscripteurs", explique-t-il au micro d'Europe 1. Le trou à combler est évalué aujourd'hui à 2,9 milliards d'euros.

Les fonctionnaires, ayant fait confiance au Corem, s'interrogent désormais. Certains envisagent de stopper leurs versements quitte à prendre le risque de ne jamais retrouver l'épargne qu'ils ont patiemment constituée.

 

30 07 15 Le coût des avantages liés à la retraite a augmenté de 21 % entre 2013 et 2014

Les Echos

La facture s’est fortement alourdie en 2014, en raison, essentiellement, de la baisse des taux d’intérêt. Les entreprises du CAC 40 consacrent en moyenne 12 % de leur résultat au financement des avantages de retraite à long terme de leurs salariés.

Contrairement à une idée reçue, la baisse des taux ne fait pas plaisir à tout le monde. Ainsi, la réduction d’environ 1,5 % des taux d’intérêt dans la zone euro a entraîné une augmentation mécanique du coût des engagements sociaux supportés par les entreprises pour leurs salariés (1). Selon la dernière étude réalisée par le cabinet de conseil en protection sociale et actuariat Galea & Associés (2), le montant cumulé des dettes de retraites aurait ainsi augmenté pour les entreprises du CAC 40 de quelque 21 % sur un an, à 270 milliards d’euros fin 2014 (contre 224 milliards d’euros au 31 décembre 2013).

Si la dette moyenne représente 6,7 milliards d’euros au 31 décembre 2014 (contre 5,6 milliards un an plus tôt), les enjeux sont très variables d’un groupe à l’autre. Ainsi, EDF affiche près de 43 milliards d’engagements, suivi par Alcatel et Axa (respectivement 32 et 21 milliards d’euros), mais une dizaine de groupes ne dépassent pas le milliard. Ces engagements étaient externalisés auprès d’assureurs à hauteur de 159 milliards d’euros à fin décembre 2014 (contre 135 milliards à fin 2013), ce qui représente un taux moyen de financement des régimes stable, à 59 % (rapport entre la dette cumulée et la valeur de l’actif de couverture). Ce taux, lui aussi, varie fortement d’une entreprise à l’autre : il dépasse 90 % pour des groupes comme Alcatel-Lucent ou Pernod Ricard, mais s’élève à moins de 15 % chez Carrefour ou Orange.

Une charge cumulée de 7,7 milliards d’euros pour l’ensemble du CAC 40

Le solde, qui s’affiche au bilan des groupes sous la forme d’une provision au titre des engagements de retraite, représente donc un total de 113 milliards d’euros (contre 91 milliards en 2013), soit une moyenne de 2,8 milliards par groupe du CAC 40. Cela représente, en moyenne, 12 % des capitaux propres. Et, là aussi, EDF détient le record, avec une provision de 24 milliards d’euros (le taux de refinancement de ses engagements est limité à 43 %) : cela représente plus de 40 % de ses capitaux propres (comme chez Airbus, Alcatel Lucent, Michelin ou Solvay).

Chaque année, c’est finalement quelque 12 % de leur résultat que les entreprises consacrent au financement du coût des avantages de retraite à long terme de leurs salariés, dans le cadre défini par la norme comptable internationale « IAS 19 » (qui s’impose aux entreprises européennes cotées). La charge cumulée par l’ensemble des groupes du CAC 40 a atteint 7,7 milliards d’euros en 2014, soit 200 millions en moyenne. Si 14 groupes ont supporté une charge inférieure à 5 % de leur résultat net (c’est même un produit à reconnaître, en 2014, pour les groupes Air Liquide, Carrefour et Technip grâce à des gains réalisés lors de réductions ou de modifications de régimes), 13 groupes ont supporté une charge supérieure à 20 % de leur résultat net en 2014. « Cela conduit certains groupes à réfléchir au financement et à la couverture des engagements sociaux, voire à accélérer les réflexions sur les transformations de régimes », indique le cabinet de conseil. Surtout dans un contexte politique où certains types de retraites sont pour le moins mal vus . « Les régimes à prestations définies sont clairement dans la ligne de mire du gouvernement : loi Macron, Loi de Financement de la Sécurité Sociale 2015 ; le plafonnement des droits et la taxation des rentes des régimes L137-11 CSS se durcissent », juge Maud Vannier-Moreau, associée en charge du pôle retraite qui a conduit l’étude chez Galea & Associés.

(1) – Compte tenu de la remontée des taux constatée cette année, l’effet pourrait être positif en 2015.

(2) – Etude annuelle sur le coût des avantages au personnel des groupes du CAC 40, réalisée à partir de l’analyse des documents de référence des groupes du CAC 40 au 31 décembre 2014 (hors Pernod Ricard et Alstom). Les montants présentés couvrent le périmètre de tous les salariés des groupes concernés, en France et à l’étranger et les régimes encadrés par la norme comptable internationale IAS19 (révisée en 2013) : régimes postérieurs à l’emploi, autres avantages à long terme et indemnités de cessation d’emploi dont, en France, les régimes de retraite supplémentaires à prestations définies, dites « retraites chapeau », médailles du travail, indemnités de fin de carrière ou participation aux frais de santé des retraités

En savoir plus sur http://business.lesechos.fr/directions-financieres/comptabilite-et-gestion/budgets/021229911815-le-cout-des-avantages-lies-a-la-retraite-a-augmente-de-21-entre-2013-et-2014-201646.php?DBUvA4V9LcGEl7DL.99

 

Revue de presse semaine 30

REVUE DE PRESSE DE LA SEMAINE : 30

SOMMAIRE

21 07 15 Don Quichotte en retraite

24 07 15 L'écart entre le dernier salaire et le montant de la retraite se creuse

21 07 15 Don Quichotte en retraite

Jack Dion - Marianne

Merci Gerhard Schröder ! Depuis qu'une réforme a rendu dépendants des fonds de pension les retraités allemands, ces derniers ont le nez collé sur le cours de la Bourse. Voilà comment on a fait d'une partie non négligeable de la population allemande des intransigeants avec les Grecs...

Et nos retraités ? A la fin des fins, ils ne veulent plus payer pour des Grecs qui se croient au Club Med ad vitam sous prétexte qu'ils ont la mer et le soleil pour pas cher. Telle est la ritournelle en vogue de l'autre côté du Rhin où le délire grécophobe est le tube de l'été.

Certes, les retraités allemands ont de quoi être inquiets, non à cause d'Athènes mais en raison d'un système qui les a rendus dépendants des fonds de pension qui adorent spéculer avec leur argent. Ces derniers expérimentent à leurs frais le virage pris à l'époque Schröder, qui enterra le système public hérité de Bismarck et qui assurait des pensions atteignant 70 % du salaire passé. Au nom de la modernité à l'anglo-saxonne, les fonds de pension ont pris le relais. Résultat : les retraités allemands ont l'œil rivé sur le bulletin météo et le nez collé sur le cours de la Bourse, de peur que les groupes où leur épargne est placée ne finissent comme le Titanic. Ainsi, grâce à la révolution néoconservatrice d'un social-démocrate travaillant aujourd'hui pour les Russes (tout arrive), les épargnants de Bavière et d'ailleurs sont entre les mains de banques et de groupes d'assurances qui font payer à la Grèce la note de leurs aventures sur la planète finance.

Yanis Varoufakis, ex-ministre grec des Finances, l'a fort bien expliqué au Guardian : « Plutôt que d'avouer que les contribuables devraient payer encore pour les banques avec de nouveaux prêts, les officiels de l'UE ont présenté l'insolvabilité de l'Etat grec comme un problème de manque de liquidités et ont prétendu que le "sauvetage" était une mesure de solidarité avec les Grecs. » Dans l'art de diviser les peuples et d'organiser la concurrence entre pays, il est difficile de faire mieux. En l'occurrence, l'Europe a été créée pour ça, notamment avec la mise en place de l'euro.

La leçon ne vaut pas que pour l'Allemagne. En France, sous prétexte de compenser la baisse des pensions, les néolibéraux fous poussent à l'instauration de fonds de pension au nom de l'usure d'un modèle social ébranlé par la crise et le chômage. Qu'il faille le réformer, c'est évident. Mais mieux vaudrait éviter de copier le système allemand, cette machine à fabriquer des vieux pauvres qu'on dresse ensuite contre des ennemis imaginaires

24 07 15 L'écart entre le dernier salaire et le montant de la retraite se creuse

.| Le Point.fr

. Le rapport pension/derniers salaires nets a baissé sous l'effet de différentes réformes, notamment celle de 1993 qui a modifié les années retenues (25 au lieu de 10 auparavant) pour le calcul du salaire annuel moyen dans le privé. Le montant de la pension de retraite par rapport au salaire de fin de carrière diminue au fil des générations et est en général plus élevé pour les hommes que pour les femmes, selon une étude publiée vendredi. Selon cette étude du service des statistiques DREES, la moitié des retraités de la génération 1946 ayant travaillé à temps plein et en retraite fin 2012 perçoivent une retraite équivalant à moins de 73,3 % de leur salaire net de fin de carrière (74 % pour les hommes, 72,5 % pour les femmes).

Ce taux de remplacement médian (50 % des retraités reçoivent plus, 50 % reçoivent moins) est un peu plus élevé (75 %) lorsque la carrière est complète.Derrière.  ce taux médian, on note de fortes disparités en fonction du niveau de salaires et du déroulement de carrière. Ainsi, pour 10 % des retraités, la pension représente moins de 53,4 % du salaire net de fin de carrière. Pour 10 % d'entre eux, elle est supérieure à 92,5 %. Parmi les retraités ayant effectué une carrière complète, 15 % des hommes et 17 % des femmes bénéficient d'un taux de remplacement compris entre 75 % et 80 %.

Le rapport pension/derniers salaires nets diminue au fil des générations dans le public et dans le privé, pour les hommes et les femmes. Ainsi, pour une carrière complète, le taux de remplacement médian est passé de 80 % à 75 % entre les générations 1936 et 1946. Cette baisse est l'effet de différentes réformes, notamment celle de 1993 qui a modifié les années retenues (25 au lieu de 10 auparavant) pour le calcul du salaire annuel moyen dans le privé. Par ailleurs, le rendement du point des régimes complémentaires a baissé. Ainsi, le taux de remplacement médian par le régime complémentaire de retraite passe de 39 % pour la génération 1936 à 29 % pour la génération de 1946.

 

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