ANOCR 73

Groupement Savoie Isère

Informations et revue de presse.

Toute l'information que l'Anocr 73 juge utile à ses adhérents.

Revue de presse internationale et de défense Semaine 8-2018

L'Anocr groupement Savoie/Isère vous propose cette semaine 8-2018:

Vous pouvez les lire en ligne ou les télécharger si vous le souhaitez en cliquant sur les liens.

Au sommaire :

Renseignor 1012, La politique Russe en Mer Noire, Note de proposition sur le SNU, Ouverture de la Munich Security Conference, PyeongChang 2018, Bulletin 7-2018 de l'UOROI.

Intervention du CEMA à l’IHEDN le 12 février (p.5 de la RDP) :

Le CEMA a tout d’abord abordé la transformation progressive des armées depuis 15 ans et a rappelé qu'aujourd'hui - comme l'affirme la revue stratégique - dans un monde où nous assistons au retour de la guerre comme horizon possible, il fallait se poser la question du juste positionnement de l'armée dans la Nation et celle des conditions de sa pleine efficacité.

Il a ensuite prononcé quelques mots sur le projet de loi de programmation militaire (LPM) et sur l'esprit qui a présidé aux arbitrages. Puis, le CEMA a mis en exergue les cinq fonctions stratégiques consolidées par la revue stratégique : Dissuasion - Protection - Intervention - Connaissance et Anticipation et Prévention. Mentionnant l'ambition 2030, il a ajouté qu’elle, passait par le renforcement de nos partenariats stratégiques, parle développement d'une plus grande autonomie stratégique européenne et par les études amont et l'innovation.

Demandant aux auditeurs d’apporter leur contribution à l’esprit de défense de notre pays, il a enfin souligné que le rayonnement est une mission essentielle de l’IHEDN. En conclusion, le CEMA a invité les auditeurs à être les ambassadeurs dans leur environnement professionnel et personnel,

pour faire connaitre tant la nécessité de la défense, que la qualité et les attentes de celles et ceux, sous les armes, qui ont choisi de s'y consacrer. 

Renseignor 1012pdf190.15 Ko

Politique Russe en Mer Noirepdf103.68 Ko

Note proposition sur le SNUpdf110.61 Ko

Munich Security Conferencepdf103.96 Ko

PyeongChang 2018pdf1.25 Mo

Bulletin 7-2018 de l'UOROIpdf3.66 Mo

Revue de presse internationale et de défense Semaine 7-2018

L'Anocr groupement Savoie/Isère vous propose cette semaine 7-2018:

Vous pouvez les lire en ligne ou les télécharger si vous le souhaitez en cliquant sur les liens.

Au sommaire :

Actus défense de Février, Bulletin 6 de l'UOROI, CF2R sur le Bahrein, CF2R vers un retour en politique de saif al-islam qhaddafi, Tribune sur la Russie dans Caucase.

A la lumière de la déclaration du Président de la République hier 13 Février 18, remettant en avant la création du service national universel (SNU), le dossier du G2S est éclairant et demande à être lu.

Ce dossier sur le service national universel est de ceux que le G2S aimerait conclure en livrant à son lecteur un point de vue définitif et argumenté sur le sujet. Cela ne sera pas le cas cette fois ci. En effet, si l’objectif général à atteindre est à peu près clair, articulé autour du renforcement du sentiment d’appartenance à une même nation, les modalités pour y parvenir sont encore au stade de réflexion. Ainsi, à côté de quelques rares certitudes, de nombreuses questions demeurent ouvertes...

Les différentes appréciations portées dans les articles suivants se rejoignent sur une principale affirmation : le SNU ne peut et ne doit en aucun casêtre porté par les armées seules. D’une part parce que sa vocation n’est pas militaire ; elle est sociétale et concerne l’ensemble des services étatiques. Mais surtout parce que le projet n’est clairement pas à la mesure des armées sur la base des ressources et des moyens actuels ou de ceux qui seront accessibles à l’échéance de la mise en place du SNU. Passer outre submergerait les armées et altérerait durablement leur aptitude à remplir la mission opérationnelle qui leur est dévolue.

 

Revue de presse internationale et de défense Février-2018

L'Anocr groupement Savoie/Isère vous propose cette semaine 6-2018:

 

Vous pouvez les lire en ligne ou les télécharger si vous le souhaitez en cliquant sur les liens.

 Au sommaire, renseignor, le renseignement ouvert par la radio, rapport de recherche sur la pénétration Wahhabite, les européens et la crise libyenne, une étude de l'Irsem sur la défense Japonaise et le Bulletin de l'UOROI

Revue de presse internationale et de défense 3-2018

 

L'Anocr groupement Savoie/Isère vous propose différents documents cette semaine. 

Vous pouvez les lire en ligne ou les télécharger si vous le souhaitez en cliquant sur les liens.

 

Les sites à visiter :

le CF2R voir le site

TTu voir le site

Revue de Presse semaine 24

REVUE DE PRESSE DE LA SEMAINE : 24

 

 

 

SOMMAIRE

13 06 16 Ce qu’il reste à faire pour redresser les retraites

13 06 16 Les Suisses ne veulent pas entendre parler d'une retraite à 67 ans

14 06 16 Retraites : les pensions mises à contribution sans le dire

17 06 16 Retraite : les ressources liées aux cotisations très éparses selon les régimes

 

 

 

13 06 16 Ce qu’il reste à faire pour redresser les retraites

SOLVEIG GODELUCK  Les Echos

Dans son projet de rapport annuel, le Conseil d’orientation des retraites met en évidence l’importance de la croissance des revenus d’activité pour équilibrer le régime des retraites.

L'horizon s'éclaircit. Dans son rapport annuel provisoire sur l'évolution et les perspectives des retraites en France, le Conseil d'orientation des retraites (COR) estime que le système de retraite demeurera en déficit à l'horizon 2020, mais que son besoin de financement se réduira à 0,2 % du PIB - autrement dit, autour de 4 milliards d'euros. En 2015, il s'élevait encore à 0,3 % du PIB, et dans le creux de la vague, en 2008, à plus de 0,7 points de PIB.

Au-delà de 2020, le COR émet plusieurs hypothèses, en fonction de la vitesse à laquelle croissent les revenus d'activité. C'est l'un des déterminants les plus puissants de l'équilibre financier après, bien sûr, la démographie. « Le système de retraite pourrait, en cas de croissance suffisante des revenus d'activité, revenir à l'équilibre financier et dégager des excédents à plus long terme », écrit le Conseil.

En effet, le retour dans le vert serait garanti dès le milieu des années 2020 avec une hausse de 1,8 % des revenus d'activité. Dans le scénario médian, à +1,5 %, la courbe ondoierait, puis les déficits prendraient fin durablement vers 2036-2037.

Souvent critiqué pour ses prévisions trop optimistes en termes de chômage, le COR répète que le taux de chômage a un effet limité sur ses prévisions. Certes, il diminue les rentrées de cotisations salariales à court terme, mais il existe des mécanismes de prise en charge qui constituent autant de transfert vers le système de retraites, et à long terme les pensions versées coûteront moins cher.

« La situation financière du système de retraite serait ainsi nettement meilleure avec un taux de chômage de 10 % mais des revenus d'activité croissant de 2 % par an (en excédent de 1,7 % du PIB en 2060) qu'avec un taux de chômage de 4,5 % mais une croissance des revenus d'activité de 1,5 % par an (excédent de 0,5 % du PIB en 2060) », illustre-t-il.

Donner des outils au législateur

Par ailleurs, le COR examine l'équilibre du système sur une période de 25 ans, de 2016 à 2040. Si la croissance des revenus d'activité est de 1,5 %, il persiste un léger besoin de financement de 0,1 % du PIB. Au-delà, le système serait en excédent.

Le COR se livre également à des expériences de laboratoire, afin de donner des outils au législateur quand il s'attaquera de nouveau au sujet des retraites. Si la croissance des revenus était limitée à 1 %, pour assurer l'équilibre sur 25 ans, plusieurs leviers sont actionnables. Il faudrait augmenter de 1,2 point de pourcentage de taux de cotisation dès 2017, ou bien abaisser de 3,8 % toutes les pensions de retraite. Bien entendu, tout cela est théorique, car les réformateurs agissent généralement sur plusieurs manettes simultanément.

@Solwii

En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/economie-france/social/0211023193889-retraites-un-besoin-de-financement-ramene-a-4-milliards-en-2020-2006016.php?XPqYpeD0W2y818Gz.99

 

 

 

13 06 16 Les Suisses ne veulent pas entendre parler d'une retraite à 67 ans

Romandie

Travailler après l'âge de 65 ans n'est pas une option pour une majorité des Suisses. Selon un sondage, plus de la moitié de la population (57%) se prononce contre le relèvement progressif de l'âge de la retraite.

L'augmentation de l'âge de la retraite à 67 ans n'a aucune chance d'être acceptée par les Suisses, révèle un sondage publié dans Le Matin Dimanche et la SonntagsZeitung. Seules quelque 27% des 13'000 personnes interrogées se disent pour et 16% sont indécises.

Aucune catégorie d'âge ne soutient majoritairement la réforme. Les 50-64 ans sont ceux qui sont le moins enclins à vouloir prolonger les années au bureau ou en entreprise. Ceux qui sont déjà à la retraite ne voient par contre pas d'inconvénient à ce que les plus jeunes triment plus longtemps.

Même constat du côté des partis, sauf pour le PLR et les Vert'libéraux. Au PLR, la moitié des partisans disent oui à un relèvement. Ce sont les électeurs de l'UDC qui le rejette le plus fortement à 68% devant ceux du PS, qui disent non à 60%.

Débat actuel

Le projet de prévoyance vieillesse 2020 d'Alain Berset, qui inclut un relèvement de l'âge de la retraite des femmes à 65 ans, est actuellement débattu au Parlement. Le peuple se prononcera le 25 septembre sur l'initiative de la gauche et des syndicats "AVSplus", qui veut revaloriser le poids de l'AVS dans le système des retraites.

Les Suisses ne sont pas dupes, estime l'Alliance "AVSplus" dans un communiqué dimanche. Repousser l'âge de la retraite fragiliserait les salariés et ouvriers, qui ont déjà du mal à garder leur emploi jusqu'à l'âge de 65 an

 

 

 

14 06 16 Retraites : les pensions mises à contribution sans le dire

SOLVEIG GODELUCK Les Echos

Quand on veut réformer les retraites, on se pose habituellement trois questions. Faut-il repousser l'âge de départ à la retraite ? Geler les pensions ? Augmenter les cotisations ? François Fillon en 2010, et Jean-Marc Ayrault en 2014 ou les partenaires sociaux gestionnaires de l'Agirc-Arrco en 2015, ont chacun fait leur choix entre ces diverses recettes pour redresser les comptes.

Ces mesures ont des effets parfois puissants. Le report à 62 ans de l'âge légal de départ ainsi que l'augmentation progressive de la durée de cotisation requise vont élever l'âge moyen de départ à la retraite. Sur 2011-2020, ce levier de l'âge ­contribuera à hauteur de 50% à 60% à la couverture des besoins de financement liés au vieillissement de la population, indique le COR.

Effets cumulatifs

Mais une autre loi retraite, celle de 1993, continue d'avoir un effet massif. Il y a vingt-trois ans, il a été décidé que le montant des salaires pris en compte pour calculer la retraite ne serait plus revalorisé en proportion de la hausse des revenus d'activité, mais en fonction de l'indice des prix à la consommation. Même chose pour le montant des pensions. L'effet est d'autant plus important actuellement que l'inflation est très faible voire nulle depuis trois ans, alors que le salaire moyen par tête continue à augmenter sensiblement (+1,8 % sur douze mois). Les effets de la désindexation des retraites par rapport aux salaires sont cumulatifs : à long terme, la réforme de 1993 est très profitable pour les comptes des retraites.

Selon le COR, entre 2003 et 2060, la baisse de la pension moyenne relative des retraités couvrirait à elle seule plus d'un quart des besoins de financement liés au vieillissement, dans l'hypothèse où les revenus d'activité ne croîtraient que de 1 %. S'ils croissaient de 2 %, elle compterait pour les deux tiers de l'effort.

L'avantage du dispositif, c'est qu'il n'y a pas de débat : l'ajustement se fait tout seul. De plus, les retraités ne sont pas à plaindre, avec un niveau de vie égal à 105 % en moyenne de celui des actifs : les pensions continuent en effet à grimper car les carrières des générations récentes sont plus complètes, avec un meilleur niveau de qualification. Toutefois, le mouvement va s'inverser à partir de cette année. Et le taux de remplacement va fortement baisser à moyen terme.

S. G., Les Echos

 

 

 

17 06 16 Retraite : les ressources liées aux cotisations très éparses selon les régimes

Par Jean-Christophe Chanut  - La tribune

Les ressources affectées aux systèmes de retraites se sont élevées à 296,4 milliards d'euros en 2014, dont un un peu plus des trois quarts proviennent de cotisations sociales (234 milliards d'euros)

La part des cotisations sociales dans les ressources des régimes de retraite a diminué de quatre points en dix ans. Pour la seule Cnav, les cotisations ne représentent "que" moins des deux tiers des ressources. Pour d'autres régimes, comme celui de la SNCF ou des exploitants agricoles, les cotisations sont mêmes minoritaires.

Sur le front du financement des retraites, ça va mieux, ou, plutôt, ça va moins mal. Selon le rapport annuel 2016 du Conseil d'orientation des retraites (COR), le besoin de financement de l'ensemble des régimes (c'est-à-dire le déficit) serait égal à 0,2% du PIB en 2020, soit environ 4,5 milliard d'euros. Dans son précédent rapport de 2015, le COR estimait encore que ce déficit serait plutôt de 0,4% du PIB. Cette baisse des besoins de financement s'explique surtout par l'augmentation de l'âge moyen du départ à la retraite avec une pension à taux plein, à la suite des réformes intervenues. Toujours selon le COR, un retour à l'équilibre des régimes est même envisageable avant 2030, à la condition que le taux de croissance des revenus d'activité progresse d'au moins 1,5% par an et que le taux de chômage descende durablement et nettement en dessous de 10%. Selon, les dernières perspectives de l'Insee, ce taux de chômage devrait se situer à 9,9% à la fin 2016.

La part des cotisations dans les ressources a chuté de 4 points en dix ans

De fait, une baisse du taux de chômage liée à des reprises d'activité permettra d'augmenter la masse salariale et donc les cotisations retraites. Mais ce même rapport du COR souligne que la part des cotisations dans le financement des retraites va décroissant. En 2014, les dépenses du système de retraite se sont élevées à 304,7 milliards d'euros et les recettes à 296,4 milliards d'euros. Or, un peu plus des trois quarts du financement du système de retraite proviennent de cotisations sociales (234 milliards d'euros) - dont 38 milliards d'euros de cotisations de l'État en tant qu'employeur au régime de la fonction publique d'État.

Le reste des ressources est constitué pour moitié d'impôts et taxes affectées (Itaf) à hauteur de 36 milliards d'euros, soit 12 % des ressources. Ainsi, une contribution tarifaire d'acheminement, à la charge des consommateurs d'électricité finance une partie de la Caisse nationale électrique et gazière (retraites des électriciens). Des droits de consommations sur les vins contribuent aussi, curieusement, à financer les retraites

Les autres ressources sont composées de prises en charge par l'État (2 %, pour l'essentiel des subventions d'équilibre pour certains régimes spéciaux), de transferts d'organismes tiers, comme l'assurance chômage ou la branche famille de la Sécurité sociale (6 %) et, enfin, de recours à la dette ou aux réserves pour couvrir les besoins de financement (3 %).

Le COR souligne qu'entre 2004 et 2014, la part des cotisations dans les ressources du système a diminué de quatre points alors que celle des Itaf a progressé d'autant environ.

Mais si l'on rentre dans le détail, on remarque que les structures de financement par régime sont assez disparates...

Les cotisations Cnav représentent moins des deux-tiers des ressources

Fait peu connu, la part des Itaf dans l'ensemble des ressources s'est accrue à la Cnav (Caisse nationale d'assurance vieillesse) dans les années récentes, alors qu'elle a diminué au RSI (le régime social des indépendants) en contrepartie d'une part plus importante de transferts après à son intégration financière à la Cnav. Résultat, maintenant, pour ces deux régimes Cnav et RSI ce sont moins des deux tiers des ressources qui proviennent de... cotisations. Pour la Cnav, outre les Itaf, le financement provient essentiellement de transferts de la Cnaf (Caisse nationale des allocations familiales) au titre des majorations de pension pour trois enfants et plus.

Pour d'autres régimes, la part des cotisations est même minoritaire au sein des ressources, c'est notamment le cas du régime des exploitants agricoles dont 42% des ressources proviennent de la « compensation généralisée » auxquelles s'ajoutent 33% de « taxes comportementale ».

Le régime SNCF financé à hauteur de 62% par une subvention de l'Etat

Pour d'autres régimes, confrontés généralement à une situation démographique très défavorable, le financement est majoritairement assuré par une subvention d'équilibre versée par l'Etat. C'est notamment le cas de nombreux régimes spéciaux - ce qui fait couler beaucoup d'encre - comme la RATP (57% des ressources), la SNCF (62%) et... 78% pour le régime des mines.

Quant à la fameuse caisse nationale des industries électriques et gazières (Cnieg), son financement est assuré à 20% par des Itaf, 36% par des transferts et... 44% par des cotisations.

A l'inverse, certains régimes de base financent leurs prestations presque intégralement par des cotisations. C'est notamment le cas de la caisse des professions libérales (CNAVPL) et des régimes de la fonction publique, en particulier celui de la fonction publique de l'Etat qui est financé à 99% par des cotisations sociales.... Versées aux trois quarts, certes, par l'Etat en tant qu'employeur.

Pour les régimes complémentaires, l'essentiel des ressources provient des cotisations sociales. C'est notamment le cas à hauteur de près de 80% des ressources pour les régimes Arrco et Agirc, le reste provenant essentiellement de l'Unedic et de la Cnieg (au titre de l'adossement).

En conclusion, ces différences de structures de ressources entre régimes de retraite, prévient le COR, limitent la pertinence d'une comparaison des seuls taux de cotisation légaux ou conventionnels, beaucoup d'autres paramètres doivent entrer en ligne de compte. Une comparaison pourtant souvent effectuée pour dénoncer les inégalités entre régime.

Revue de Presse semaine 23

REVUE DE PRESSE DE LA SEMAINE : 23

 

 

 

SOMMAIRE

06 06 16 Chute du pétrole : l'Algérie réforme ses retraites

06 06 16 Le Canada abaisse l'âge de la retraite de 67 à 65 ans

07 06 16 Le CTIP salue la réforme de la retraite supplémentaire

10 06 16 Retraite à 65 ans : la fausse bonne idée qui finira par s'imposer

 

 

 

06 06 16 Chute du pétrole : l'Algérie réforme ses retraites

Par Lefigaro.fr

L'Algérie, frappée par une très forte baisse de ses revenus pétroliers, va réformer son système de retraites qui fragilise les finances publiques, selon un communiqué officiel publié lundi. La réforme va se traduire par la suppression du départ à la retraite sans condition d'âge. L'âge de départ est maintenu à 60 ans.

L'Algérie, pays de 40 millions d'habitants, comptait plus de 2,7 millions de retraités au 31 décembre 2015, selon les chiffres officiels. La décision de réformer le système a été prise après une réunion lundi de la "Tripartite" formée du gouvernement, du patronat et de la Centrale syndicale.

"Les participants à la Tripartite et afin de préserver et consolider le dispositif national de retraite, considèrent que les conditions actuelles ne permettent plus le maintien du départ à la retraite sans condition d'âge", explique le communiqué conjoint du gouvernement et des partenaires sociaux.

Le texte juge le maintien de "ce dispositif (...) dommageable aussi bien aux équilibres financiers de la Caisse nationale de retraite qu'à l'outil de production qui enregistre chaque année d'importantes déperditions au niveau de ses ressources humaines, notamment les plus qualifiées", poursuit le texte.

Dans le système en vigueur, toute personne ayant cumulé 32 ans d'activité peut partir à la retraite sans attendre l'âge de départ légal de 60 ans. Il permet aussi à tout cotisant de cesser son activité sans avoir cotisé pendant 32 ans et sans attendre l'âge de 60 ans.

En 1994, l'Algérie avait aussi mis en place une procédure de retraite anticipée pour atténuer les effets d'un Plan d'ajustement structurel de son économie (PAS) qui s'était traduit par la suppression de dizaines de milliers d'emplois. La procédure permettait aux hommes de plus de 50 ans et aux femmes de plus de 45 ans de prétendre à la retraite.

 

 

 

06 06 16 Le Canada abaisse l'âge de la retraite de 67 à 65 ans

Figaro Par Ludovic Hirtzmann

Justin Trudeau, le jeune premier ministre canadien, ici le 1er juin à Ottawa, avait promis d'abaisser l'âge de la retraite.

«Nous ramenons l'âge de la retraite à 65 ans parce que c'était une erreur de la mettre à 67 ans», a déclaré récemment le premier ministre du Canada Justin Trudeau, ajoutant que «prendre soin des personnes les plus vulnérables de notre société est très important». Le chef du gouvernement libéral, au pouvoir depuis sept mois à Ottawa, a précisé que la décision de son prédécesseur conservateur Stephen Harper était une réponse «simpliste» à un problème «complexe».

Il n'existe pas d'âge obligatoire pour prendre sa retraite au Canada, mais plutôt un âge pour avoir le droit de la percevoir. C'est cet âge-là que les conservateurs avaient voulu repousser à 67 ans d'ici 2023. Dans les faits, les Canadiens décident souvent de prendre leur retraite bien plus tôt. «Depuis 2004, l'âge moyen de la retraite est demeuré relativement stable, soit d'environ 62 ans (60 ans au Québec)», précise l'institut national Statistique Canada. Le système canadien de retraites est flexible. Les Canadiens peuvent toucher leur retraite et continuer à travailler.

Dans le mur

Les conservateurs ont dénoncé l'annonce de Justin Trudeau. «On va foncer dans le mur (...) La population vieillit, il y aura bientôt moins de travailleurs que de gens à la retraite», a dit le député conservateur Gérard Deltell à l'agence de presse QMI. Si la plupart des experts reconnaissent que la population du Canada vieillit malgré l'immigration, les avis sont moins catégoriques sur le coût de l'abaissement de l'âge de la retraite, financé par un déficit budgétaire et évalué selon plusieurs sources à 15 milliards de dollars sur les cinq premières années. Denis Latulippe, professeur de l'université Laval à Québec et spécialiste des questions de retraite, confie que le coût de cette seule disposition «n'aura pas un gros impact» sur les finances. D'autant qu'au Canada, «les régimes publics de retraite ne sont pas très généreux».

Appauvrissement

La situation des retraités n'a cessé de se détériorer. Les employeurs, surtout ceux du secteur privé, proposent de moins en moins de régimes complémentaires à leurs salariés. Selon une étude du Broadbent Institute, en 2011, moins de 38% des Canadiens étaient couverts par un régime complémentaire d'entreprise contre 46% en 1977 et encore moins par un régime d'épargne personnelle. Alors que 3,9 % des retraités canadiens vivaient dans la pauvreté en 1995, ce nombre a explosé à 11,1 % en 2013. Le libéral progressiste Justin Trudeau, en baissant l'âge de la retraite, prétend rompre avec les conservateurs et s'adresser aux plus démunis. Sans l'attendre, la province de l'Ontario a créé l'an dernier un nouveau palier de retraite complémentaire public obligatoire pour ses citoyens. La ministre associée des Finances de l'Ontario et chargée des retraites, Mitzie Hunter, avait alors justifié ce choix «pour que nous puissions tous vivre notre retraite dans la dignité»

 

 

 

07 06 16 Le CTIP salue la réforme de la retraite supplémentaire

L'AGEFI Quotidien

Le représentant des institutions de prévoyance y voit «une première étape» qui remet à égalité assureurs français et fonds de pension anglo-saxons.

L’article 33 de la loi Sapin 2 en cours d’examen à l’Assemblée nationale fait le bonheur du monde de la retraite professionnelle supplémentaire. Comme l’avait promis l’exécutif, un nouveau véhicule va en effet permettre au monde de l’assurance, et notamment aux institutions de prévoyance (IP), de s’affranchir des contraintes de Solvabilité 2. En accord avec la directive européenne sur les institutions de retraite professionnelle (IORP), ils bénéficieront d’un «régime prudentiel ad hoc».

«Nous avons toujours souhaité un traitement équitable de la retraite supplémentaire dans Solvabilité 2, qui n’a malheureusement pas retenu une harmonisation avec les fonds de pension européens», a déclaré lors du bilan 2015 du CTIP Bertrand Boivin-Champeaux, son directeur prévoyance et retraite supplémentaire. L’organisme représentant les IP auprès des autorités a indiqué que leurs cotisations de retraite supplémentaire ont baissé de 3,9% l’an dernier, à 930 millions d’euros.

En abandonnant l’idée de réformer les règles de solvabilité de la directive IORP, Bruxelles a créé un système à deux vitesses sur le segment de la retraite supplémentaire d’entreprises, représentée en France par les contrats «article 83» et «article 39». La loi Sapin 2 est «une première étape» qui «va nous permettre de continuer à gérer cette activité avec un capital approprié», avance Bertrand Boivin-Champeaux, en référence à la fin des mesures transitoires de Solvabilité 2, prévue en 2019.

Le texte permettra le transfert des portefeuilles existants vers les nouveaux organismes, voire aux acteurs «ne couvrant que des engagements de retraite professionnelle supplémentaire de modifier leur objet». Ce nouveau statut devrait se rapprocher de Solvabilité 1, qui régit toujours les exigences des fonds de pension anglo-saxons. Une telle évolution permettrait de davantage rediriger les 130 milliards d’euros de la retraite supplémentaire vers des supports plus risqués comme les actions.

A la fin 2015, les 36 IP adhérentes au CTIP concentraient 12,9% de leurs placements en actions, contre 14,3% en 2013. Ces IP affichaient par ailleurs un ratio en normes Solvabilité 1 moyen de 6,2 fois les exigences de capital réglementaire, contre 6 fois fin 2014. «Nous attendons encore les données définitives de l’exercice préparatoire mais le ratio devrait tourner autour de 2,5 fois sous la norme Solvabilité 2», indique Bertrand Boivin-Champeaux.

 

 

 

10 06 16 Retraite à 65 ans : la fausse bonne idée qui finira par s'imposer...

La tribune - Par François Charpentier

Peut-on vraiment croire que les salariés travailleront jusqu'à 65 ans, comme le préconisent les leaders de droite ? En fait, il s'agit, comme dans les autres pays, de diminuer les pensions à venir. Faute d'alternative... Par François Charpentier

Le débat sur le meilleur âge pour partir en retraite est une nouvelle fois relancé. À l'étranger et en France. À l'étranger, on voit donc le Canada vouloir "revenir" d'une règle des 67 ans, qui n'était applicable qu'en 2024, à 65 ans. En réalité, il s'agit donc pour le gouvernement de Justin Trudeau de s'en tenir à ce qui existe. Le Canada peut se le permettre dans la mesure où le régime public de retraite étant peu généreux faute de cotisations en rapport avec une retraite décente, allonger la durée d'activité n'aurait pas modifié grand-chose. À cette réserve près, tout de même, qu'après la crise financière de 2007, les salariés canadiens semblent moins demandeurs que par le passé de compléments en capitalisation, donc de fonds de pension payés par l'employeur, qui ont fait la preuve de leur vulnérabilité. Cela ne devrait donc pas arranger leur porte-monnaie.

"Perspective à l'anglaise" en Allemagne

Autres cieux, autres mœurs, mais résultat finalement comparable. En Allemagne, où les 67 ans sont programmés pour 2029 - et continuent de très mal passer dans l'opinion -, le gouvernement envisagerait de porter l'âge de départ en retraite à 70 ans voire plus. Il faut ici rappeler que les experts du régime de base allemand ont souligné il y a deux ans que les hypothèses qui sous-tendaient la grande réforme Schröder de 2000 ne seront pas tenues. Le chancelier à l'époque prévoyait de ramener en 2030 le taux de remplacement de la retraite par rapport au dernier salaire aux alentours de 43%. Or, de nouvelles projections ont montré que ce taux tournerait plus vraisemblablement autour de 38%.

Les raisons de cette sous-estimation sont multiples. D'une part, il y a une fécondité des femmes qui reste au plus bas en dépit des meures prises pour redresser la situation. Ensuite, il existe une frange de plus en plus importante de la population engluée dans des mini-jobs avec des mini-salaires. Enfin, la crise économique ne permet pas d'espérer une amélioration du montant des pensions dans un pays où si 100 Allemands de 20 à 65 ans supportent environ 35 retraités, ils en supporteront 42,7 en 2030. Conséquence de cette situation, de plus en plus de retraités allemands s'alarment pour leur niveau de vie et pour une "perspective à l'anglaise" où, en 2040, la moitié d'entre eux serait sous le seul de pauvreté. On retrouve ici la situation canadienne.

De 65 ans à 60 ans en 1912, déjà...

La vraie question qui se pose en France et qu'a posée Alain Juppé dans son programme électoral est de savoir si l'on peut et si l'on doit relever l'âge de la retraite. Écartons tout de suite les comparaisons avec l'Allemagne qui n'ont pas lieu d'être. La situation démographique de la France diffère du tout au tout avec celle de l'Allemagne. Un baby-boom de longue durée, puis une fécondité qui tourne aujourd'hui autour de 2% garantissent, sinon un renouvellement des générations, du moins une progression continue de la population. Pour dire les choses autrement, alors que d'ici à 2050 l'Allemagne devrait perdre près de 10 millions d'habitants, non compris les flux migratoires, la France devrait en gagner plus de 2 millions. Quant au montant des pensions, on rappellera seulement un chiffre de la Drees : le taux de remplacement en France est actuellement un peu supérieur à 62% contre 57% au Royaume-Uni et 47% en Allemagne.

Au départ, la retraite à 65 ans

Si un relèvement de l'âge de la retraite peut apparaître comme une - la seule ? - solution en Allemagne, la barrière des 65 ans évoquée par Alain Juppé revêt forcément l'allure d'un chiffon rouge pour l'actuelle majorité. C'est une vieille histoire. Aussi vieille que celle de nos régimes de retraite et que le premier d'entre eux, celui des retraites ouvrières et paysannes de 1910. La création de ce régime, présenté par Vincent Nadaud dès 1879 et défendu par le Premier ministre du Travail René Viviani, après plus de 30 années de débats passionnés à l'Assemblée nationale, fut votée dans une assez grande indifférence de l'opinion. De fait, le texte de loi prévoyait que l'âge de départ à la retraite était fixé à 65 ans à une époque où l'espérance de vie tournait autour de 48 ans. La CGT avait donc beau jeu d'ironiser sur la grande conquête sociale que représentait cette "retraite des morts"... L'échec fut tel, que dès 1912, le gouvernement réformera le système en abaissant l'âge de départ à la retraite à 60 ans. François Mitterrand n'avait donc rien inventé...

En 1981, la droite avait montré la voie

Cette dernière remarque n'est pas anodine. C'est en 1972 que le Parti socialiste, le Parti communiste et les radicaux de gauche inscrivent le principe d'une retraite à 60 ans dans le programme commun. Un an plus tard se produit le premier choc pétrolier qui conduira Jacques Chirac Premier ministre de Valéry Giscard d'Estaing à accepter le principe de la retraite à 60 ans pour les travailleurs manuels. Dans le même temps, se développent massivement les préretraites pour soulager les maux de la sidérurgie du Nord et de la Lorraine d'abord, de la construction et de la réparation navale ensuite, de l'automobile enfin. Bref de toute l'économie qui se dope aux départs anticipés jusqu'à 53 ans et 7 mois dans la sidérurgie...

On l'a un peu oublié aussi, mais le 1er juin 1977, les députés votent, presque par surprise, l'abaissement de l'âge de départ à la retraite des femmes à 60 ans. Dans la foulée, le 13 juin 1977, patrons et syndicats signent un accord professionnel instituant des préretraites à 60 ans avec 70% du salaire antérieur brut.

Autrement dit, quand la gauche arrive au pouvoir en 1981, la France est dans une situation qui permet, grâce à des décisions prises par les gouvernements de Raymond Barre, à plus de la moitié de la population salariée de cesser son activité avant ou à 60 ans. S'il s'agit donc aujourd'hui de sacrifier à un mythe avec le retour de la retraite à 65 ans, c'est en fait à un retour sur elle-même que s'invite la droite.

Le montant des pensions de retraite va baisser

En tout état de cause, deux autres questions se posent auxquelles a répondu le porte-parole d'Alain Juppé, le député Benoist Apparu devant les journalistes de l'information sociale il y a trois semaines. D'abord comment fait-on pour maintenir dans leur emploi des salariés âgés dans un pays perclus de chômage et où se perpétuent les politiques d'âge dans les entreprises ? Personne évidemment n'ose dire la vérité, pas plus en Allemagne qu'en France.

De l'autre côté du Rhin, quand on exige pour avoir une retraite à taux plein 45 années de cotisation et plus de 65 ans, on sait pertinemment que, dans les faits, les salariés, notamment de l'industrie devanceront l'appel, donc qu'ils subiront des abattements sur leur pension, donc qu'à part quelques cadres supérieurs et quelques sénateurs, rares seront ceux qui pourront partir avec une retraite pleine.

La perspective n'est pas différente en France où de fait, plus on allonge la durée d'assurance dans un contexte de fort chômage, de révolution numérique et de renchérissement du coût de la prévoyance pour l'entreprise et ses salariés, plus la pression se fait forte pour un départ avant l'âge légal et pour une pension amputée. En Allemagne cela se traduit déjà par une relative paupérisation d'un nombre important de retraités. La situation n'est sans doute pas la même en France. Mais quand on observe la charge supportée par les retraités dans la dernière réforme Agirc Arrco (3,5 milliards d'euros d'économies sur les 3,6 milliards à réaliser avant le 1er janvier 2019), on imagine facilement que les choses puissent se dégrader très rapidement.

Étouffer les régimes spéciaux

La seconde question, forcément douloureuse pour Alain Juppé compte tenu de son expérience de 1995, porte sur les régimes du secteur public. Comment faire, en effet, pour que le fossé ne se creuse pas plus qu'il ne l'est aujourd'hui entre, d'une part des salariés du privé qui partiraient à 65 ans à une date encore indéterminée (le rythme de l'allongement de la durée de cotisation se fera-t-elle comme en 1993 au rythme d'un trimestre supplémentaire par an ? ou de deux ?), d'autre part des fonctionnaires en position active qui partent cinq ans plus tôt et des agents d'entreprises publiques encore plus favorisés ?

La réponse de Benoist Apparu consiste à dire qu'il faudra que les "entrants" dans ces régimes aujourd'hui "spéciaux" sachent que, comme on l'a fait pour France Télécom, ils entrent dans le régime de droit commun. En d'autres termes, le porte-parole d'Alain Juppé ne s'en cache pas, il s'agit "d'étouffer les régimes spéciaux". Bref de sortir une fois pour toutes des professions à statut qui en freinant l'évolution du système menacent sa pérennité. Il s'agit aussi de revenir sur l'erreur commise à la Libération quand, sous la pression du Parti communiste et en contradiction avec les principes posés par le Conseil national de la Résistance, le gouvernement provisoire du général de Gaulle a renoncé à la mise en place d'un véritable régime unique des pensions de retraite et a maintenu en l'état les régimes spéciaux, notamment le premier d'entre eux, celui des fonctionnaires civils et militaires.

Des coûts croissants, mais incertains

Trop haut, trop fort, trop dur ? Faute de croissance économique à la hauteur des besoins de financement d'une protection sociale qui représente plus de 720 milliards d'euros de dépenses annuelles, dont 46% pour les seules retraites et faute de proposition alternative crédible dans l'environnement financier instable d'aujourd'hui, il n'est pas un seul spécialiste aujourd'hui qui puisse ignorer que tous les programmes électoraux à venir devront eux aussi faire figurer le relèvement de l'âge de la retraite dans leurs priorités.

Et bien évidemment cela aura un prix, comme l'a indiqué, le 6 juin, Jean-Paul Lacam, délégué général du Centre technique des institutions de prévoyance (Ctip). Maintenir dans leur emploi des salariés de plus en plus âgés se traduit immanquablement pas des coûts croissants. Non seulement parce que les nouvelles règles remplaçant la loi Evin du 31 décembre 1989 interdiront aux assureurs (institutions de prévoyance, mutuelles et sociétés d'assurances) d'ajuster instantanément leurs tarifs quand un salarié quitte un contrat collectif pour un contrat individuel , mais aussi parce qu'on sait bien que, déjà aujourd'hui, une proportion non négligeable de travailleurs mijotent dans des régimes d'invalidité en attendant l'âge légal de départ en retraite. Et plus on allongera la durée d'assurance, plus le fardeau sera lourd.

En revanche, il n'est pas interdit de penser que le maintien dans l'activité d'une proportion croissante de seniors pourrait se traduire, sinon par la disparition du moins par un report dans le temps de maladies dites dégénératives qui, elles aussi, ont un coût. Mais qui peut dire sérieusement aujourd'hui où s'établira l'équilibre ?

 

A VOIR SUR LE WEB

COMMENTAIRES

Bref a écrit le 10/06/2016 à 23:12 :

Le but final est d'éliminer cette collaboration entre génération et de casser l'entente sociale!

Répondre Suivre Signaler un contenu abusif

bourdiga a écrit le 10/06/2016 à 19:52 :

député/sénateur, 1 mandat = 1retraite , 2mandats = 2 retraites etc.... ce qui est bon pour eux ne l'est pas pour le citoyen qui doit s'il le peut travailler plus tard avec un taux de remplacement plus faible ; que ces gens nous montrent l'exemple pour asseoir leur crédibilité

Répondre Suivre Signaler un contenu abusif

Havoc a écrit le 10/06/2016 à 19:38 :

Une solution qui n'en est pas une, qui cache sa véritable nature, mais surtout qui, en incitant les seniors à occuper leur emploi, lorsqu'on le leur permet, le plus longtemps possible, est une véritable machine à casser les espoirs de la jeunesse de travailler un jour aux postes qu'elle mérite.

Répondre Suivre Signaler un contenu abusif

Gépé a écrit le 10/06/2016 à 19:16 :

Suite. Une première tentative de financer les retraites par une taxe sur l'énergie avait été envisagée à l'occasion de la taxe carbone par la commission Rocard; cette mesure avait fait l'objet d'une votation en Suisse; un financement par la TVA sociale a été mis en place en 2012, et supprimée par François Hollande. Petit à petit, l'idée avance.

Répondre Suivre Signaler un contenu abusif

charly10 a écrit le 10/06/2016 à 18:44 :

La question est, comment faire pour pouvoir travailler au-delà de 55 ans, quand les employeurs, état ou patronat, privé, vous considèrent hors service à 50 ans. Reforme débile ; C’est là le cœur du problème, c’est ici que l’on voit les conséquences désastreuses à terme du manque de volonté politique de ne pas vouloir essayer une politique radicalement différente que celle de la pensée unique économique qui dirige le monde depuis 30 ans.

Le cout du capital, de la spéculation effrénée qui laisse circuler une masse phénoménale d’argent qui ne profite en rien à l’économie réelle, et sur laquelle nos pauvres dirigeants n’arrivent pas à se mettre d’accord pour en prélever une infime partie qui pourrait régler la majorité de nos problèmes (dette, cout social).Comme toujours il est plus facile, de culpabiliser le salarié, le petit retraité, de dresser les catégories entre elles, que d’aller déjà reformer les structures d’état , ensuite oser tacler la finance et ses dérives qui sont à la source de nos problème

Répondre Suivre Signaler un contenu abusif

charly10 a écrit le 10/06/2016 à 18:39 :

Pourquoi encore taxer l’énergie ? A ce niveau, on pénalise toujours les moins favorisés. Et les transactions financières, qu’aucun politique n’ose toucher de peur de déplaire a la finance ;c’est pourtant là qu’il y a du grain à moudre.

Répondre Suivre Signaler un contenu abusif

Gépé a écrit le 10/06/2016 à 18:08 :

Mais pourquoi s'obstiner à considérer les retraites comme la répartition des salaires, alors qu'il s'agit de la répartition des richesses produites, c'est à dire l'ensemble du PIB. Il faut étendre le financement des retraites à l'ensemble des richesses produites, et en particulier à l'énergie. Une taxe sur l'énergie pour financer le chomage et les retraites; c'est la solution.

Répondre Suivre Signaler un contenu abusif

Réponse de Pierre 2 le 10/06/2016 à 21:40 :

Cette mesure inégalitaire ,est Anticonstitutionnelle .Elle sera retoquée

Signaler un contenu abusif

un physicien a écrit le 10/06/2016 à 17:52 :

Le développement de la retraite progressive permettrait de rendre moins aigus beaucoup de ces problèmes. Mais elle ne concerne aujourd'hui qu'environ 5000 personnes et est interdite aux fonctionnaires !

Répondre Suivre Signaler un contenu abusif

lachose a écrit le 10/06/2016 à 16:12 :

"La seconde question, forcément douloureuse pour Alain Juppé compte tenu de son expérience de 1995, porte sur les régimes du secteur public".

Janvier 2003 :

Selon le Canard enchaîné , Alain Juppé, président de l'UMP, a fait valoir, à sa demande, ses «droits à la retraite» depuis le 1er janvier. Inspecteur des Finances, l'ancien Premier ministre, 57 ans, est à la retraite aux termes d'un arrêté du 13 novembre 2002 paru au Journal officiel. Hier, le maire de Bordeaux s'est justifié : «Le temps passe, hélas. On reproche souvent aux hommes politiques de conserver un filet de sécurité. Eh bien, là, je n'en ai plus.» De son côté, Jacques Barrot, président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, a noté qu'il n'y avait là «rien de scandaleux». «Ce n'est pas du tout en contradiction avec la volonté de donner en général à tous les Français des règles du jeu à peu près harmonisées quant à leur départ en retraite», a estimé Barrot.

Répondre Suivre Signaler un contenu abusif

lachose a écrit le 10/06/2016 à 15:45 :

"En Allemagne cela se traduit déjà par une relative paupérisation d'un nombre important de retraités".

Et en plus, on sait ce qui va arriver, incroyable.

Répondre Suivre Signaler un contenu abusif

lachose a écrit le 10/06/2016 à 15:43 :

Et les catégories sociales qui ont une durée de vie inférieure de 7 ans par rapport aux cadres du à la pénibilité du métier, 65 ans aussi ?

Si c'est la cas , cela ne va pas arranger la situation de recrutement dans ces métiers.

Répondre Suivre Signaler un contenu abusif

Réponse de @Lachose le 10/06/2016 à 17:10 :

Il faut inciter fortement ses Enfants et tous les jeunes, à passer tous les concours Fonctios, n'importe lesquels pour etre en sécurité de l'emploi à vie, et ne pas risquer le rejet de 50 à 67 ans, et avoir une carrière complète et donc une retraite. Les jeunes générations devront se voir éduquer dans une culture de peur du risque et conséquences dramatiques d'une carrière dans le privé, qui relève de plus en plus du casino, et du quitte ou double, à tout perdre : emploi, couple, maison, enfants aux études et avenir brisés, dépressions, santé ruinée. vie ruinée.

Signaler un contenu abusif

Patrickb a écrit le 10/06/2016 à 15:36 :

1) Les cotisations au Régime de pension du Canada sont plafonnées à 4,95% du salaire maximum de 54 900 dollars, soit 2544,30 maximum en 2016. Les prestations de retraite sont donc également plafonnées pour tous, parce que ce système ne connaît ni cadres, ni grouillots. 2) Toutes les entreprises n’offrent pas de régime de retraite (équivalent à une complémentaire en France) auquel abondent à la fois l’employeur et l’employé(e). 3) Le gouvernement Trudeau, comme tout gouvernement socialiste, n’est pas avare de promesses et mesures démagogiques, dont la retraite à 65 ans qui n’est pas tenable sur le long terme. À la réserve près, que si on est qualifié, on peut continuer à travailler ou à développer sa propre entreprise (plan B de tout Canadien). 4) les « compléments en capitalisation » sont en fait les parts de fonds mutuels dans lesquels les gens ont investi via leur régime de retraite d’entreprise, soit à titre individuel par l’entremise obligatoire d’un « conseiller ». Étant donné les douches froides des marchés financiers et les frais afférents auxdits placements, on comprend facilement que beaucoup hésitent de plus en plus :-)

Répondre Suivre Signaler un contenu abusif

lachose a écrit le 10/06/2016 à 15:29 :

"grâce à des décisions prises par les gouvernements de Raymond Barre, à plus de la moitié de la population salariée de cesser son activité avant ou à 60 ans"

Le pire , est que ce sont les mêmes qui votent aujourd'hui majoritairement dans les sondages pour une retraite à 65 ans ..pour les générations suivantes.Ah, nos ex- baby-boomers égoistes jusqu'au bout.Il ne reste plus qu'à les regarder se pavaner aux Senoriales devant la télé .

Répondre Suivre Signaler un contenu abusif

Sandra a écrit le 10/06/2016 à 15:20 :

Quelle torture de plus, et fausse solution, à infliger un départ à la retraite si tard, quand à partir de 50 ans et ce pendant 15 ans l'on est rien de mieux qu'un paria et déchet, pour les Offres d'Emplois du Marché. Les politiques soutiennent hypocritement et Cyniquement, l'on vit plus vieux, il faut retarder l'age. La seule raison cachée et hypocrisie, est de faire en sorte que presque tous manquent entre 5 et 15 ans d'annuités de retraite par le chomage et fin de droits de chomage et R.S.A payé par les Dpts, pour verser à 67 ans des retraites misérables. Le nombre de Dépressions, d'études des enfants cassées, divorces, casses familiales, vont flamber plus encore

Répondre Suivre Signaler un contenu abusif

Théophile a écrit le 10/06/2016 à 14:25 :

La retraite n'est en théorie qu'un service financier de salaire différé. Ce n'est pas de la solidarité. En principe vous touchez ce que vous avez cotisé modulo un calcul statistique et vous pouvez donc partir n'importe quand. Depuis votre premier salaire, vous versez un pourcentage sur un compte épargne logement, au moment que vous avez choisi vous achetez une maison avec votre épargne, aussitôt achetée vous la revendez en viager. Votre retraite c'est le bouquet plus la rente plus le loyer de la maison. Si on voulait raffiner, on prendrait en considération évidemment votre espérance de vie (une personne fragile doit pouvoir négocier un viager plus avantageux). Malheureusement la retraite d'aujourd'hui ça ne fonctionne pas aussi bien. En fait on ne sait pas la financer car on a fait l'impasse sur le capital, et par ailleurs on a cru bêtement que parce que la retraite se calculait avec les salaires passés elle devait être financée avec les salaires d'aujourd'hui. Bien sûr on voit bien que beaucoup de retraités de chez Renault ou PSA sont encore vivants mais qu'aujourd'hui beaucoup de français achètent des Volkswagen importées ou des Toyota fabriquées par des robots, bien sûr on sait que beaucoup d'anciens vendeurs en boutique sont en retraite mais qu'on commande aujourd'hui par internet, on sait tout cela, mais on ne fait pas le lien, on pense comme le COR que ça finira par s'équilibrer...Après il y a ce fameux âge fatal imaginé par des cadres dirigeants dont l'angoisse est justement de partir en retraite. Pour eux faire du consulting en pleine forme à 65 ans ou monter des briques depuis 18 ans jusqu'à cet âge par tous les temps, c'est évidemment la même contrainte. L'effort physique au travail, pour eux, c'est un concept. Pourquoi 65 ans d'ailleurs ? Pourquoi pas 70 justement comme le suggère Schäuble ? Déjà si on imaginait financer la retraite par la TVA (justement pour financer celles des ouvriers de chez Renault ou PSA ou des vendeurs en boutique), si on posait comme règle que la retraite ne sert qu'à consommer et ne doit pas être revalorisée plus vite que la consommation par français, on comprendrait qu'il suffit de maintenir constant le pourcentage de retraités pour être sûr de ne pas avoir de problème de financement. Ensuite on peut effectivement tenir compte de la pénibilité et on peut aussi avec une forte natalité limiter l'impact sur l'âge de cette contrainte en pourcentage. Mais tout cela semble bien compliqué pour nos hommes politiques qui préfèrent des règles simples et des réformes bêtement paramétriques...

Répondre Suivre Signaler un contenu abusif

Gépé a écrit le 10/06/2016 à 12:44 :

Cette étude oublie deux choses essentielles; d'abord, l'effet des gains de productivité qui permettent de travailler moins pour une même production de richesses; ensuite, la notion de chomage qu'il faut considérer comme du temps libéré et qu'il faut répartir entre "non travail" et retraites. Ce temps de non travail doit être réparti et rémunéré. Le problème se résume à trouver un financement pour ce non travail; cela correspond à une contribution de l'énergie: une taxe sur l'énergie pour financer le chomage et les retraites. Qui est capable de développer cette idée qui correspond à basculer la fiscalité du travail sur la fiscalité énergétique. C'est une idée proposée par la fondation Nicolas Hulot, par Coe-Rexecode, par la note n°6 du CAE...

Répondre Suivre Signaler un contenu abusif

Réponse de charly10 le 10/06/2016 à 21:13 :

@gépé

Pourquoi encore taxer l’énergie ? A ce niveau, on pénalise toujours les moins favorisés. Et les transactions financières, qu’aucun politique n’ose toucher de peur de déplaire a la finance ;c’est pourtant là qu’il y a du grain à moudre.

Revue de Presse semaine 22

REVUE DE PRESSE DE LA SEMAINE : 22

 

 

SOMMAIRE

01 06 16 Retraite : les fonds de pension font des émules

31 05 16 70% des Français pensent que le régime de retraite va faire faillite

 

 

 

01 06 16 Retraite : les fonds de pension font des émules

DNA

C’est un nouveau tabou qui tombe : les sympathisants de gauche ne sont pas contre la création de fonds de pension pour sauver les retraites. Cela tombe bien, c’est en cours à l’Assemblée…

Que faire pour assurer l’avenir des retraites ? « Développer les fonds de pension », répondent 66 % des Français, selon une étude du Cecop pour le Cercle de l’épargne. Et le plus étonnant est que ces fonds de pension, naguère stigmatisés en diables de la finance, trouvent un appui majoritaire chez les sondés de gauche à 59 % (et 70 % chez ceux de droite)… « Ce n’est plus un sujet clivant, la différence droite-gauche est en train de s’estomper », commente Philippe Crevel, directeur du Cercle de l’épargne, qui présentait hier cette étude.

Sapin euphémise

L’étude est, il est vrai, publiée par un lobby revendiqué del’épargne-retraite qui milite depuis des années pour le déeloppement de la retraite par capitalisation, en complément de notre système par répartition. Et les sondés étaient mis en condition par une première question évoquant les risques de faillite du système - ils sont d’ailleurs 72 % à envisager une faillite d’ici dix ans…

Il n’empêche, ces résultats pointent la fin d’un tabou. Et cette évolution est justement confirmée par l’absence de polémique autour de la création des premiers « fonds de pension » en France, dans le projet de loi sur la modernisation de la vie économique qui arrive lundi à l’Assemblée.

Le ministre des Finances, Michel Sapin, manie certes l’euphémisme : la loi ne ferait que créer « un régime prudentiel adapté pour les régimes de retraite supplémentaire », qui permettrait tout de même de « dégager plusieurs dizaines de milliards d’euros pour le financement des entreprises françaises ». Son collègue et néanmoins ennemi Emmanuel Macron a été plus direct : il s’agit bien de créer des « fonds de pension » - le ministre de l’Économie ajoute « à la française », ce qui n’engage à rien.

Surtout pas 65 ans

Ceci dit, les vieux clivages idéologiques n’ont pas totalement disparu, constate l’étude du Cercle. À gauche, beaucoup s’y opposent encore par principe, estimant que « la retraite ne doit pas être gérée par le secteur privé ». Et à droite, on promeut ces fonds en expliquant que « chaque génération doit être responsable de sa retraite » - postulat à l’opposé du système actuel de répartition où les actifs paient pour les retraités.

Les Français apparaissent ainsi, dans cette étude, globalement ouverts (ou résignés) à des réformes des retraites. Pas à toutes, cependant : le report de l’âge légal à 65 ans, contre 62 ans aujourd’hui, est rejeté par une nette majorité (60 %). Avec un bémol qui montre à nouveau la persistance du clivage politique sur les retraites : le rejet est très fort à gauche, minoritaire à droite… et ce sont les sympathisants du Front national qui font pencher la balance vers le rejet.

Même distribution sur la retraite par capitalisation qui voit les sympathisants du Front national être proches des sympathisants de gauche, voire plus conservateurs qu’eux, contre la volonté de réforme des sympathisants de droite. Marine Le Pen sait ce qu’elle fait, quand elle prône le retour de la retraite à 60 ans

 

 

 

31 05 16 70% des Français pensent que le régime de retraite va faire faillite

par Patrick Lelong mardi 31 mai 2016 22:28, mis à jour le mercredi 1 juin 2016 à 06h00

France info

Selon l‘enquête IFOP 2016 réalisée pour le Cercle de l’Epargne, les Français sont inquiets pour l’avenir de notre système de retraite : 70% de nos concitoyens croient que notre régime obligatoire de retraite de base et de retraite complémentaire sera en faillite d’ici 10 ans.

France Info nous révèle en exclusivité la vision que les Français ont de leur retraite : nos concitoyens sont pessimistes, épargnent beaucoup et souhaitent partir en retraite le plus tôt possible. Ce n’est pas le moindre des paradoxes. Selon l‘enquête IFOP 2016 réalisée pour le Cercle de l’Epargne, les Français sont très inquiets pour l’avenir de notre système de retraite.

Ainsi, 70% de nos concitoyens croient que notre régime obligatoire de retraite de base et de retraite complémentaire sera en faillite d’ici 10 ans. Pourtant, ils sont 65% à être opposés à un report de l’âge de départ de 62 à 65 ans. Estimant pour la plupart d’entre eux que leur pension sera insuffisante pour vivre correctement, nos concitoyens épargnent régulièrement et se tournent vers des solutions individuelles.

Leurs placements préférés restent sans surprise l’assurance vie –pour la disponibilité de l’épargne et l’immobilier- pour la sécurité et la possibilité de rester chez soi autant que possible pour ses vieux jours. C'est ainsi qu’une grande majorité plébiscite le fait d’être propriétaire de sa résidence principale pour bien préparer sa retraite et pour près de 30% d’entre eux cette préparation passe également par la réalisation d’investissements immobiliers.

par Patrick Lelong

Revue de Presse semaine 21

REVUE DE PRESSE DE LA SEMAINE : 21

 

 

SOMMAIRE

23 05 16 Calculez le montant de votre retraite en cinq clics

23 05 16 Les Français font l'impasse sur la préparation de leur retraite

26 05 16 Pourquoi le boom des departs à 60 ans ne va pas durer

 

 

 

23 05 16 Calculez le montant de votre retraite en cinq clics

ANAELLE GRONDIN - Les echos

Les caisses Agirc-Arrco, qui gèrent les retraites complémentaires, ont lancé un simulateur en ligne permettant de chiffrer facilement et à l’euro près le montant de sa future retraite.

Combien d'argent toucherez-vous à la retraite ? Et quelle est la date de départ idéale ? Un nouveau simulateur en ligne permet de répondre à ces questions en cinq clics, sans que vous ayez besoin de vous replonger dans vos archives ou de faire appel à votre mémoire.

Lancé par les caisses de retraites complémentaires du privé Agirc (cadres) et Arrco (salariés), l'outil interactif permet d'obtenir une estimation du montant de votre future retraite globale sur la base de données réelles pour votre retraite complémentaire et de données reconstituées pour votre pension de base, tout en s'appuyant sur l'évolution de la législation, de l'environnement économique ou encore de votre carrière.

Comment accéder au simulateur ?

Pour calculer le montant de votre future retraite sur le site de l'Agirc-Arrco , il faut vous créer un compte en renseignant vos nom, prénom, adresse postale, adresse e-mail et numéro de sécurité sociale. Un mot de passe provisoire vous sera envoyé par e-mail pour vous permettre de vous connecter immédiatement.

Vous devez ensuite indiquer quelle est votre situation familiale, le nombre d'enfants de votre foyer, la date du début de votre carrière, votre catégorie socio-professionnelle et vos revenus mensuels. Vous pouvez alors lancer la simulation.

Comment fonctionne l'outil ?

Le site de l'Agirc-Arrco récupère automatiquement dans sa base de données les informations concernant votre parcours professionnel. Les mêmes qui figurent sur votre relevé individuel de situation , document reprenant tous les droits acquis dans tous vos régimes de retraite obligatoires de base et complémentaires. Il est possible de compléter ces éléments, mais nul besoin de passer de longues minutes à renseigner chaque période d'activité passée, comme le demande par exemple le simulateur du site service-public.fr .

Pour ceux qui se soucient de leur vie privée, les caisses de retraites complémentaires précisent que toutes « ces données ne sont ni conservées ni transmises à vos régimes de retraites ».

Le simulateur, qui table sur une inflation comprise entre 0,2 et 0,5 % par an, prend en compte la pension versée par la Caisse nationale d'assurance vieillesse et celles des Arrco et Agirc. Il tient également compte de la réforme d'octobre qui a introduit un bonus-malus à partir de 2019 selon que le salarié parte à la retraite avant ou après 63 ans.

Quelles informations fournit concrètement le simulateur ?

A partir de ces données, l'outil donne un « 1er résultat », sous la forme d'un graphique indiquant le montant de la retraite globale (retraite de base du régime général - CNAV - et retraite Agirc-Arrco) à laquelle vous pouvez prétendre, en euros net par mois, en fonction de l'âge de départ (à partir de 62 ans puis tous les ans jusqu'à 67 ans).

Vous pouvez voir immédiatement à quel âge vous pourrez bénéficier d'une retraite à taux plein. L'Agirc-Arrco précise : « Sont pris en compte les trimestres cotisés, les trimestres assimilés (chômage, maladie...), les trimestres rachetés, les trimestres équivalents (certaines périodes à l'étranger par exemple) et les trimestres de majoration pour enfants. Le calcul du taux tient compte des trimestres acquis auprès de tous les régimes de retraite de base. »

Le simulateur précise le niveau de fiabilité de ce premier résultat. Plus il possède de renseignements sur votre carrière et plus vous approchez de l'âge de la retraite, plus il a de chance d'être fiable. Une autre étape permet de donner des éléments sur l'évolution de votre situation future (courbe de progression de votre salaire ou passage à temps partiel, par exemple), en faisant des hypothèses sur la suite de votre carrière, pour obtenir une nouvelle simulation.

Le simulateur est-il figé ?

Non. François-Xavier Selleret, directeur général de l'Agirc-Arrco, indique à Notre Temps qu'à partir de septembre 2016, le simulateur sera inter-régimes. Il prendra en compte la quasi totalité des régimes obligatoires de retraite de base et complémentaires (artisans, commerçants, fonction publique, etc.)

A.G.

@anaellegrondin

En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/economie-france/social/021956129082-calculez-le-montant-de-votre-retraite-en-cinq-clics-2000495.php?uD6jqtaskgIWEOO3.99

 

 

 

23 05 16 Les Français font l'impasse sur la préparation de leur retraite

PAR LA RÉDACTION NUMÉRIQUE DE RTL 21

Les Français préparent leur départ à la retraite trop tard. Tel est le principal enseignement du baromètre de la retraite Malakoff Médéric, réalisé par OpinionWay auprès de 1.014 retraités et 1.016 cotisants de 50 ans et plus du secteur privé par téléphone du 14 mars au 4 avril dernier, dont les résultats sont diffusés en exclusivité sur RTL ce lundi 23 mai.

Saut dans l'inconnu, la retraite est une nouvelle étape de la vie qui suscite à la fois enthousiasme et angoisse. Synonyme de temps libre pour profiter de la vie, de voyages, loisirs et repos, elle est aussi associée à la crainte du grand âge, de la dépendance, de l'isolement et à un changement de train de vie. Pour autant, les Français ont généralement tendance à faire l'impasse sur la préparation de ce moment charnière de leur vie.

Négligence, déni, méconnaissance

Celle-ci se résume le plus souvent à une approche exclusivement administrative et en outre par négligence, déni ou méconnaissance, très tardive : 50 ans pour les plus précoces, avec une accélération forte lors des deux dernières années de leur vie professionnelle. À moins de cinq ans de la retraite, seulement 33% d'entre eux ont commencé à préparer leur budget, un sur deux à moins de deux ans, 32% à faire des démarches administratives, 74% à moins de deux ans, et 28% à préparer leurs futures activités, 47% à moins de deux ans.

56% des cotisants de plus de 50 ans ont par ailleurs une vague idée du montant de leur future pension de retraite. Une attitude souvent liée au fait que les démarches administratives s'apparentent dans l'esprit des actifs à un parcours du combattant, fastidieux et chronophage, vécu dans la contrainte et le stress, en particulier pour les salariés ayant connu plusieurs employeurs. Seulement 15% ont une idée très précise du montant de leur retraite. Leurs aînés étaient moins dans le flou : 41% des retraités avaient une idée très précise du montant de leur retraite avant de la prendre.

Journée spéciale retraites sur RTL lundi 23 mai

Aurai-je une retraite ? Comment la préparer ? À quel âge pourrai-je la prendre ? Quel sera le montant de ma future pension ? Les Français se posent de nombreuses questions sur leur future retraite. Ils ne savent pas toujours à qui s'adresser pour trouver les réponses à leurs interrogations.

L'AGIRC-ARRCO organise du lundi 23 au vendredi 28 mai une opération grand public afin d'encourager les actifs à anticiper davantage leur retraite. Un dispositif spécial est mis en place sur RTL pour l'occasion toute la journée du lundi 23 mai.

 

 

 

26 05 16 POURQUOI LE BOOM DES DÉPARTS EN RETRAITE DÈS 60 ANS NE VA PAS DURER

Capital

Le nombre de départs anticipés pour carrière longue explose depuis 2011. Mais cette période dorée est bientôt terminée…

Un vrai carton ! Le dispositif de départ anticipé pour carrière longue, qui permet de partir à la retraite dès 60 ans, attire de plus en plus de monde d'année en année. En 2015, 171.557 personnes en ont profité, contre 150.281 l'année précédente (+14,16%) et seulement 40.053 en 2011 (+328%), selon la Caisse nationale d'assurance vieillesse (Cnav). Cela représente 26,1% du total des départs l'an dernier.

Cette envolée est liée à l'élargissement de ce dispositif, sous l'impulsion de François Hollande. Initialement réservé aux assurés ayant commencé à travailler avant 18 ans, la possibilité de départ anticipé a été étendue en novembre 2012 à ceux qui ont débuté leur activité professionnelle avant 20 ans. Il leur a été permis de partir en retraite dès 60 ans, sous réserve qu’ils aient cotisé pendant une durée au moins égale à la durée d’assurance requise pour bénéficier du taux plein (jusqu’à cette date, il fallait avoir validé 8 trimestres de plus que la durée d’assurance requise pour le taux plein).

Puis à partir d’avril 2014, le nombre de trimestres non cotisés mais néanmoins pris en compte dans la durée d’assurance cotisée a été élargi : il a ainsi été possible de retenir 4 trimestres supplémentaires, dont 2 au titre du chômage et 2 trimestres et au titre de l’invalidité, ainsi que la totalité des trimestres de maternité. Ce qui a permis à davantage de personnes de liquider leur retraite, avant l’âge minimum de la retraite.

Mais à partir de 2018 ce nombre de départs anticipés devrait diminuer. La raison ? La hausse de la durée d’assurance requise pour bénéficier d’une retraite à taux plein, qui va continuer à augmenter à raison d’un trimestre supplémentaire, toutes les trois générations. Mécaniquement, il va devenir de plus en plus compliqué de réunir le nombre de trimestres exigés avant 60 ans, tout en ayant commencé à travailler avant 20 ans. Par exemple, il faudra réunir 167 trimestres, soit presque 42 ans, pour les générations nées en 1958,1959 et 1960.

Néanmoins, la CNAV estime que le nombre de départ en retraite anticipé resterait supérieur à 150.000 en 2019. Mais selon toute vraisemblance, il devrait essentiellement se concentrer sur les assurés âgés de 60 ans à 62 ans.

Nathalie Cheysson-Kaplan

Revue de Presse semaine 20

REVUE DE PRESSE DE LA SEMAINE : 20

 

 SOMMAIRE

19 05 16 La retraite à 65 ans et l'espérance de vie : l'argument vaseux d'Alain Juppé

Par Cédric Mathiot — 19 mai 2016 à 17:28

Dans son livre, le favori de la primaire à droite justifie le report de l'âge de la retraite par l'allongement de l'espérance de vie mais s'emmêle les pinceaux dans les différentes courbes.

La retraite à 65 ans et l'espérance de vie : l'argument vaseux d'Alain Juppé

INTOX. Voilà un point sur lequel les candidats de la primaire à droite sont d’accord : l’âge légal de départ à la retraite doit être repoussé à 65 ans. Ce serait d’ailleurs, en regardant les courbes de l’espérance de vie, une chose assez indolore, à en croire Alain Juppé. Dans son livre consacré à l’économie, Cinq Ans pour l’emploi, Juppé écrit ainsi : «Il y a trente ans, compte tenu de l’espérance de vie moyenne de l’époque et avec un départ à 60 ans, on pouvait espérer profiter de la retraite onze ans lorsqu’on était un homme et dix-neuf ans quand on était une femme. Avec l’espérance de vie actuelle, et un départ à la retraite à 65 ans, on profitera en moyenne quatorze ans de sa retraite lorsqu’on est un homme et vingt ans lorsqu’on est une femme.»

DÉSINTOX. Pour résumer : un homme partant à la retraite aujourd’hui à 65 ans vivra trois années de plus en retraite que son père, pourtant parti à 60 ans trente années plus tôt. Une femme partant en retraite à 65 ans aujourd’hui vivrait, elle, en retraite un an de plus que sa mère partie à 60 ans en 1985. Bref, de quoi se plaint-on ?

Le problème est que tout cela repose sur un usage un peu hâtif des statistiques.

Il est facile de voir comment Juppé a calculé son affaire. Il a regardé la courbe de l’espérance de vie à la naissance, qui nous dit ceci : en 1985, l’espérance de vie d’un homme à la naissance était de 71,2 ans, celle d’une femme de 79 ans. Trente ans plus tard, elle est respectivement de 79 ans et 85 ans. Soit une augmentation – en arrondissant – de huit ans pour les hommes et 6 ans pour les femmes. C’est a priori raccord avec les chiffres cités par Juppé. Bingo.

Mais les choses ne se calculent pas du tout comme ça… Car cette espérance de vie à la naissance, que convoque Juppé à la base de sa démonstration, se calcule en tenant compte de la mortalité à tous les âges, y compris avant la retraite, y compris la mortalité infantile, par exemple. Cette statistique est par conséquent hors sujet pour illustrer le sujet des retraités (qui par définition sont arrivés jusqu’à l’âge de la retraite).

En la matière, l’indicateur pertinent est l’espérance de vie à 60 ans (ou 65 ans), qui mesure le nombre d’années qu’un homme (ou une femme) ayant atteint cet âge peut espérer vivre en moyenne (selon les conditions de mortalité du moment). Depuis 2003 et la loi Fillon sur les retraites, la durée de cotisation est d’ailleurs calculée en fonction de l’évolution de cette espérance de vie à 60 ans. Or cette courbe n’épouse pas celle de l’espérance de vie à la naissance.

 Semaine 20

En regardant cet indicateur, il y a pour Alain Juppé une bonne et une mauvaise nouvelle. La bonne, c’est que ses chiffres sont pessimistes. Le candidat LR, qui file doucement vers ses 71 ans, sera probablement content d’apprendre qu’aujourd’hui, un homme ayant atteint 60 ans peut espérer vivre en moyenne (selon les conditions de mortalité du moment) 22,9 ans, et non 14 comme il l’écrit dans son ouvrage. Pour une femme, c’est encore davantage (27,3 ans), et non 20 ans.

La mauvaise nouvelle, c’est que sa démonstration tombe un peu à l’eau. Car l’espérance de vie à 60 ans, comme on le voit sur les graphiques, a évolué plus lentement que celle à la naissance. Entre 1985 et 2015, l’espérance de vie à 60 ans a évolué de cinq ans pour les hommes, passant de 17,9 ans à 22,9 ans (alors que l’espérance de vie à la naissance que citait Juppé avait, elle, progressé de près de 8 ans). Pour les femmes, l’espérance de vie à 60 ans a évolué en trente ans de 4,3 ans (de 23 à 27,3 ans), contre une hausse de 5,7 ans pour l’espérance de vie à la naissance.

D’où il résulte que Juppé devrait refaire ses calculs. Ainsi, en se basant sur les espérances de vie à 60 ans, un homme partant à 65 ans vivrait autant en retraite (et non trois ans de plus) qu’un homme parti à 60 ans en 1985. Et pour une femme, la vie en retraite d’une partante à 65 ans aujourd’hui serait inférieure d’une année à celle d’une femme ayant pris sa retraite à 60 ans il y a trente ans – et non supérieure d’une année.

Patatras.

Cédric Mathiot

Revue de Presse semaine 19

REVUE DE PRESSE DE LA SEMAINE : 19

 

 

SOMMAIRE

10 05 16 Pensions de retraite : 1322 euros bruts mensuels en moyenne

11 05 16 Impôts, retraites, emploi... Ce que propose Alain Juppé pour 2017

12 05 16 Quelle est la réforme qui pourrait sauver le système de retraite français ?

 

 

 

10 05 16 Pensions de retraite : 1322 euros bruts mensuels en moyenne

Direction de l'information légale et administrative

Le ministère des Affaires sociales et de la Santé vient de publier l’édition 2016 de l’ouvrage "Les retraités et les retraites". Ce document dresse un panorama des statistiques sur la retraite pour l’année 2014. L’ensemble des données prend en compte les principales modifications législatives ou réglementaires depuis 2010 (report de l’âge légal pour l’ouverture des droits à la retraite, nouvel assouplissement des départs anticipés pour carrière longue à partir du 1er avril 2014, etc.).

Fin 2014, 15,8 millions de personnes, vivant en France ou à l’étranger, sont titulaires d’une pension de retraite de droit direct d’au moins un régime français de retraite de base ou complémentaire. Par ailleurs, 610 000 personnes perçoivent uniquement une pension de droit dérivé (pension de réversion) et 69 000 seulement une allocation du minimum vieillesse. Le ralentissement du nombre de départs en retraite observé depuis 2011 se confirme en 2014 avec 199 000 départs contre 360 000 départs annuels pendant la période 2006-2010. Cette baisse s’explique principalement par la réforme des retraites de 2010. Cette réforme a reporté l’âge automatique du taux plein et repoussé progressivement l’âge légal d’ouverture des droits à partir de juillet 2011. L’assouplissement des conditions de départ pour les carrières longues, mis en place le 1er novembre 2012 et confirmé par la réforme des retraites du 1er avril 2014, a cependant contribué à l’augmentation des retraités en 2014.

En 2014, le montant moyen de la pension de droit direct tous régimes (de base et complémentaire) s’établit à 1 322 euros bruts mensuels, soit 1 230 euros nets (1 660 euros pour les hommes contre 1 007 euros pour les femmes). Ce montant a progressé de 1,2% par rapport à 2013. Cette augmentation, alors que le montant des pensions était gelé en 2014, résulte du renouvellement de la population des retraités, avec l’arrivée de retraités aux carrières professionnelles plus favorables. L’écart entre la pension moyenne de droit direct des hommes et celle des femmes se réduit du fait de la progression du taux d’activité des femmes

 

 

 

11 05 16 Impôts, retraites, emploi... Ce que propose Alain Juppé pour 2017

Le Figaro - Par Marie Théobald

Le titre de son livre Cinq ans pour l'emploi, publié ce mercredi 11 mai, résume la tonalité des propositions économiques qu'Alain Juppé, candidat à la primaire Les Républicains, est venu présenter, mardi 10 mai, dans un amphi du Palais des Congrès de Paris. L'économiste Alain Minc ou encore Jean-François Cirelli, ancien PDG de Gaz de France étaient présents.

Premier objectif, donc, le plein emploi. Pour y parvenir, il propose de baisser la fiscalité des entreprises et réduire les charges. Important aussi, la réduction de 85 à 100 milliards d'euros des dépenses publiques. Ces économies seront principalement ciblées sur les retraites avec un âge légal de départ relevé à 65 ans qui permettra d'économiser 30 milliards d'euros une fois la réforme achevée.

Revue de détails.

• Emploi

«La priorité absolue, c'est l'emploi». L'ancien Premier ministre vise le plein-emploi sur cinq ans, ce qui revient à un taux de chômage de 5%, selon l'OIT. Le but est affiché: lever les freins à l'embauche. La méthode? Un «CDI sécurisé avec des motifs de licenciement prédéfinis dans le contrat de travail», le plafonnement des indemnités prud'homales, le référendum d'entreprise à l'initiative de l'employeur, la sortie des 35 heures qui, au même titre que les emplois aidés «reposent sur des principes erronés», explique le maire de Bordeaux dans Les Echos.

Pour parvenir au plein emploi, il a bâti un projet fiscal et un plan pour encourager les entreprises à embaucher.

• Baisse de charges pour les entreprises

Alain Juppé veut faire baisser les charges des entreprises. «Le crédit d'impôt compétitivité emploi devra être transformé dès 2018 en une baisse de charges pérenne, permettant d'annuler toutes les charges patronales au niveau du SMIC, soit 11 points de moins que dans la situation actuelle», assure Alain Juppé dans Les Echos. Il fera baisser, s'il est élu, le taux d'impôt sur les sociétés à 30% d'ici à 2022. «On ne va pas rester à 38% quand la moyenne européenne se situe à 22%», détaille-t-il. Côté cotisations famille à la charge des entreprises, une grande partie sera supprimée à hauteur de 10 milliards d'euros afin d'alléger le coût du travail

• ISF

Bien qu'il sache que cette mesure est impopulaire, Alain Juppé le promet: «J'abrogerai l'ISF, un impôt injuste, qui fait fuir l'argent des Français et les incite à investir ailleurs». Il réduira la taxation des revenus du capital via un prélèvement forfaitaire proche de 20%. Aujourd'hui, les revenus du capital sont en effet, plus taxés que ceux du travail.

• Retraites

L'âge de départ à la retraite sera relevé à 65 ans et les retraites seront alignées dans le public et le privé. Tout fonctionnaire embauché à partir de 2018 sera rattaché aux régimes de retraites du privé. «Concrètement, l'âge serait remonté de quatre mois par an à partir de début 2018», peut-on lire dans Les Echos. Selon Alain Juppé, «il en résultera 20 milliards d'économies dès 2022 et 30 milliards une fois la réforme achevée».

Et ce n'est pas parce qu'on augmente l'âge de départ à la retraite et que les actifs seront plus nombreux sur le marché du travail que le chômage augmentera. «Je m'inscris en faux contre toute idée de corrélation entre l'âge de départ en retraite et le taux de chômage. Les pays où l'âge de départ à la retraite est élevé ne sont pas les pays où le chômage, y compris celui des seniors, est élevé», avertit-il.

 

 

 

12 05 16 Quelle est la réforme qui pourrait sauver le système de retraite français ?

Par Marie Théobald

LE FIGARO - Dans la perspective de la présidentielle, l'Institut Montaigne publie un simulateur qui compare les différentes propositions de réforme du système de retraite français.

Laquelle des propositions des quatre principaux candidats de la primaire Les Républicains François Fillon, Nicolas Sarkozy, Alain Juppé ou Bruno Le Maire permettra de sauver le système de retraite français? En vue de la présidentielle en 2017, l'Institut Montaigne, think tank d'inspiration libérale, publie, ce jeudi 12 mai, un simulateur qui permet de déceler les principaux effets des propositions des candidats sur les caisses de retraite.

Pour réformer les retraites, les paramètres sont nombreux: âge légal de départ à la retraite, durée de cotisation, taux de cotisation, revalorisation des pensions, alignement entre les régimes public et privé, politique démographique (naissances, solde migratoire, nombre de décès), taux de chômage. «C'est cette complexité dont nous avons voulu rendre compte en créant ce simulateur. Nous voulons donner aux citoyens les clés pour comprendre l'impact de ces différents leviers sur les caisses de retraite», explique Laurent Bigorgne, directeur du think tank.

L'allongement de l'âge de départ à la retraite et l'alignement entre les régimes public et privé font l'unanimité chez les candidats à la primaire. Quant au montant des pensions, personne ne propose d'y toucher. «On peut difficilement jouer sur ce levier car l'inflation est faible. Ce serait impopulaire», indique Laurent Bigorgne. Le taux de cotisation? Personne non plus. «Si on l'augmentait, cela reviendrait à abîmer la compétitivité. Et puis, toucher au pouvoir d'achat des salariés alors qu'il est sous tension, c'est délicat. En revanche, la fonction publique devrait cotiser comme le privé quand elle embauche. On est dans un système marqué par l'inégalité au détriment du secteur privé», poursuit-il. Pour la durée de cotisation, seul un document d'orientation des dépenses publiques des Républicains de mars 2016 y fait allusion. «Personne n'aime agir sur ce levier qui discriminerait ceux qui commencent à travailler tard. Mais si l'on veut obtenir des résultats, il faudra s'y mettre», signale le directeur de l'Institut Montaigne.

Quels sont les effets des propositions de François Fillon, Alain Juppé, Bruno Le Maire et Nicolas Sarkozy? Alors que les candidats à la primaire dévoilent des propositions de plus en plus détaillées, l'exercice a du sens pour mieux comprendre leur impact. Vous pouvez également vous mettre dans la peau d'un présidentiable et proposer votre propre réforme pour sauver le système de retraite français. Cliquez sur la photo ci-dessous pour avoir accès au simulateur.

»» François Fillon

Prenons la proposition de réforme de l'ancien Premier ministre. Elle est assez détaillée pour permettre d'expliquer un grand nombre d'options du simulateur de l'Institut Montaigne. François Fillon souhaite porter progressivement l'âge de la retraite à 65 ans d'ici 2022. Dans la rubrique des «paramètres du système de retraite» du simulateur de l'Institut Montaigne, indiquons qu'entre 2017 et 2019, l'âge légal sera de 63,5 ans. Entre 2020 et 2024, marquons l'âge légal de départ à 65 ans. Appliquons l'âge légal de départ à 65 ans pour les années suivantes.

Etant donné que François Fillon ne donne pas plus de précisions ni sur les taux de cotisation ni sur la revalorisation des pensions ni sur la durée de cotisation requise, par défaut, ce sont les règles actuelles qui s'appliquent, comme indiqué sur le simulateur.

François Fillon promet aussi d'inscrire dans la Constitution le principe d'équité de traitement entre les retraites du secteur public et les retraites du privé. Observons alors le graphique et le curseur bouger quand on appuie sur le bouton «oui» pour l'alignement de l'âge de départ entre régimes public et privé».

Dans les paramètres démographiques et économiques, si le candidat n'a pas d'objectifs chiffrés, alors, par défaut, ce sont les hypothèses de l'Insee qui seront appliquées à la simulation.

Résultat: Les choix de François Fillon permettront aux caisses de retraite d'être en positif jusqu'en 2031. On peut également constater que le nombre de cotisants par rapport au nombre de retraités évolue, tout comme la pension moyenne des français ou la durée estimée de la retraite.

C'est sans compter que François Fillon souhaite abandonner le système de compensation de pénibilité qui n'est pas applicable car trop complexe. Il veut aussi engager une réforme sur le long terme de notre système de retraite en mettant en place un étage de retraites par capitalisation. A terme, il mettra en place un régime par points et fusionnera les retraites de bases et les retraites complémentaires.

»» Alain Juppé

Du côté d'Alain Juppé, l'âge de départ à la retraite sera aussi relevé à 65 ans et les retraites seront alignées dans le public et le privé. «Concrètement, l'âge serait remonté de quatre mois par an à partir de début 2018», a détaillé l'ancien premier ministre ce mardi 10 mai lors de la présentation de son programme économique. Selon Alain Juppé, «il en résultera 20 milliards d'économies dès 2022 et 30 milliards une fois la réforme achevée». Il promet aussi le plein emploi d'ici 2022 (ce qui correspond à 5% de chômage selon l'OIT). On peut alors appliquer ces critères dans le simulateur de retraites de l'Institut Montaigne comme on l'a fait pour François Fillon et comparer.

»» Bruno Le Maire

Quant à Bruno Le Maire, dans son livre «Ne vous résignez pas!», le candidat à la primaire Les Républicains écrit que la France ne peut plus attendre pour aligner les conditions de départ et les règles de calcul des pensions du secteur public avec le secteur privé, pour ouvrir la voie à des retraites complémentaires par capitalisation, pour mettre en place un régime par point. Il souhaite aussi mettre fin aux dérogations des régimes spéciaux, ceux des élus comme ceux des cheminots. Il veut aussi fixer l'âge légal de départ à la retraite à 65 ans. Son programme dans sa totalité sera rendu public en septembre, selon sa garde rapprochée qui ne souhaite donc pas communiquer pour le moment. On peut tout de même appliquer ces propositions au simulateur.

»» Nicolas Sarkozy

Pour Nicolas Sarkozy, nous nous basons sur un document d'orientation des dépenses publiques des Républicains du 30 mars dernier que son entourage a envoyé au Figaro en guise de réponse. En effet, il ne s'est pas (encore) déclaré candidat. L'âge légal de départ à la retraite sera repoussé à 63 ans entre 2018 et 2020 (6 mois par an) et 64 ans dès 2025 (3 mois par an entre 2021 et 2024). Cela implique de recentrer le dispositif de carrière longue avant 18 ans dès 2018 et une accélération de la durée de cotisation nécessaire. Par ailleurs, la fin de ces régimes spéciaux sera organisée tout comme l'alignement du système de retraite de la fonction publique sur le système de retraite du privé. Il s'agira à l'avenir de calculer le montant des pensions de retraite pour les agents de la fonction publique en tenant compte des 25 meilleures années et en incluant les primes. Le compte pénibilité sera aussi abrogé.

Oser investir dans la petite enfance

Au-delà, de l'âge, il faut savoir que 14% du PIB est consacré aux retraites en France. Il s'agit du poste de dépenses le plus important. La moyenne européenne se situe autour de 12,5%. «Ce choix politique en faveur des plus âgés, donc ceux qui votent, pèse sur la jeunesse. En effet, c'est autant d'investissements en moins dans les politiques de petite enfance. Selon le prix Nobel d'économie James Heckman, il n'y a pas de rendement social ni économique qui procurent un effet tel qu'un euro investi dans la petite enfance. Pourtant en France, on dépense 20% de moins que les autres pays européens, dans l'école primaire. On a fait un choix irrationnel. C'est la préférence pour les dépenses de fonctionnement au détriment des dépenses d'investissement. On finira par le payer», regrette Laurent Bigorgne.

Revue de presse semaine 15

REVUE DE PRESSE DE LA SEMAINE : 15

 

 

SOMMAIRE

13 04 16 Retraite : l’âge de départ continue d’augmenter

11 04 16 CIPAV : La caisse de retraite qui martyrise les independants

12 04 16 Les chiffres qui révèlent l'angoisse des Français face à leur retraite

13 04 16 Le gouvernement allemand débat d’une réforme des retraites

 

 

 

13 04 16 Retraite : l’âge de départ continue d’augmenter

Les Echos -Solveig Godeluck /

En 2015, l’âge de départ moyen du régime général était 62,4 ans. Le niveau de la pension moyenne continue de grimper à 1.112 euros pour les nouveaux retraités.

Inexorablement, le nombre de retraités augmente, et avec lui le niveau moyen de pension. La Caisse nationale d’assurance-vieillesse (CNAV) a publié ce mercredi ses principales données pour le régime général en 2015. Quelque 657.000 personnes ont rejoint les rangs des retraités de droit direct dans l’année, portant le total à 13,04 millions. L’âge moyen de départ à la retraite a encore légèrement augmenté d’un mois, à 62,4 ans.

En y ajoutant les bénéficiaires de pension de réversion, le nombre total de retraités du régime général s’élevait à 13,85 millions l’an passé. A noter, en nombre d’arrivants, les nouvelles réversions sont plus dynamiques que les nouveaux droits directs : +7,9 % en 2015, contre +3,3 %.

Allongement des études

Le profil de ces retraités se modifie par petites touches. Ils avaient en moyenne 73,8 ans en 2015, contre 73,6 ans l’année précédente. La pension moyenne a grimpé aussi : pour un nouveau retraité de droit direct ayant une carrière complète au régime général (hors régimes complémentaires donc), elle atteignait 1.112 euros, alors que l’ensemble des retraités touchait 1.069 euros par mois. C’est la conséquence de l’allongement des études et de l’amélioration des carrières professionnelles au fil des générations. De plus, l’augmentation sensible du plafond des cotisations de la Sécurité sociale depuis des années n’accroît pas uniquement les recettes : dans un second temps, il fait grimper le niveau des pensions.

En 2015, le régime général a versé 111 milliards d’euros de prestations légales, en hausse de 2,3 %. Une partie de cette somme, 4,4 milliards, correspond à des majorations, principalement versées aux 5,5 millions d’assurés qui ont eu au moins trois enfants. Les réversions ont coûté près de 10 milliards d’euros, et le minimum vieillesse 2,2 milliards.

Envolée des départs anticipés pour carrière longue

En 2015, seuls 8 millions de retraités du régime général ont payé la CSG à taux plein, 1,8 million a eu droit à un taux réduit, et 29 % des retraités n’ont pas été assujettis au paiement de la CSG.

L’un des faits marquants de ces dernières années est l’envolée des départs anticipés pour carrière longue : 171.600 en 2015. Le seuil d’un million de retraités partis dans ces conditions avantageuses a été franchi l’an dernier, à 1,15 million. Le profil de ces carrières longues est un peu différent de celui des autres retraités du régime général. Alors que ces derniers ont en moyenne cotisé 147 trimestres tous régimes confondus (dont 111 au régime général), les bénéficiaires de retraite anticipée ont cumulé 176 trimestres (dont 45 au régime général), soit bien plus que les 166 trimestres exigés pour avoir droit au taux plein. Parmi ces travailleurs, les femmes détiennent la palme, avec 183 trimestres à leur actif

En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/economie-france/social/021839605653-retraite-lage-de-depart-continue-daugmenter-1213660.php?06mLjYcV2vSeMAPL.99

 

 

 

11 04 16 CIPAV : La caisse de retraite qui martyrise les independants

Pensions de retraite non versées, appels de cotisation farfelus, erreurs de calcul grossières, service clients inexistant... la Cipav le fait exprès ou quoi ?

60 ans et 43 années de turbin au compteur, Alain Taté pensait pouvoir prendre un repos bien mérité. En 2012, il demande donc à sa caisse de retraite, la Cipav, de bien vouloir commencer à lui verser ses pensions. Impossible, lui répond-elle, il vous manque 39 trimestres pour pouvoir profiter du taux plein. Pardon ? Après une aussi longue carrière ? Il s'agit sans doute d'une erreur, se dit ce dessinateur en bâtiment indépendant.

Remisant temporairement ses rêves de pêche à la ligne, il entame alors un incroyable marathon pour essayer de faire valoir ses droits. Courriers recommandés sans réponse, coups de fil dans le vide, lancement de lourdes procédures judiciaires... «Je me suis retrouvé face à un mur», raconte-t-il. Il lui faudra attendre quatre longues années et l'intervention du tribunal des affaires de Sécurité sociale pour que la Cipav lui fournisse enfin un relevé de carrière à jour. Et accepte de lui verser les 633 euros mensuels auxquels il avait droit depuis le début.

Des erreurs en série

Quatre ans de travail pour des prunes ! Des injustices comme ça, la Cipav en fabrique chaque jour à la pelle. «Les gens nous contactent par centaines pour se plaindre», témoigne Yann Franquet, qui anime une association d'aide aux victimes (www.cipav.info). Appels de cotisation farfelus, pensions supprimées sans raison, services injoignables, commission de conciliation autiste, commandements à payer injustifiés, lettres classées verticalement, erreurs de calcul grossières, envois d'huissier intempestifs...

Cette caisse, qui sert les pensions de 300 professions libérales (architectes, consultants, graphistes...) et des 300.000 autoentrepreneurs libéraux, semble prendre un malin plaisir à rendre fous ses cotisants. Selon l'avocate Valérie Flandreau, «certains d'entre eux sont tellement dégoûtés qu'ils baissent les bras et arrêtent leur activité».

La CIPAV : 800.000 adhérents à la caisse, dont 300.000 autoentrepreneurs.

210.000 retraités affiliés. 50.000 d'entre eux sont des conjoints survivants.

512 euros de pension moyenne (base et complémentaire) versée en 2014.

Des défaillances pointées par la Cour des comptes

Dans un rapport au vitriol, publié en 2014, la Cour des comptes pointait les causes de ce désastre. Productivité déclinante des 297 salariés, absence de guichet pour recevoir le public, gestion hasardeuse des placements de trésorerie, majoritairement confiés à la société Oddo en dépit de ses performances médiocres. Sans oublier les bévues du système informatique, modernisé à grands frais, mais qui n'a jamais donné sa pleine mesure.

Le croira-t-on ? Pendant des années, la caisse n'a pas été capable d'enregistrer correctement les données sur ses nouveaux adhérents, que lui fournissait le RSI (la Sécurité sociale des indépendants) : elle ne traitait ces informations qu'une fois par an alors qu'on les lui communiquait toutes les semaines ! Pas étonnant que «35.000 assurés se soient retrouvés cotisants alors même qu'ils avaient cessé toute activité», observe la Cour. Et que 22.000 artisans et commerçants dépendant d'une autre caisse aient été affiliés par erreur à la Cipav. On croit rêver.

> Le RSI connaît aussi de nombreux couacs.

Les autoentrepreneurs sont lésés

Ajoutons que certaines catégories sont victimes d'une discrimination manifeste. Un membre d'une profession libérale qui déclare 10.000 euros de revenus nets annuels peut obtenir 9 points de retraite complémentaire. «A situation comparable, l'autoentrepreneur, lui, n'en décrochera que 2, et la pension qu'on lui versera plus tard sera nettement inférieure», s'insurge l'avocat Dimitri Pincent, qui défend des dizaines de laissés-pour compte.

D'autant plus difficile à avaler que cette rupture d'égalité n'est pas la conséquence d'une mauvaise organisation, mais bien d'une volonté délibérée de la caisse. «Bien que ces derniers représentent aujourd'hui une bonne moitié des cotisants, la direction ne veut pas entendre parler des autoentrepreneurs», grince une source interne.

Pour des raisons historiques, le conseil d'administration de la caisse est en effet largement dominé par les architectes : les statuts de la Cipav leur accordent près de la moitié des sièges (12 sur 26) alors qu'ils ne sont que 41.000 affiliés. Or, à en croire notre informateur, ces derniers ne mouilleraient pas trop leur chemise pour défendre les autres catégories...

> Vidéo. Au Japon, les retraités reprennent le travail :

Une affaire digne des « Pieds Nickelés »

Et que dire de l'affaire de chèques volés, digne des «Pieds Nickelés» ? En 2013 et 2014, des centaines de versements envoyés par les adhérents pour payer leurs cotisations ont été détournés et encaissés par des aigrefins. Ce larcin, dont le montant avoisinerait 800.000 euros, n'a pas étonné grand monde.

La négligence est telle que les chèques étaient laissés sans surveillance dans les bureaux pendant de longues semaines, au vu et au su de tout le monde. Bien que 80% des sommes distraites aient été remboursées par l'assurance, la direction n'a pas hésité à réclamer à des dizaines d'adhérents de payer une deuxième fois leur cotisation, sous prétexte que leur premier versement avait été détourné ! Pourtant, avec ses 4 milliards d'euros de réserves, soit l'équivalent de douze années de prestations, on ne peut pas dire que la Cipav soit au bord de l'apoplexie financière.

> Comment faire le bilan de ses points de retraite .

Condamnations pour deux dirigeants

Comme si tout cela ne suffisait pas, deux des capitaines de ce bateau ivre, Jean-Marie Saunier et François Durin, viennent d'être condamnés à deux mois de prison avec sursis et respectivement 15.000 et 12.000 euros d'amende, dans une procédure de plaider coupable à la française. Ils avaient tout simplement «oublié» d'appliquer la procédure de mise en concurrence dans une série d'appels d'offres représentant plusieurs millions d'euros de marchés, dont celui de la rénovation du système informatique.

Etonnamment, la Cipav n'a pas jugé utile de se porter partie civile dans cette affaire. «Les dirigeants ont agi de la sorte pour gagner du temps», justifie l'actuel directeur, Olivier Selmati. Avant d'atterrir à ce poste, ce dernier a piloté une mission de contrôle de l'institution... qui n'avait rien remarqué. Du coup, l'un des condamnés, Jean- Marie Saunier, préside toujours la Caisse nationale d'assurance vieillesse des professions libérales (CNAVPL), une structure qui regroupe de nombreuses caisses de retraites... parmi lesquelles se trouve la Cipav.

A en croire le nouveau directeur, tous ces dysfonctionnements ne seraient que de la vieille histoire. Et la maison, enfin sensibilisée au mal que son incurie provoque, ferait désormais beaucoup d'efforts pour essayer d'améliorer les choses.

Un exemple ? Afin de répondre plus rapidement à ses usagers, elle a récemment demandé à la Mutualité sociale agricole (MSA) de mettre à sa disposition l'un de ses centres d'appels téléphoniques. Désormais, les retraités à qui la Cipav oublie de verser leur pension et les cotisants à qui elle réclame indûment des sommes énormes auront un numéro de téléphone à composer pour se plaindre. C'est incontestablement un progrès..

 

 

 

12 04 16 Les chiffres qui révèlent l'angoisse des Français face à leur retraite

Le Figaro - Par Marie Théobald

LE SCAN ÉCO - Dans la cinquième édition de son baromètre sur les Français et la préparation à la retraite, Deloitte révèle que les Français épargnent en moyenne 1688 euros par an pour leur retraite.

La population vieillit. En 2060, 16,2% de la population française aura plus de 75 ans sur 74 millions de Français. Le système de financement est à bout de souffle. La branche vieillesse de la Sécu est toujours en déficit et les régimes de retraite complémentaire des salariés et cadres Agirc-Arcco viennent d'être sauvées in extremis. «La question de la pérennité de notre régime de retraite va sans aucun doute être au cœur des débats pendant les prochains mois. Les efforts d'épargne individuelle sont encore trop justes, il faut d'une part combler la carence d'information des Français pour s'y préparer de manière plus avisée, et que les acteurs et pouvoirs publics les aident en faisant évoluer le système et les dispositifs», commente Hugues Magron, Associé Conseil secteur assurances et protection sociale chez Deloitte. Deloitte a réalisé pour la cinquième fois, son baromètre sur les Français et leur retraite après avoir interrogé 4000 Français de 25 ans et plus, actifs ou retraités.

• Les Français sont inquiets du montant de leur retraite

75% des actifs interrogés sont inquiets du montant de leur pension future. La plupart d'entre eux (77% des actifs interrogés) estiment qu'ils auront besoin de compléter leur retraite par des ressources supplémentaires pour s'assurer un niveau de vie suffisant (activité rémunérée ou autre).

Symbole de leur inquiétude, les Français qui épargnent pour la retraite mettent en moyenne 1688 euros de côté par an pour leur retraite. Les futurs retraités anticipent un manque de ressources financières à la retraite représentant près d'un tiers de leur pension future... La préparation à la retraite est le premier motif d'épargne des actifs.

• Mais un peu moins dans le secteur public

Néanmoins on est moins inquiet dans la fonction publique (59%) que dans le secteur privé (64%). 15% des personnes interrogées dans le secteur privé pensent à exercer une activité rémunérée au cours de leur retraite afin de s'assurer d'un niveau de vie suffisant contre 9% dans le secteur public.

• Ils ne croient pas aux acteurs du systèmes...

42% des personnes interrogées ne font confiance à aucun acteurs dépositaires du système de retraite actuel (Sécu, mutuelles, institutions financières, Etat, syndicats, etc.).

• et manquent de connaissance

Seulement 14% des actifs sondés connaissent leurs droits à la retraite et les sujets économiques d'ordre général. Cette expertise se concentre principalement sur les hommes âgés de plus de 45 ans et appartenant à la CSP+. C'est généralement à partir de 40 ans que les Français commencent à se préoccuper de leur retraite.

En outre, plus de la moitié des actifs n'ont pas de vision claire des produits d'épargne disponibles. D'ailleurs, lorsque qu'ils choisissent un établissement pour gérer leur épargne, l'accessibilité et le conseil sont les deux premiers critères. Conséquence de cette opacité du système, la moitié des futurs retraités se tournent vers internet pour s'informer.

• Ce qu'ils recherchent quand ils épargnent

Lorsqu'ils choisissent un produit d'épargne, 59% des actifs recherchent le rendement. L'assurance vie, le plan d'épargne logement et les comptes sur livret sont les trois produits d'épargne privilégiés, selon Deloitte.

• Perspectives d'avenir

Pour la suite, 55% des Français estiment que, le système de retraite français finira par se transformer pour aller vers une retraite par capitalisation où chacun épargnera pour sa propre retraite.

 

 

 

13 04 16 Le gouvernement allemand débat d’une réforme des retraites

Les Echos

Thibaut Madelin

Confrontés à la chute de leur popularité, le SPD et la CDU veulent faire des retraites un thème clef. Objectif : stopper l’érosion des pensions.

Quinze ans après la grande réforme des retraites du chancelier Gerhard Schröder, l’Allemagne redoute un essor de la pauvreté chez les vieux et veut ajuster le tir. « Le niveau de la retraite générale ne doit pas baisser davantage mais doit être stabilisé au niveau actuel », a déclaré cette semaine le vice-chancelier social-démocrate (SPD) Sigmar Gabriel. Si la CDU de la chancelière Angela Merkel n’est pas prête à le suivre, il veut en faire un thème de campagne pour les élections de 2017.

Ce n’est pas comme si la grande coalition au pouvoir aie négligé les 20 millions de retraités allemands. Au 1erjuillet, ceux-ci bénéficieront de la plus forte hausse en 23 ans - jusqu’à 5,95% selon les régions. Par ailleurs, le gouvernement a donné un coup de pouce aux mères retraités et réduit l’âge du départ à la retraite pour certaines catégories d’employés. Enfin, la ministre des Affaires sociales Andrea Nahles veut présenter cette année un projet de retraite « solidaire » pour les plus démunis.

Revers

Mais, après les revers des élections régionales de mars, les deux partis du gouvernement sont confrontés à une chute spectaculaire de leur popularité et cherchent la parade. Dans une enquête d’opinion INSA publiée lundi, le SPD est tombé à 19,5 % d’intentions de vote, soit quatre points de moins qu’il y a un an. La CDU et son alliée bavaroise, la CSU, ont carrément dévissé à 31,5 %, soit près de dix points de moins sur un an.

Les deux camps souffrent de la crise des réfugiés, qui profite essentiellement au parti populiste AfD. Dans un pays vieillissant, ils veulent faire de la retraite un thème central. Pour l’heure, ils en sont au diagnostic. Selon les prévisions officielles, le niveau des retraites devrait passer de près de 48% des revenus moyens, actuellement, à 44% en 2030 et 40% dix ans plus tard. Le SPD veut stopper cette érosion, tout comme l’aile gauche de la CDU ainsi que la CSU.

Mais atteindre ce but, comme le souhaitent aussi les syndicats, risque de coûter plusieurs dizaines de milliards d’euros et de faire bondir les cotisations retraites. Celles-ci s’élèvent aujourd’hui à 18,7 %. Elles pourraient ainsi exploser à plus de 24 % du salaire brut, selon la « Frankfurter Allgemeine Zeitung ». Or réduire les coûts du travail tout en sauvegardant le système par répartition était précisément l’objectif de Gerhard Schröder. Quinze ans plus tard, le gouvernement pourrait également revenir sur le dispositif de retraite par capitalisation introduit par l’ancien ministre des Affaires sociales Walter Riester. « La retraite Riester est morte », affirme Horst Seehofer, le président de la CSU

En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/monde/europe/021839576900-le-gouvernement-allemand-debat-dune-reforme-des-retraites-1213667.php?ACYS3UOFkRpdtUqr.99

Revue de Presse semaine 14

REVUE DE PRESSE DE LA SEMAINE : 14

 

 

SOMMAIRE

05 04 16 L’emploi des séniors

05 04 16 Retraites complémentaires : importante baisse des pensions

07 04 16 « La catastrophe annoncée n’aura pas lieu » par Jean-Louis Malys, secrétaire national de la CFDT, chargé des retraites

 

 

 

05 04 16 L’emploi des séniors

Le cercle des epargnants  - 5 avril 2016

Le Conseil d’Orientation des Retraites (COR) s’est réuni la semaine dernière. La réunion était consacrée à la « Transition emploi-retraite ». Les membres du Conseil ont planché sur le niveau et l’évolution de l’emploi, et du chômage des seniors en France. Ils ont étudié les dispositifs de cumul emploi retraite, sujet que nous avons abordé dans un précédent article (http://www.cercledesepargnants.com/le-cumul-emploi-retraite-en-expansion). Nous nous focaliserons davantage dans celui-ci sur le niveau d’emploi et de chômage des séniors, qui sont si importants pour notre croissance économique.

Des résultats qui offrent une lecture double

Tout d’abord, le taux d’activité des séniors (55-64 ans) atteint 50,7 % d’actifs en 2014. Plus précisément, 47 % occupent un emploi et 3,7 % sont au chômage. Il s’agit là d’un niveau record, puisqu’il faut remonter à 1975 pour retrouver un tel niveau. Présenté ainsi, on peut considérer que c’est là une bonne nouvelle. Mais, lorsqu’on compare ce chiffre avec nos partenaires européens, c’est moins brillant. Avec 50,7 %, la France se situe en effet au-dessous de la moyenne européenne. Cette dernière est de 52 % en 2014. Sur la tranche d’âge 55-59 ans, nous sommes au-dessus, avec un taux d’emploi de 67,8 % contre 65,7 %. Mais la tranche d’âge 60-64 ans nous pénalise fortement, 25,3 % contre 36,6 %. Pour rappel, les pays de l’Union se sont fixés un objectif en matière d’emploi des séniors. En mars 2000, lors du Conseil européen de Lisbonne, les membres de l’Union ont en effet adopté la stratégie dite de « Lisbonne ». L’objectif était de faire de l’UE « l’économie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique du monde ». Le calendrier retenu était 2010. Et, parmi ces objectifs, le taux d’emploi des séniors devait atteindre 50 %. La France n’y est toujours pas.

Il faut tout de même reconnaître les progrès accomplis, tant nous partons de loin. Sur la période 2003-2014, le taux d’activité en France a ainsi augmenté de plus de 12 points. C’est même 17 points pour le taux d’emploi sur la période 2000-2014. Nous observons sur la période une double accélération. Une première entre 2000 et 2004, qui s’explique par l’arrivée des générations du baby-boom dans la tranche d’âge 55-59 ans. Les générations du baby-boom ont un taux d’activité élevé, ce qui mécaniquement améliore le ratio dans la tranche d’âge concernée. Une seconde accélération en 2008, que le COR attribue à des restrictions de dispositifs de sortie du marché du travail, dues aux réformes des retraites. De manière générale, la dynamique, la progression des taux d’activité ou d’emploi, se retrouvent dans les pays de l’Union. Entre 2000 et 2014, le taux d’emploi des 28 est passé de 36,9 % à 51,8 %. Il existe des disparités assez fortes entre pays. D’une manière générale, les pays scandinaves et l’Allemagne font figure de bon élève (74,0 % pour la Suède ; +28 points pour l’Allemagne).

En comparaison avec la France, là où les progrès européens sont les plus décisifs, ce sont sur la tranche d’âge 60-64 ans. Le taux d’emploi a progressé sur cette tranche et représente 36,6 %. Si bien que 60 ans n’apparaît plus comme « l’âge décisif ». C’est vrai pour les deux sexes, qui progressent de manière assez homogène (+13 et +15 points). La France, avec 25,3 %, accuse alors plus de 11 points de retard. Les effets des réformes tardent à produire leurs effets. Nous l’avons vu récemment (http://www.cercledesepargnants.com/les-effets-des-reformes-sur-le-systeme-des-retraites), la retraite anticipée pour carrière longue explique pour une bonne partie ce résultat. Contrairement au reste de l’Europe, le taux d’emploi des séniors à niveau de diplôme élevé est inférieur de 6 à 7 points sur la tranche 55-64 ans. Ce qui montre qu’indépendamment du problème de formation, qui concerne traditionnellement les séniors les moins diplômés, c’est aussi le rôle et la place accordés aux « séniors » (y compris diplômés) dans le monde de l’entreprise qui est à repenser, surtout par de la formation, vraiment adaptée et vraiment permanente.

 

 

 

05 04 16 Retraites complémentaires : importante baisse des pensions

Europe n°1 -Salomé Legrand

Le récent accord sur les retraites complémentaires pourrait entraîner une perte allant jusqu'à 17% de son montant pour les cadres.

Cotiser autant pour toucher moins. La dernière simulation du COR, le conseil d'orientation des retraites, va faire grincer des dents. Dévoilée mardi par Le Figaro, elle montre que l'accord sur les retraites complémentaires AGIRC-ARCCO conclu il y a six mois est synonyme de pertes conséquentes pour les futurs retraités. Pire, cela devrait être de plus en plus important au fil des générations.

Décote de 10%. Cet accord devait sauver le système en créant un bonus-malus pour inciter à travailler plus longtemps. Concrètement, un salarié qui part à la retraite dès qu’il a assez cotisé au régime de base voit sa pension complémentaire baisser de 10% pendant trois ans. A l'inverse, plus il continue à travailler après l’âge légal moins sa pension est impactée. La dernière simulation montre cependant une situation un peu différente. L’objectif des mesures est donc de décaler le départ à la retraite des salariés et des cadres affiliés à l'Agirc et à l'Arrco, mais le conseil d'orientation des retraites doute que cette mesure soit réellement efficace. Selon lui, si l'effet de la décote de 10% est important à court terme, une fois toutes les pensions prises en compte, un cadre aurait simplement besoin de décaler son départ d'un mois et un salarié de deux semaines pour effacer la différence.

Baisse importante. On s’aperçoit en effet que cette pension sera en baisse quoiqu’il arrive. Par exemple, un cadre né en 1959 et qui souhaite partir à la retraite dès l’âge légal perdra environ 14,5% de sa pension complémentaire. Et s’il continue à travailler pour éviter le malus, il perdra quand même 4,5% de pension. Au fil des générations la différence sera de plus en plus importante. Les cadres nés en 1990 pourront perdre entre 8 et 17% du montant de leur retraite complémentaire. Enfin, si jusqu’à présent la première pension de retraite d'un salarié n’était jamais inférieure à 2/3 à son dernier salaire, ce seuil pourrait être passé d’ici 15 à 20 ans.

 

 

 

07 04 16 « La catastrophe annoncée n’aura pas lieu » par Jean-Louis Malys, secrétaire national de la CFDT, chargé des retraites

Recueilli par Nathalie Birchem,  - La Croix

Il est caricatural de laisser penser que les pensions de l’ensemble des retraités pourraient baisser jusqu’à 18 %, comme on l’a entendu ces derniers jours. La catastrophe annoncée n’aura pas lieu. Il y a eu beaucoup de confusion autour de ce chiffre, qui émane d’une note du Conseil d’orientation des retraites (COR) publiée dans la presse.

Du fait des différentes réformes réalisées pour équilibrer les régimes de retraite, il y a effectivement un effort demandé sur les pensions. Mais il sera mesuré. En particulier, en octobre 2015, les partenaires sociaux, qui gèrent les retraites complémentaires, ont signé pour garantir leur équilibre de l’Agirc et de l’Arrco.

Je rappelle que ces deux caisses, qui n’ont pas la possibilité d’emprunter, auraient été en déficit en 2018 pour la première et en 2023 ou 2024 pour la seconde. Ce qui signifie que, sans ces décisions, nous aurions été obligés de diminuer la valeur nominale des pensions pour équilibrer les régimes.

Nous avons donc décidé une série de mesures, dont l’adoption provisoire, pendant trois ans seulement, d’une décote de 10 % des pensions de ceux qui ne prolongent pas leur activité au-delà de l’âge légal de départ à la retraite. Je rappelle que d’une part ce « coefficient de solidarité » ne s’applique pas aux retraités modestes, ceux qui sont exonérés de CSG, et que, d’autre part, il disparaît dès qu’on prolonge l’activité pendant un an. Au-delà, le malus se transforme même en bonus.

Cette mesure, ajoutée à d’autres, comme la désindexation et un nouveau calcul de la valeur du point, aboutira non pas à une baisse de la valeur nominale de la pension de retraite, mais, pour certains retraités seulement, à une baisse relative de la pension complémentaire, et uniquement celle-là, par rapport à ce qu’aurait été cette pension complémentaire sans réforme.

Le COR a calculé que pour un cadre né en 1959 qui choisirait de ne pas prolonger son activité, cela représente une perte pendant trois ans de 14,5 % de la pension complémentaire. Pour un non-cadre né en 1990, le COR dit que ça grimperait à près de 18 %, mais cette projection n’a pas de sens car beaucoup de choses vont bouger d’ici là. En particulier, la décote n’existera vraisemblablement plus. Et je répète qu’on parle bien de la seule part complémentaire, et uniquement des personnes concernées par la décote. Bref, il y a des raccourcis totalement faux.

En revanche, il est vrai que les réformes des dernières décennies, et pas seulement celle d’octobre 2015, aboutiront à diminuer le taux de remplacement, c’est-à-dire le rapport entre la première pension servie et le dernier salaire dans le futur. Un effort devra donc être fait, mais non dans les proportions qu’on nous annonce.

Recueilli par Nathalie Birchem

Revue de presse semaine 12

REVUE DE PRESSE DE LA SEMAINE : 12

 

 

SOMMAIRE

21 03 16 La France remet (doucement) ses seniors au travail

24 03 16 Retraites complémentaires : le déficit a légèrement diminué en 2015

24 03 16Le cumul emploi-retraite plébiscité par les médecins libéraux

05 03 16 Retraite des couples : halte aux idées reçues sur la pension de réversion !

 

 

 

21 03 16 La France remet (doucement) ses seniors au travail

Arnaud Lavorel - L’Opinion

Depuis le début des années 2000, la France a beaucoup amélioré le taux d’emploi de ses seniors mais étant partie de très bas, ses performances restent inférieures à la moyenne européenne

La transition entre l’emploi et la retraite est le thème de la prochaine réunion plénière du Conseil d’orientation des retraites, le 30 mars. L’occasion de faire le point sur les progrès réalisés en matière d’emploi des seniors en France comme dans le reste de l’Europe.

Avec 50,7 % d’actifs en 2014 (47 % en emploi et 3,7 % au chômage), le taux d’activité des seniors en France n’a jamais été aussi élevé en quarante ans. Le taux d’emploi des 55-64 ans a progressé quasiment partout en Europe au cours des quinze dernières années, en passant de 37 % en 2000 à 52 % en 2014. Dans ce contexte, la France ne figure donc pas encore parmi les bons élèves : elle est en dessous de la moyenne et n’a pas atteint l’objectif de la moitié des 55-64 ans en emploi fixé dans la stratégie de Lisbonne pour 2010.

A vrai dire, la France reste une exception à plusieurs égards. Elle a un taux d’emploi plus faible que la moyenne européenne aussi bien chez les jeunes que chez les seniors. Une situation qui, pour les seniors, est due à la forte baisse du taux d’emploi au tournant des 60 ans, puisqu’avant cet âge, le taux d’emploi des « jeunes » seniors est même supérieur à la moyenne (près de 68 %, contre 66 % en Europe). La baisse du taux d’emploi avec l’âge est générale mais en Europe, l’âge décisif de la cessation d’emploi n’est plus 60 ans mais plutôt 64 ans sous l’effet des réformes prises au cours des dernières années.

La barrière des 60 ans reste debout. Pour les hommes comme pour les femmes, c’est d’ailleurs le taux d’emploi à l’âge de 60 ans qui a le plus progressé en Europe (près de 20 points pour les hommes et 25 pour les femmes). Le taux d’emploi des Européennes de 55 à 59 ans a progressé en moyenne de 18 points, notamment sous l’effet de la fermeture progressive des dispositifs dérogatoires leur permettant de partir plus tôt à la retraite dans certains pays (Italie et Royaume-Uni). En France aussi la progression rapide chez les femmes de cet âge (+22 points) et globalement le taux d’emploi des seniors a même progressé plus rapidement que la moyenne européenne. Mais la barrière des 60 ans demeure, bien qu’atténuée par le recul de l’âge légal décidé en 2010.

Autre originalité française : on observe un décrochage du taux d’emploi des actifs les plus qualifiés notamment chez les hommes lorsqu’ils atteignent la soixantaine. Ainsi, le taux d’emploi des Français faiblement qualifiés est quasiment identique à la moyenne européenne entre 55 et 64 ans (un peu moins de 38 %) mais celui des seniors très qualifiés est inférieur de 7 points à cette moyenne (62 % contre 69 %). Une situation qui, là encore, se vérifie surtout après 60 ans.

Le faible impact de la réforme de 2014. En allongeant la durée de cotisation pour bénéficier d’une retraite entière à partir de 2020 sans toucher à l’âge légal, la dernière réforme de 2014 ne risquait pas de modifier sensiblement la donne. L’OCDE rappelle ainsi qu’en l’absence de nouvelle réforme, les Français qui intègrent aujourd’hui le marché du travail à 20 ans partiront à la retraite vers 63 ans, au lieu de 61 aujourd’hui contrairement à la majorité des autres pays de l’OCDE où cet âge demeurera 65 ans, voire passera à 67 ans.

La réforme de 2014 a néanmoins assoupli un mécanisme comme la retraite progressive qui peut inciter les actifs à partir un peu plus tard en permettant une diminution de l’activité professionnelle par palier : l’assuré travaille à temps partiel tout en percevant une partie de sa retraite en continuant d’acquérir des droits. Créé en 1988, ce dispositif n’avait jamais décollé. Cela semble changer puisque le nombre de bénéficiaires a plus que doublé en 2015. Mais avec seulement 0,6 % des retraites attribuées en 2015, on est encore loin d’une révolution culturelle.

 

 

 

24 03 16 Retraites complémentaires : le déficit a légèrement diminué en 2015

Par latribune.fr

Le déficit de l'Arrco ( salariés du privé) s'est aggravé à 1,532 milliard en 2015, contre 1,142 milliard un an plus tôt. Celui de l'Agirc (cadres) s'est quant à lui réduit.

Le déficit des régimes de retraites complémentaires Agirc-Arrco (cadres et salariés) a atteint 3,02 milliards d'euros l'année dernière, contre 3,15 milliards d'euros en 2014.

"Les mesures prises par les partenaires sociaux dans le cadre des accords paritaires ont permis de stabiliser" le déficit global des régimes de retraites complémentaires Agirc-Arrco, assurent les deux organismes, dans un communiqué publié mercredi 23 mars.

Le déficit des régimes de retraites complémentaires Agirc-Arrco est passé à 3,02 milliards d'euros en 2015. Dans le détail, l'Agirc (cadres) affichait un déficit de 1,487 milliard d'euros en 2015, en réduction d'un peu plus de 500 millions par rapport à 2014 (2 milliards). Le déficit de l'Arrco (salariés du privé) s'est en revanche aggravé à 1,532 milliard en 2015, contre 1,142 milliard un an plus tôt.

Le déficit des retraites complémentaires Agirc-Arrco atteignait 3,15 milliards d'euros au total en 2014.

Accord en octobre pour inciter les salariés à travailler plus longtemps

Pour rappel, le patronat et trois syndicats (CFDT, CFE-CGC, CFTC) ont entériné fin octobre un accord pour inciter les salariés à travailler plus longtemps, avec un système de bonus-malus, poursuivre la moindre revalorisation pendant trois ans et créer un nouveau régime réunissant l'Agirc et l'Arrco. Pour 2016, les partenaires sociaux ont acté une sous-revalorisation des pensions. Celles-ci seront en effet revalorisées d'un point de moins que l'inflation

 

 

 

24 03 16Le cumul emploi-retraite plébiscité par les médecins libéraux

Par AFP ,

Paris, 24 mars 2016 - Le nombre de personnes cumulant emploi et retraite n'a cessé d'augmenter depuis 2004 au sein des professions libérales, en particulier chez les médecins qui représentent 35% d'entre elles, révèle jeudi une étude de la Caisse nationale d'assurance vieillesse des professions libérales (CNAVPL).

"Le cumul emploi-retraite s'est véritablement développé au sein des professions libérales suite à la réforme de 2003" et concerne en 2015 près de 30.000 personnes contre environ 1.650 en 2003, écrit dans un document la CNAVPL qui fédère dix caisses de retraite des professions libérales.

La réforme Fillon de 2003 a permis, sous conditions, de cumuler revenus professionnels et pensions de retraite, entraînant une "croissance importante" des professionnels libéraux en situation de cumul, souligne la CNAVPL.

Pour les affiliés de la CARMF (Caisse autonome de retraite des médecins de France), la possibilité à compter du 1er janvier 2009, de cumuler, intégralement, revenu d'activité et pension de retraite a entraîné une importante augmentation du nombre de médecins en cumul emploi-retraite.

Entre 2009 et 2010, il a doublé, passant de 1.900 à 3.800, pour atteindre 10.650 en 2015, dont 7.107 ont entre 66 et 70 ans, détaille l'étude.

La CARMF, qui représente 20% des allocataires du régime de base de la CNAVPL, apporte ainsi plus de 35% des personnes en situation de cumul emploi-retraite, souligne le rapport.

La CARMF et la CAVEC (Caisse de retraite des experts-comptables et commissaires aux comptes) ont une "proportion de cumulants, parmi les allocataires de droit direct, égale à environ le double de la proportion de l'ensemble des professions libérales", constate le rapport.

Les revenus des médecins en situation de cumul emploi-retraite pour la tranche d'âge entre 61 et 70 ans représentent en moyenne plus de 80% de ceux des cotisants qui n'ont pas liquidé leur retraite.

Concernant les allocations, les affiliés de la CARMF en cumul emploi-retraite ont une pension 21% supérieure en moyenne à celles des médecins non-cumulants pour les mêmes tranches d'âge. Cette différence pourrait s'expliquer par des carrières plus longues et plus rémunératrices, notamment, chez ceux qui optent pour le cumul.

 

 

 

25 03 16 Retraite des couples : halte aux idées reçues sur la pension de réversion !

capital - 25/03/16 à 18:36

Au décès d’un assuré, tous les régimes de retraite de base et complémentaires prévoient le versement d’une pension de réversion, égale à une portion de la retraite du défunt : 50 %, 54 % ou 60 % selon les régimes. Les conditions d’attribution varient sensiblement d’un régime à l’autre. Et il n’est pas toujours facile d’y voir clair… D’autant plus que de nombreuses idées reçues ont la vie dure ! En voici 8, passées au détecteur de mensonge.

Les pensions de réversion ne concernent que les femmes : FAUX

Même si les femmes sont actuellement les principales bénéficiaires des pensions de réversion – 89 % des bénéficiaires sont des femmes -, car elles vivent plus longtemps que les hommes et sont généralement plus jeunes que leurs époux, les pensions de réversion ne leur sont pas réservées. Ce droit est ouvert aux femmes comme aux hommes.

Tous les couples stables peuvent prétendre à une pension de réversion : FAUX

Ce droit n’est ouvert qu’aux couples mariés, y compris aux couples de même sexe. Quelle que soit la durée de leur vie commune, les partenaires de Pacs et les concubins même notoires ne peuvent prétendre à rien, même s’ils ont eu des enfants ensemble.

Il faut avoir été marié pendant une durée minimum : PLUTÔT FAUX

Dans la quasi-totalité des régimes de retraite, vous pouvez prétendre à une pension de réversion quelle que soit la durée de votre mariage avec votre conjoint décédé. Toutefois, dans la fonction publique ainsi que dans le régime complémentaire des agents non titulaires (Ircantec), si vous n’avez pas eu d’enfants avec votre conjoint décédé, vous ne pourrez prétendre à une pension de réversion que si vous avez été marié pendant au moins 4 ans. A défaut, vous pourrez quand même percevoir une pension de réversion s’il avait accompli, depuis la date de votre mariage, au moins deux ans de services avant sa cessation d’activité. De même, dans la plupart des régimes complémentaires des professions libérales, une durée minimum de deux ans de mariage est exigée, si vous n’avez pas eu d’enfant avec votre conjoint décédé.

La durée de mon mariage a une incidence sur le montant de la pension de réversion : PLUTÔT FAUX

Que votre mariage ait duré 6 mois, 5 ans, 20 ans ou davantage, le montant de la pension de réversion à laquelle vous pouvez prétendre sera le même. Sauf dans un cas : si votre conjoint avait déjà été marié avant de vous épouser. La pension sera alors partagée au prorata de la durée respective de chaque mariage. Avec le distinguo suivant :

- pour les pensions versées par les régimes de base, le partage est effectué entre tous les les ex- conjoints même s’ils sont remariés.

- pour les pensions versées par les régimes complémentaires, le partage est effectué uniquement entre les ex-conjoints non remariés.

Je n’ai pas le droit à une pension de réversion si je perçois une retraite à titre personnel : FAUX

La perception d’une retraite personnelle ne vous interdit pas de percevoir une pension de réversion au décès de votre conjoint. Mais dans la mesure où dans les régimes de base le versement d’une pension de réversion est soumis à condition de ressources, il se peut que vous ne touchiez rien ou que son montant soit réduit si vous dépassez le plafond de ressources.

Si mon conjoint ou ex-conjoint est retraité, la pension de réversion me sera automatiquement versée à son décès : FAUX

Même si vous avez informé la caisse de retraite du décès de votre conjoint, le versement de la pension n’est pas automatique. Il faut expressément en faire la demande.

Si l’ex-épouse de mon mari décède, je vais récupérer sa part : VRAI ET FAUX

Dans les régimes de base, si un des bénéficiaires de la pension de réversion décède, une nouvelle répartition est effectuée : la part de l’ex-conjoint décédé est répartie entre les bénéficiaires restant. En revanche, dans les régimes complémentaires Arrco et Agirc, la part des bénéficiaires décédés n’est pas réattribuée.

Si je me retrouve veuve ou veuf avant 55 ans, je n’ai pas le droit à la pension de réversion : PLUTÔT VRAI

Vous ne pouvez pas toucher les pensions des différents régime de base avant 55 ans, sauf dans la fonction publique où le veuve ou la veuve d’un fonctionnaire peut toucher sa pension quel que soit son âge au décès de son conjoint. Mais si vous avez au moins deux enfants à charge au moment du décès de votre conjoint, vous pouvez percevoir immédiatement les pensions versées par les régimes complémentaires de salariés, Arrco et Agirc.

Nathalie Cheysson-Kaplan

Revue de Presse semaine 11

REVUE DE PRESSE DE LA SEMAINE : 11

 

 

SOMMAIRE

18 03 16 France: le taux d'emploi des seniors retrouve son niveau de la fin des années 70

 

 

 

18 03 16 France: le taux d'emploi des seniors retrouve son niveau de la fin des années 70

AFP

Le taux d'emploi des seniors en France a "quasiment" retrouvé en 2014 son niveau de la fin des années 70, mais reste inférieur à la moyenne européenne, souligne vendredi dans un rapport le Conseil d'orientation des retraites (COR).

En 2014, le taux d'emploi des 55-64 ans était de 46,9% en France contre 51,9% en moyenne dans les 28 pays de l'Union européenne, selon les chiffres de l'Office européen des statistiques Eurostat, cités par le COR chargé de faire des propositions pour assurer la solidité financière des régimes de retraite.

Mais "lorsqu'on neutralise les effets de structure par âge, la progression du taux d'emploi des 55-64 ans entre 2000 et 2014 est supérieure en France à la moyenne des pays de l'Union européenne", remarque le COR.

Entre 2000 et 2014, le taux a progressé en France de plus de 17 points, (passant de 29,9% à 46,9%), soit une progression plus importante que la moyenne de l'Union européenne (+15 points), pointe le rapport.

Le document qui compare également la situation en fonction des diplômes démontre que les seniors français les plus qualifiés sont moins souvent en emploi que dans le reste de l'UE. Le taux d'activité des 55-64 ans disposant d'un niveau de diplôme "moyen" et "élevé" y est plus bas de 6 et 7 points ( 47,4% et 61,5%) par rapport aux autres pays européens

Revue de presse semaine 10

REVUE DE PRESSE DE LA SEMAINE : 10

 

 

SOMMAIRE

08 03 16 Retraite progressive: mal connu, le dispositif ne compte que 5.000 bénéficiaires

 

 

 

08 03 16 Retraite progressive: mal connu, le dispositif ne compte que 5.000 bénéficiaires

LE PARISIEN

Seules 5.000 personnes environ bénéficiaient fin 2015 de la retraite progressive, qui permet aux plus de 60 ans de toucher une partie de leur pension en travaillant à temps partiel, le dispositif restant mal connu, selon une étude de la Cnav publiée mardi.

Dans le détail, la Caisse nationale d'assurance vieillesse recensait "5.208 bénéficiaires à fin décembre 2015", dont 63,5% de femmes, pour un âge moyen de 62 ans et 7 mois.

Grâce à ce dispositif, à partir de 60 ans, et à condition d'avoir validé 150 trimestres de cotisation, les salariés peuvent toucher une fraction de leur retraite en poursuivant une activité à temps partiel, et donc en continuant à cotiser pour améliorer le montant de leur retraite définitive.

Par exemple, un salarié ne travaillant plus qu'à 65% perçoit ainsi 35% de sa retraite, tout en cotisant.

L'activité salariée ne peut pas être supérieure à 80% de la durée légale du travail, ni inférieure à 40%.

En moyenne, le montant mensuel d'une pension progressive versée par le régime général s'élève à 403 euros par mois. Chez les hommes, ce montant moyen atteint 438 euros, contre 382 euros pour les femmes.

"Mis en place en 1988, ce dispositif reste peu connu", commente la Cnav, rappelant que la dernière réforme des retraites en a simplifié les conditions d'accès, dans le but de le rendre "plus attractif".

Un décret paru fin 2014 a ainsi instauré la possibilité de partir en retraite progressive avant l'âge légal de départ à la retraite (62 ans), ce qui explique en grande partie l'augmentation des attributions constatée en 2015.

Ainsi, 3.871 retraites progressives ont été attribuées (contre 1.502 en 2014), un chiffre en hausse de 158%, mais qui "reste encore marginal par rapport aux attributions de retraites personnelles", souligne la Cnav.

En 2015, la part des départs en retraite progressive par rapport à l'ensemble des départs n'est que de 0,6% (contre 0,3% en 2014)

Revue de presse semaine 09

REVUE DE PRESSE DE LA SEMAINE : 09

 

 

SOMMAIRE

29 02 16 Projet de loi Macron : toute la retraite supplémentaire doit être concernée selon l'Institut de la protection sociale

 

 

 

29 02 16 Projet de loi Macron : toute la retraite supplémentaire doit être concernée selon l'Institut de la protection sociale

Par NICOLAS THOUET -

Alors que le ministre de l'Economie Emmanuel Macron a annoncé qu'il allait présenter un projet de loi destiné à assouplir la norme prudentielle applicable aux dispositifs d'épargne retraite souscrits dans un cadre professionnel (Article 39, 83, Madelin), l'Institut de la protection sociale (IPS) demande à ce que cet assouplissement concerne tous les contrats liés à la retraite supplémentaire.

L'institut de la protection sociale (IPS) exige que tout les régimes de retraite supplémentaire soient soumis à la norme IORP

Une bouffée d’oxygène. Voilà comment l’Institut de la protection sociale (IPS) définit l’assouplissement annoncé, le 17 février dernier par le ministre de l’Economie Emmanuel Macron, du cadre prudentiel de l’épargne retraite en France. Dans un communiqué sur les retraites supplémentaires, le think tank rappelle que Solvabilité 2 est une norme inadaptée aux régimes de retraite. « Les organismes de retraite concernés se trouvent – avec l’application de Solvabilité 2 – contraints à une gestion d’actifs à courte vue, totalement inadaptée à leurs engagements qui s’établissent à plus de 15 ans », précise Michel Clerc, directeur général de la mutuelle Médicis.

EVITER LA PÉNALISATION DU MARCHÉ FRANÇAIS

De fait, pour l’IPS, replacer les retraites françaises au sein de l’autre directive européenne (IORP), comme l’entend Emmanuel Macron, aurait plusieurs avantages. Tout d’abord, cela évitera les risques de concurrence déloyale entre opérateurs soumis à des contraintes prudentielles différentes. Ensuite, cette réforme pourrait conduire les investisseurs institutionnels concernés à viser des horizons de placement plus longs.

ETENDRE LE PROJET DE LOI AU PERP

Pour autant, si les 130 Md€ d’encours pris en compte dans le projet de loi Macron ne concernent aujourd’hui que les contrats à cotisations et prestations définies, ainsi que les contrats Madelin, l’IPS insiste pour que l’assouplissement s’étende aux autres produits de retraite supplémentaire, notamment individuels. « D’autres systèmes de retraite, comme les Plans d’épargne retraite populaire (Perp) par exemple, sont soumis à la même problématique et risquent donc de subir la concurrence des fonds de pension étrangers s’ils restent soumis à la norme Solvabilité 2 », indique Sylvain Grégoire, membre de l’IPS et pilote du pôle d’expertise dédié à la réforme de l’épargne retraite.

En attendant le projet de loi présenté fin mars devant le Conseil des ministres, retrouvez plus d’informations sur le Fonds de retraite professionnelle supplémentaire (FRPS) voulu par le ministre de l'Economie, dans l’Argus de l’assurance N°7447, daté du 4 mars 2016

Revue de presse semaine 08

REVUE DE PRESSE DE LA SEMAINE : 08

 

 

SOMMAIRE

23 02 16 Un retraité sur quatre perçoit une pension de réversion

 

 

 

23 02 16 Un retraité sur quatre perçoit une pension de réversion

M. Dagman

DOSSIER FAMILIAL

pension-reversion.jpg

Un retraité sur quatre perçoit une pension de réversion

Près de 4,3 millions de personnes vivant en France ou à l’étranger perçoivent une pension de réversion. La grande majorité des bénéficiaires sont des femmes de plus de 60 ans pour qui la réversion constitue un quart de leur retraite.

Versée aux époux ou ex-époux survivants, la pension de réversion est perçue par près d’un quart des retraités, indique une étude du 23 février de la Drees, l’antenne statistique du ministère des Affaires sociales. La grande majorité des bénéficiaires de cette pension sont des femmes de 60 ans ou plus.

Les veuves touchent 642 euros de pension de réversion en moyenne

En effet, la réversion - qui correspond au pourcentage du montant de la retraite auquel aurait eu droit le conjoint décédé – constitue une part non négligeable de la retraite des femmes (23 % du montant de leur pension, qu’elles touchent ou non une réversion). En moyenne, les veuves reçoivent 642 euros au titre de la pension de réversion, soit un montant plus de deux fois supérieur à celui perçu par un veuf (304 euros). « Les hommes bénéficiaient, avant leur décès, d’un niveau de pension direct plus élevé que les femmes, ce qui entraîne mécaniquement une pension de réversion versée aux femmes plus élevées », explique la Drees.

Réduction de l’écart entre la retraite des femmes et des hommes

Pour ces épouses ou ex-épouses, ce « droit dérivé », la réversion, représente près de la moitié de leur pension totale moyenne (avantages, accessoires ou minimum vieillesse inclus) contre 17 % pour les époux survivants. Ainsi, la pension de réversion « contribue à réduire l’écart entre leurs retraites et celles des hommes » note la Drees.

Notons également que pour près d’1,1 million de pensionnés, la réversion constitue l’unique pension de retraite. Comment l’expliquer ? Soit parce que ces retraités n’ont pas encore liquidé leurs droits directs, soit parce qu’ils n’ont acquis aucun droit ou pas suffisamment pour percevoir une rente directe. La quasi-totalité de ces personnes (96 %) sont des femmes, ajoute l’étude de la Drees.

Enfin, la part de la réversion dans la retraite des femmes diminue au fil des générations. Sa part était plus élevée pour les veuves des anciennes générations qui disposaient de droits directs plus faibles que pour les retraitées actuelles. Pour les femmes bénéficiaires d’une pension de réversion, au fil des années, la part du droit dérivé dans la pension totale est de plus en plus faible à âge donné, analyse la Drees. En raison de leur insertion plus grande sur le marché du travail et de l’amélioration de leurs carrières, elles perçoivent des droits directs de plus en plus élevés au fil des générations. À cela s’ajoute le fait qu’elles dépassent plus souvent le plafond de ressources et disposent donc de droits dérivés plus réduits, souligne l’étude

Revue de presse semaine 07

REVUE DE PRESSE DE LA SEMAINE : 07

 

 

SOMMAIRE

15 02 16 Compte Personnel d'Activité... Et la retraite?

17 02 16 Retraites : travailler jusqu'à 63 ans en 2025 ?

 

 

 

15 02 16 Compte Personnel d'Activité... Et la retraite?

Huffington post  (blog) - Minetou Ndiaye

Consultante en assurance de personnes et protection sociale, membre du think tank Génération libre

L'accord sur le Compte Personnel d'Activité (CPA), signé lundi dernier, a réussi à faire l'unanimité: il ne satisfait personne, ni syndicats, ni patronat. Si l'individualisation des droits s'inscrit dans une logique de refonte progressive de notre système de protection sociale, le CPA ne vise, pour l'instant, que le rassemblement des comptes formation et pénibilité. Il ne résout pas un des sujets majeurs pour les salariés: la retraite.

Entre hausse du nombre de retraités en France et baisse des cotisants, le déficit des caisses de retraite n'a pas fini de se creuser. Et lorsque la retraite fait l'actualité, c'est désormais surtout pour aborder le déficit ou le gel des prestations. S'ajoute à cela l'inquiétude de la jeune génération qui rentre dans la vie active tardivement -les études s'allongent et les difficultés à accéder à un premier emploi se multiplient- et voit la durée de cotisation s'allonger sans cesse.

Aujourd'hui, l'alternative est claire : les gouvernements peuvent continuer à colmater les fissures au fil des réformes; ou, enfin, saisir l'opportunité de proposer un nouveau financement et une nouvelle approche. Une approche qui, cette fois-ci, tiendra compte des mutations sociales. Cela passe par une nouvelle façon d'appréhender le travail, le chômage et globalement la protection sociale (cf la note complète de GenerationLibre sur le sujet).

La retraite est morte, vive le compte personnel à vie!

L'une des solutions, prisée par des économistes tels que Thomas Piketty et Antoine Bozio, est le modèle suédois. Reposant sur un système à points, où la somme des pensions est proportionnelle aux cotisations versées, et sur un taux de cotisation modulable, le modèle suédois permet une individualisation des droits.

A l'heure où être retraité ne signifie plus être inapte, il est temps de permettre à chacun de travailler plus longtemps, de faire une pause pendant sa vie professionnelle, de choisir l'âge de sa retraite.

Couplée à cette individualisation du système de protection sociale, l'instauration d'un revenu universel permettrait de garantir à tous, retraités compris, un "filet de sécurité". Dans sa proposition de "LIBER", le think-tank GenerationLibre préconise de verser à chacun, de façon inconditionnelle, une allocation de base financée par l'impôt.

Gage d'autonomie et de sécurité, l'idée du revenu universel est discutée aux quatre coins du monde, France comprise! Le CNNum l'a évoqué dans son dernier rapport à Myriam El Khomri. Ce "revenu de base" ou "revenu d'existence" jouerait un rôle essentiel, comme "matelas de survie", dans une société où les indépendants se multiplient et alternent phase d'activité et d'inactivité. Ces mécanismes, désormais dans le débat public, invitent à repenser les notions traditionnelles de "retraite" et de "carrière".

En aurions-nous bientôt fini du triptyque étude/emploi/retraite?

Dans un monde qui évolue et qui ne nous attend pas, arrêterons de nous cacher derrière des mesurettes et entamons une réelle réflexion sur la notion même de "travail". Repenser le travail est une condition essentielle pour faire évoluer le débat sur la retraite.

D'abord, parce que le système de retraite actuel fonctionne avec des cloisonnements qui pénalisent la mobilité et l'employabilité des individus qui atteignent l'âge de la retraite. Autant de savoirs non optimisés...

Ensuite, parce que les mutations sociales et économiques poussent les Français à s'adapter et à envisager leur carrière professionnelle autrement. Aux carrières verticales, se substituent les expériences horizontales. La notion de "slasher" se répand et nombreux sont les jeunes qui cumulent plusieurs emplois souvent pour des raisons financières. L'"ubérisation" de l'emploi, et l'ère post-salariale qu'elle présage, remet en cause le modèle traditionnel. Le CDI, par exemple, "saint graal" de nos parents, perd du terrain.

Qu'attendons-nous pour réagir?Alors que notre fonctionnement actuel est en décalage avec les réalités socioéconomiques et que notre système est au bord du gouffre, des propositions concrètes et réalisables existent pour sortir de l'impasse. Si la protection sociale était fidèle à sa mission d'origine de réduction des inégalités, elle militerait pour sa propre transformation. Reste à savoir si l'Etat aura la volonté et le courage politique nécessaires pour s'y atteler.

Pour en savoir plus: retrouvez la note complète de GenerationLibre.

 

 

 

17 02 16 Retraites : travailler jusqu'à 63 ans en 2025 ?

La tribune

  Sans avancer de chiffrage, l'Institut Montaigne affirme que les effets d'un recul de l'âge de la retraite sont plus importants que ceux d'une augmentation de la durée de cotisation.

Dans un rapport publié mercredi, l'Institut Montaigne propose de rallonger la durée de cotisation et de faire converger les retraites du public avec celles du privé.

Travailler plus longtemps et aligner les régimes privés et publics de retraite sont les deux axes proposés mercredi 17 février par l'Institut Montaigne, think tank libéral, pour assurer l'avenir des retraites.

Malgré les réformes successives, six depuis 1993, la question du financement des retraites "n'est pas réglée" et "une nouvelle réforme sera nécessaire", estime l'Institut dans un document rendu public mercredi.

43 ans de cotisations

Premier axe : porter l'âge de départ à 63 ans (au lieu de 62) et la durée de cotisation à 43 ans en 2025. La loi de 2014 prévoit bien un allongement de la durée de cotisation, mais plus progressif, d'un trimestre tous les trois ans à partir de la génération 1958, jusqu'à 43 ans (172 trimestres) en 2035, soit pour les générations 1973 et suivantes.

Sans avancer de chiffrage, l'Institut Montaigne, créé par l'homme d'affaires Claude Bébéar en 2000, affirme que les effets d'un recul de l'âge de la retraite sont plus importants que ceux d'une augmentation de la durée de cotisation.

Toutefois, le taux d'emploi des 55-64 ans en France reste faible (48,9%), contre 66,1 % pour la moyenne des pays de l'OCDE, selon des données de l'organisme.

Vers la fin des régimes spéciaux ?

Deuxième axe de réflexion : l'institut propose de faire converger davantage les régimes publics et privés. Différentes réformes ont rapproché les situations mais il reste, selon le think tank, la question du "calcul des droits". La pension de retraite des agents de l'Etat et des bénéficiaires de la plupart des régimes spéciaux est calculée sur les six derniers mois, alors que celle des salariés du privé l'est sur les 25 meilleures années.

L'Institut Montaigne suggère un alignement rapide, pour toutes les personnes à plus de sept ans de la retraite. Un tel rapprochement des régimes répond à un objectif financier mais est aussi "la condition de l'acceptation d'efforts partagés par tous".

Dans le collimateur de l'Institut, figure aussi la prise en compte de la pénibilité, qui peut permettre un départ anticipé à la retraite, "un piège politique" auquel "il faudrait avoir le courage de renoncer purement et simplement", au profit du développement de prévention

Revue de presse semaine 05

REVUE DE PRESSE DE LA SEMAINE : 05

 

SOMMAIRE

02 02 16 Retraite : ces seniors qui continuent à travailler

04 02 16 Privatisations, fonctionnaires, retraites, dépenses : le plan choc de Nicolas Sarkozy

02 02 16 Retraite : ces seniors qui continuent à travailler

FRANCE 2Francetv info

Plus de 400 000 personnes cumulent aujourd'hui une pension et un emploi. Le chiffre est en constante augmentation.

À 75 ans, Jacques Balian est toujours au travail. Avec sa femme, il a monté son entreprise de transport dans l'Yonne, il y a 40 ans, et pas question de s'arrêter. Avec son taxi, il parcourt parfois quelques centaines de kilomètres par jour, mais cela lui va bien. "Plus je roule, mieux je me porte (...). Qu'est-ce vous voulez que je fasse à la maison ?", témoigne-t-il. "Si je m'arrête, je vais voir que des vieux", ironise le chauffeur. Au volant de son autobus, son épouse Jeanine ne ressent pas non plus le poids des années."On a des visites médicales tous les ans. On fournit nos analyses, on regarde nos réflexes, nos yeux", assure-t-elle à France 2.

"Le jour où j'aurais le moindre doute, j'arrêterai"

À Paris, Philippe Breil, chirurgien, ne compte pas s'arrêter de travailler malgré ses 69 ans. "Je suis programmé pour faire ça. Je fais ce métier, je suis passionné, je progresse toujours un peu plus", explique-t-il. Il assure que ces gestes n'ont pas changé. "Le jour où j'aurais le moindre doute, j'arrêterai", assure le docteur. Plus de 400 000 personnes cumulent aujourd'hui un emploi et une pension

 

04 02 16 Privatisations, fonctionnaires, retraites, dépenses : le plan choc de Nicolas Sarkozy

Sebastien Valente - Extrait de l’article des Echos

……………………………

« Dès l’été 2017, il y aura un projet de loi retraite pour repousser l’âge légal à 63 ans dès 2020 et 64 ans dès 2025. Cela représente près de 20 milliards d’euros d’économies une fois la réforme montée en charge. (...) Je supprimerai le compte pénibilité qui est une usine à gaz et une bombe à retardement en terme de coût pour les entreprises.

« La réforme des retraites que je propose s’appliquera naturellement aux régimes spéciaux. A tous. Il faudra également aligner les règles de calcul des retraites des nouveaux fonctionnaires sur celles des salariés du secteur privé, donc sur les 25 dernières années, mais en y incluant les primes. »

Assurance-maladie

« Nous devrons assumer de passer le taux moyen de remboursement de 76 % aujourd’hui à 73 %, avant prise en charge par les régimes complémentaires (...) Il faudra également supprimer l’aide médicale d’Etat, dont le coût dérive depuis 2012 et choque nos compatriotes ».

………………………..

En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/politique-societe/politique/021670881510-privatisations-fonctionnaires-retraites-depenses-le-plan-choc-de-nicolas-sarkozy-1197680.php?2ixtLr2dsghyPQ3X.99

Revue de presse semaine 04

REVUE DE PRESSE DE LA SEMAINE : 04

 

SOMMAIRE

27 01 16 Pourquoi la retraite obsède les Français de plus de 45 ans

28 01 16 Chez les seniors, conduire le plus longtemps possible est bon pour la santé

28 01 16 2015, nouvelle année du chômage des seniors

27 01 16 Pourquoi la retraite obsède les Français de plus de 45 ans

BFM business

77% des Français âgés de 45 ans et plus souhaiteraient partir à la retraite dans les cinq années à venir selon le rapport annuel de HSBC, le chiffre le plus haut derrière l'Argentine. Mais malgré cela, bon nombre d'obstacles se dressent devant les actifs désireux de quitter plus tôt leur poste.

Plus tôt la retraite arrivera, mieux cela vaudra. C'est ce que semblent penser les actifs français de plus de 45 ans, au vu des résultats de la dernière édition du rapport mondial sur les retraites de la Banque HSBC (*). Plus des trois-quarts (77%) des actifs de 45 ans ou plus souhaiteraient, s'ils le pouvaient, partir à la retraite dans les cinq années à venir. Un chiffre plus fort qu'au Royaume-Uni (75%), aux États-Unis (72%), en Australie (74%) ou encore à Hong Kong (57%). En fait il n'y qu'en Argentine que ce taux est plus élevé (78%).

graphesemaine05

HSBC -

Des difficultés financières

Pourquoi donc les "pré-retraités", comme les auteurs de l'étude les appellent, sont tentés de quitter rapidement le marché du travail? Pour tout un ensemble de raisons. La moitié d'entre eux citent la possibilité de voyager et de se consacrer à d'autres centres d'intérêt. 34% invoquent le poids de la "routine professionnelle" et presque autant (33%) veulent passer plus de temps avec leur famille. Dans la même logique beaucoup (24%) souhaitent rejoindre un conjoint qui lui profite déjà de jours heureux à la retraite.

Certains considèrent que leur carrière plafonne puisque 26% affirment avoir "professionnellement accompli tout ce qu'ils pouvaient" et 17% ne sont plus satisfaits par leur carrière. Enfin et non des moindres, 25% d'entre eux jugent que le travail nuit à leur santé physique et/ou mentale. En revanche, ils sont très peu à considérer que le travail a un impact négatif sur leurs relations (2%).

 graphe3semaine05

HSBC -

Sauf que dans les faits, beaucoup de ces personnes (54%) ne partiront pas dans les cinq années à venir. Et ce en raison de plusieurs obstacles. Mais le principal reste d'ordre financier: 86% des actifs âgés de 45 ans et plus souhaitant partir dans les cinq années à venir invoquent des difficultés financières.

Certains évoquent leur fort niveau d'endettement (20%), d'autres affirment avoir des personnes à charge (27%). Surtout, les deux-tiers indiquent ne pas avoir assez épargné.

graphe2semaine04

HSBC -

Autres résultats de l'étude, relativement peu surprenants, les actifs s'attendent à voir leur niveau de vie diminuer une fois la retraite venue. 45% d'entre eux envisagent cette hypothèse, ce qui est confirmé par les retraités qui déclarent à 49% que leur niveau de vie a effectivement reculé.

Les actifs s'attendent également à ce que leurs relations avec leurs amis (17%), époux (15%) enfant (19%) et petits-enfants (20%) s'améliorent. Des attentes qui sont là encore vérifiées par les constats des retraités (voir infographie ci-dessous).

graphesemaine04

HSBC -HSBC -

Dernier chiffre, plus inquiétant: 10% des actifs estiment qu'ils n'auront jamais assez de revenus pour se permettre d'arrêter totalement de travailler. Un chiffre en hausse de 4% par rapport à l'an passé.

(*) L'étude de HSBC a été effectuée auprès de 18.207 personnes dans 17 pays. 1.012 individus ont été interrogés en France

 

28 01 16 Chez les seniors, conduire le plus longtemps possible est bon pour la santé

La Depeche

Continuer à conduire le plus longtemps possible ne permet pas seulement aux personnes âgées de rester indépendantes : une nouvelle étude américaine montre en effet que les seniors qui conduisent encore sont également en meilleure santé.

Une équipe de chercheurs de la Mailman School of Public Health (rattachée à l'université Columbia de New York) a examiné 16 études précédentes s'étant penchées sur la santé de conducteurs des deux sexes âgés de 55 ans et plus, puis a comparé ces résultats avec des données provenant de conducteurs actuels.

Cette étude montre qu'après l'arrêt de la conduite, les seniors voient leur risque de développer des symptômes dépressifs quasiment doubler. La probabilité d'être admis dans une maison de retraite ou un foyer spécialisé est alors multipliée par cinq.

De même, bien que beaucoup de ces seniors aient arrêté de conduire par suite d'un déclin de leurs capacités physiques et cognitives, les résultats de l'étude montrent clairement que ce déclin n'a fait qu'empirer après leur abandon du volant.

L'arrêt de la conduite a également provoqué une réduction de 51% de la taille des cercles sociaux de ces seniors, les femmes connaissant une baisse plus forte dans ce domaine que les hommes. Ceci pourrait contribuer à l'aggravation de l'état de santé observé dans les autres domaines. "Les personnes âgées qui ont arrêté de conduire substituent petit à petit les activités intérieures et domestiques aux activités extérieures, et il se peut que ces activités d'intérieur ne soient pas aussi bénéfiques pour la condition physique qu'une occupation extérieure, comme un emploi ou une activité bénévole", explique Thelma Mielenz, l'une des responsables de l'étude. "Quand le temps est venu de cesser de conduire, il est important d'établir un programme personnalisé pour préserver ses fonctions de mobilité et sa vie sociale."

Les résultats de cette étude sont publiés dans le Journal of the American Geriatrics Society.

Selon l'Association américaine de l'automobile (AAA), les seniors sont parmi les conducteurs les plus sûrs, et leur risque d'accident est moindre, car ils portent plus facilement leur ceinture, respectent mieux les limitations de vitesse et sont moins susceptibles de prendre le volant après avoir consommé de l'alcool.

Cependant, leur fragilité allant croissant, les seniors sont naturellement plus enclins à souffrir de blessures graves -- ou à trouver la mort -- en cas d'accident. En prenant en compte ce risque accru, l'AAA a lancé en 2003 aux États-Unis un programme spécifique (Lifelong Safe Mobility) destiné à permettre aux seniors de continuer à conduire le plus longtemps et le plus sûrement possible, et à rester mobiles même après leur arrêt de la conduite

 

28 01 16 2015, nouvelle année du chômage des seniors

PAR FRANÇOIS LENGLET - RTL

Sur les 90.000 nouveaux sans-emploi de l'année 2015, 69.000 sont des chômeurs de plus de 50 ans. Le chômage des seniors a ainsi progressé de 8,4% sur un an, alors que celui des 25-49 ans s'est à peu près stabilisé, et que celui des jeunes (les moins de 25 ans) a même baissé. L'année 2015 est l'année du chômage des seniors. Une nouvelle année, devrions-nous dire. Car le chômage des seniors a doublé depuis cinq ans. Il atteint aujourd'hui 900.000 personnes en France.

Comment peut-on expliquer un tel bond ? C'est simplement la conséquence de la réforme des retraites de 2010, qui a retardé à 62 ans l'âge auquel on peut toucher sa pension au taux maximal. Du coup, les salariés "quinquagénaires plus" restent sur le marché du travail, soit en emploi lorsqu'ils le peuvent - c'est vrai que le taux d'activité des seniors a progressé depuis cette réforme - soit, lorsqu'ils ne le peuvent pas, au chômage, le temps d'accumuler les trimestres qui leur manquent. Ils se trouvent dans une sorte de pré-retraite qui ne dit pas son nom. On a interdit les préretraites parce que les entreprises s'en servaient pour se débarrasser de leurs seniors, qu'elles jugeaient trop coûteux, ou bien pas assez souples, ou pas assez bien formés. Mais du coup, elles contournent cette interdiction en les licenciant et en les mettant à Pôle emploi.

Le nombre de ruptures conventionnelles a littéralement explosé ces dernières années, en particulier pour les seniors

François Lenglet

Le licenciement est facilité par la fameuse rupture conventionnelle. Cette transaction individuelle permet de quitter l'entreprise sur un accord mutuel, avec des indemnités et en ayant droit au chômage. Tout cela peut aussi se faire avec l'accord du salarié, qui n'est pas mécontent de toucher un peu d'argent et d'avoir quelques années d'inactivité avant l'heure. À plus de 50 ans, on a en effet le droit à trois ans d'indemnités, à 70% du salaire net. Le nombre de ruptures conventionnelles a littéralement explosé ces dernières années, en particulier pour les seniors.

Les comptes de l'assurance-chômage peuvent difficilement supporter cela. Il y a aujourd'hui 4 à 5 milliards de déficits annuels, et une dette cumulée de 25 milliards. L'Unedic, qui gère l'assurance-chômage, est devenue le fonds de solidarité qui prend en charge la flexibilité "à la française", avec ces faux pré-retraités, les intermittents du spectacle et le régime spécifique des intérimaires. Les partenaires sociaux (syndicats et patronat) sont entrés en négociation pour établir de nouvelles règles d'indemnisation. Le comble, c'est qu'on nous parle aujourd'hui de dégressivité des allocations, pour redresser les comptes, alors qu'il ne serait pas plus bête de commencer par limiter les abus du système actuel

Revue de presse semaine 02

REVUE DE PRESSE DE LA SEMAINE : 02

SOMMAIRE

12 01 16 Protection sociale : les futurs efforts portés par les plus de 60 ans ?

15 01 16 «Pour une retraite agricole décente à 85 % du Smic»

12 01 16 - Protection sociale : les futurs efforts portés par les plus de 60 ans ?

Le Point.fr

Après les jeunes et les actifs, c'est au tour des plus de 60 ans de faire des efforts, selon France Stratégie, organisme placé sous la tutelle de Matignon.

"Au vu de la situation des différentes classes d'âge" - niveau de vie, contribution nette au système de protection sociale -, "il apparaît difficile de mettre davantage à contribution les plus jeunes et les actifs", écrit-il mardi dans une analyse intitulée "Les jeunes sont-ils sacrifiés par la protection sociale ?" "Une baisse du transfert net perçu par les plus de 60 ans apparaît nécessaire", poursuit l'étude. Le transfert net est la somme de ce qu'un individu reçoit en moyenne en prestations sociales (maladie, retraite, chômage...), moins la somme de ce qu'il paie en taxes et cotisations, rapporté au PIB par tête.

La hausse des dépenses due aux plus âgés

Ainsi, les auteurs relèvent que la progression globale des dépenses de protection sociale, de 14,5 % à 31,9 % du PIB entre 1959 et 2013, est dans sa "quasi-totalité" due à la hausse des dépenses les plus concentrées sur les plus âgés. La hausse est d'abord imputable à la démographie. "L'arrivée aux âges élevés des générations nombreuses du baby-boom renforce la contribution des plus âgés au financement de la protection sociale, mais cette arrivée alimente en retour des dépenses de protection sociale sensiblement plus importantes", peut-on lire.

Néanmoins, même si la dépense moyenne dont bénéficie un individu de plus de 60 ans est toujours nettement plus élevée que celle dont bénéficie un individu de moins de 25 ans, cette dépense rapportée au PIB par tête a augmenté dans les deux cas au même rythme (+ 15 %) entre 1979 et 2011, nuance France Stratégie. Mais, étant donné les niveaux de dépenses de départ, cette évolution correspond à une hausse de dix points de PIB par tête pour les plus de 60 ans contre seulement deux points de PIB par tête pour les moins de 25 ans.

Plus de pauvres chez les jeunes que chez les plus de 60 ans

Du côté des prélèvements, l'organisme relève que les actifs sont mis davantage à contribution que par le passé, tout comme les plus âgés qui le sont deux fois plus qu'il y a 20 ans du fait notamment de la CSG (contribution sociale généralisée) mise en place en 1991. Ainsi, le taux de prélèvements est passé pour les 25-59 ans, de 27 à 37 % entre 1979 et 2011 et d'environ 10 % à près de 20 % pour les plus de 60 ans. Pour les moins de 25 ans, la progression a été nettement plus faible (26,7 % en 1979 contre à 29,5 % en 2011) et pour cause, la situation relative des jeunes, qui rentrent plus tardivement sur le marché du travail, se dégrade.

La pauvreté touche aujourd'hui 2,5 fois plus souvent les moins 25 ans que les plus de 60 ans, alors que le niveau de vie moyen des moins de 25 ans qui représentait 88 % de celui des plus de 60 ans en 2002, est passé à 82 % en 2012.

Au contraire, le niveau de vie des retraités, lui, s'est amélioré dans le temps. Il s'élevait à 70 % de celui moyen de la population en 1970 pour atteindre 105 % en 2013

 

15 01 16 «Pour une retraite agricole décente à 85 % du Smic»

Publié le 15/01/2016

Les retraités agricoles en ont assez et veulent que leurs revendications soient enfin entendues. Hier, Jeanine Delfour, présidente de l'association nationale des retraités agricoles de France (ANRAF) a rencontré à Montauban la députée Valérie Rabault, également rapporteur général de la commission des finances de l'Assemblée nationale. Le but : être entendu et obtenir de réelles avancées en faveur des retraites agricoles. Dans le département, l'association compte près de 1 000 adhérents. Rencontre avec Jeanine Delfour (photo DDM, Manu Massip).

Depuis le 1er janvier, les chefs d'exploitations ayant effectué une carrière complète touchent désormais 73% du Smic. Ce montant s'élèvera à 74% l'année suivante et à 75 % en 2017. Êtes-vous satisfaite pour autant ?

Ce n'est pas une amélioration car je viens d'apprendre que le montant de notre retraite ne sera pas indexé sur le SMIC. Donc, en fin de compte, il va retomber très bas. La pension de retraite ne doit pas être indexée. En plus, pour bénéficier de ce montant, il faut justifier pour les retraités avant le 1er janvier 1997, de 32 à 37,5 ans d'activité comme chef d'exploitation et pour ceux après le 1er janvier 1997, de 17,5 ans. De toute façon, nous, nous battons pour une retraite décente à 85% du Smic et ce, pour tous, hommes et femmes. Vous savez, la retraite moyenne d'un agriculteur est de 770 euros et celle d'une femme 520 euros.

Quelles sont vos autres revendications ?

On veut le relèvement du revenu fiscal de référence , le rétablissement de la demi-part pour les veufs et veuves mais aussi l'application réelle, je dis bien réelle, du taux de réversion qui est de 54 %. Aujourd'hui, à cause de certains critères, le taux est bien inférieur. Moi, par exemple, depuis le début de l'année, j'ai appris que j'allais perdre 75 euros par mois parce que j'ai atteint un certain plafond, en sachant qu'entre ma retraite et ma pension de réversion, je touche 950 euros chaque mois. Je ne trouve pas ça acceptable que nous, les retraités agricoles, nous percevions si peu par rapport au travail accompli. Vous savez, depuis 20 ans que l'association existe, il y a eu très peu d'avancées.

Comment l'expliquez-vous ?

Il n'y a pas de volonté politique. Aucun gouvernement jusqu'à présent n'a voulu remettre les choses à plat. Ce n'est pas assez électoral si vous voyez ce que je veux dire. Je crois qu'on oublie que lors des deux guerres mondiales, on était là pour nourrir la population. J'en ai marre d'entendre certains politiques affirmaient qu'ils nous comprennent car leur grand-père était agriculteur. À la place de dire cela, il faut agir et résoudre les problèmes. J'ai l'impression qu'on a trouvé un appui avec Mme Rabault qui nous écoute et nous a assuré qu'elle allait faire remonter nos revendications. En plus, elle souhaite mettre en place une sorte de table ronde entre le gouvernement et tout le monde agricole pour faire avancer les choses

Revue de presse semaine 01

REVUE DE PRESSE DE LA SEMAINE : 01

SOMMAIRE

05 01 16 Juppé : "la priorité est de décaler l'âge de départ à la retraite à 65 ans"

05 01 16 Pour Philippe Martinez, la retraite à 65 ans n'est pas la solution

08 01 16 Compte pénibilité : le futur cauchemar des employeurs

 

05 01 16 Juppé : "la priorité est de décaler l'âge de départ à la retraite à 65 ans"

Europe1.

Le candidat à la primaire de la droite et du centre veut reculer l'âge légal de départ à la retraite.

INTERVIEW - "Il faut évoluer vers une harmonisation des régimes de retraite" dans le privé et le public, a affirmé Alain Juppé mardi sur Europe 1. Pour le candidat à la primaire de la droite et du centre, "avoir une régime unique ne se fera pas du jour au lendemain". Mais "la priorité des priorités" du maire de Bordeaux, c'est de "décaler l’âge légal de la retraite à 65 ans".

Alain Juppé est également revenu sur sa réforme des retraites avortée en 1995, alors qu'il était le Premier ministre de Jacques Chirac. Il proposait alors déjà l'alignement des retraites du public et des régimes spéciaux sur celles du privé. "Ma réforme n’était absolument pas prête", a-t-il concédé. Il pense pouvoir la mettre en oeuvre s'il est élu président de la République, parce que "les Français ont compris et parce que j’ai changé". "J’ai compris qu’il fallait écouter, concerter, se mettre d’accord sur les réformes", a-t-il ajouté

 

05 01 16 Pour Philippe Martinez, la retraite à 65 ans n'est pas la solution

Europe1Par M.S.

Pour le secrétaire général de la CGT, la proposition d'Alain Juppé de repousser l'âge légal de la retraite à 65 ans est un mauvais signe pour le chômage.

"Faire du jeune avec du vieux". Philippe Martinez, le secrétaire général de la CGT, a marqué son désaccord avec la proposition d’Alain Juppé sur les retraites, formulée mardi sur Europe 1. "Au lieu d’essayer de repousser l’âge de la retraite, on ferait mieux de faire travailler les gens jusqu’à l’âge légal", a-t-il appuyé. "C’est une mesure qui permettrait de résorber le chômage."

La retraite à 60 ans. Le candidat à la primaire de la droite et du centre a dévoilé mardi sur Europe 1 les grandes lignes de ce qui pourrait être son programme économique dans la course à la présidentielle de 2017. Avec une proposition phare : reculer l’âge légal de départ à la retraite à 65 ans, alors qu’il est actuellement fixé à 62 ans. La CGT revendique de fixer l’âge légal de départ à la retraite à 60 ans. Philippe Martinez a rappelé qu’Alain Juppé avait déjà tenté de réformer le système des retraites en 1995, lorsqu’il était Premier ministre sous Jacques Chirac. Il avait renoncé à cette réforme, qui alignait les retraites du public et des régimes spéciaux sur celles du privé.

Les ruptures conventionnelles, une charge pour l'assurance chômage. Le syndicaliste a avancé l’une des idées de la CGT : "beaucoup de seniors se retrouvent au chômage par des ruptures conventionnelles". L’ensemble des ruptures conventionnelles coûtent, selon lui, "4,4 milliards d’euros" à l’assurance chômage. "Vous voyez qu’on peut faire des économies en arrêtant ce qui consiste à envoyer les salariés - notamment les plus âgés - au chômage et de faire payer à la collectivité ces licenciements déguisés." Avant de conclure : "c’est une proposition concrète, je la soumets à Monsieur Juppé, si vous permettez".

Ce n’est pas la première fois que la CGT dénonce des "préretraites déguisées" dans l’application de ruptures conventionnelles aux salariés proches de la retraite. Ce dispositif permettant de mette fin à un CDI, créé il y a sept ans, a connu un record en 2015. On estimait fin décembre que 350.000 ruptures conventionnelles pourraient êtres avoir été signées dans l’année.

 

08 01 16 Compte pénibilité : le futur cauchemar des employeurs

Capital

Deux décrets publiés en fin d’année 2015 donnent le coup d’envoi définitif du compte personnel de prévention de la pénibilité, qui donne notamment droit à des avantages en matière de retraite pour les personnes effectuant des tâches usantes.

Enfin ! Le gouvernement vient de donner une forme concrète au compte personnel de prévention de la pénibilité, dans sa version définitive, telle qu'il avait été dessiné par la loi de janvier 2014 garantissant l’avenir et la justice du système de retraite. Pour rappel, ce compte est ouvert à tous les salariés du privé qui travaillent dans des conditions physiques pénibles. Alimenté en points, il leur permet de financer des formations professionnelles pour accéder à un emploi moins pénible, de passer à temps partiel tout en conservant leur salaire ou d’obtenir des trimestres de majoration de durée d’assurance pour partir plus tôt en retraite.

Depuis le 1er janvier 2015, quatre facteurs de risque seulement sur les dix prévus par la loi permettaient d’acquérir des points : le travail de nuit, le travail répétitif, le travail en milieu hyperbare et le travail en équipes successives alternantes. Les décrets publiés en cette fin d’année modifient les contours de certains facteurs de risques et les seuils de pénibilité à retenir. Ils permettent en plus de prendre en compte les six autres facteurs de risque à compter du 1er juillet 2016 : bruit, port de charges, utilisation d'agents chimiques, postures pénibles, vibrations mécaniques, températures extrêmes.

Concrètement, le compte de prévention de la pénibilité permet aux salariés exposés à un de ces facteurs de risque d’acquérir 4 points par an (8 points en cas d’expositions multiples). Ce barème est aménagé pour les salariés nés avant le 30 juin 1956, proches de l’âge de la retraite : ils peuvent acquérir 8 points par an en cas d’exposition à un facteur de risque et 16 points en cas d’exposition multiple. Le compte est plafonné à 100 points.

Les points acquis peuvent notamment être utilisés pour partir plus tôt en retraite dans les conditions suivantes : 10 points permettent d’obtenir un trimestre de majoration de durée d’assurance, chaque trimestre de majoration permettant d’abaisser à due concurrence l’âge du départ en retraite. Sachant que les 20 premiers points doivent obligatoirement être utilisés pour financer des actions de formation – sauf pour les salariés proches de l’âge de la retraite – une personne qui utilise la totalité de ses 80 points restants pour partir en retraite plus tôt pourra liquider ses droits à 60 ans au lieu de 62 ans, voire avant 60 ans si elle utilise ses majorations de trimestres dans le cadre d’un départ anticipé pour longues carrières.

Nathalie Cheysson-Kaplan

En savoir plus sur http://www.capital.fr/retraite/actualites/retraite-le-compte-penibilite-va-enfin-devenir-pleinement-effectif-1095691#fVjmfMMe7s8xwLFz.99

Revue de presse semaine 53

REVUE DE PRESSE DE LA SEMAINE  53

 

 

SOMMAIRE

27 12 15 Des fonctionnaires plus ouverts à la réforme des retraites

29 12 15 Pourquoi les retraités épargnent-ils encore autant ?

 

 

 

27 12 15 Des fonctionnaires plus ouverts à la réforme des retraites

Le figaro - HOME ECONOMIE RETRAITE - Par Cécile Crouzel .

Selon le baromètre réalisé par le cabinet de conseil Ellipsa pour la Préfon (Caisse nationale de prévoyance de la fonction publique) que Le Figaro dévoile en avant-première, 34 % des agents de la fonction publique seraient favorables à se voir appliquer les règles du privé en matière de retraite.

Et si les fonctionnaires étaient davantage enclins à bouger que ce qui est admis? Selon le baromètre réalisé par le cabinet de conseil Ellipsa pour la Préfon (Caisse nationale de prévoyance de la fonction publique) que Le Figaro dévoile en avant-première, 34 % des agents de la fonction publique seraient favorables à se voir appliquer les règles du privé en matière de retraite. Seuls 24 % y seraient opposés. Concrètement, un tel alignement signifierait que leur pension serait calculée, comme pour les salariés, à partir des vingt-cinq dernières années de carrière, et non des six derniers mois. En échange, les primes seraient intégrées dans le calcul des pensions. À noter que 42 % des fonctionnaires disent ne pas savoir se prononcer sur la question.

Il est vrai que le sujet est très complexe et que les fonctionnaires se sentent un peu perdus. Selon le baromètre, 58 % d'entre eux s'estiment insuffisamment informés sur leur retraite, ce taux grimpant à 72 % pour les moins de 35 ans. Près de six agents sur dix ne savent pas le montant qu'ils percevront à leur retraite. «Les nombreuses réformes des retraites finissent par créer un sentiment d'incertitude, incertitude qui alimente la crainte», souligne Christian Carrega, directeur général de Préfon. Ainsi, 60 % des fonctionnaires sont inquiets lorsqu'ils pensent à leur retraite, un résultat en hausse de cinq points sur un an.

«Les fonctionnaires sont attachés au service public mais ne sont pas hostiles à toute évolution», renchérit Christian Carrega. De fait, si 63 % d'entre eux désapprouvent les propos d'Emmanuel Macron jugeant que le statut des fonctionnaires n'est plus «adapté» pour certaines missions, ils sont tout de même 23 % à le soutenir.

 

 

 

29 12 15 Pourquoi les retraités épargnent-ils encore autant ?

Le revenu - Publié le 29/12/2015 à 06:58 - Mis à jour le 29/12/2015 à 06:57

Le taux d’épargne des ménages retraités demeure équivalent à celui du reste de la population active. Un rapport du Conseil d’orientation des retraites s’est penché sur cette énigme.

Le constat est troublant : «Les retraités continuent à épargner pendant leur retraite de façon significative», a expliqué Pierre-Louis Bras, lors de la récente présentation à la presse d’un rapport publié par l’instance qu’il préside (*), le Conseil d’orientation des retraites (COR). Le paradoxe tient au fait qu’en théorie, «un ménage épargne durant sa vie active pour maintenir constant son niveau de consommation, tout au long de son cycle de vie», a ajouté le président du COR.

Et le rapport précise encore mieux le mécanisme : «Puisque le revenu baisse, en général, lors du passage à la retraite, un ménage épargne durant sa vie active, afin de pouvoir maintenir sa consommation durant sa retraite, en désépargnant, c’est-à-dire en puisant dans son épargne financière, ou en liquidant son patrimoine immobilier».

Pourtant, ce n’est pas ce qui se passe en France. Même si elle découle de statistiques de l’INSEE remontant à 2003, l'anomalie comportementale n'a pas dû beaucoup changer. A cette date-là, les ménages retraités épargnaient, en effet, 19% de leur revenu disponible, le solde se répartissant entre consommation (81%) et aides financières en espèces (4%). Or, ce niveau élevé d’épargne des retraités était très proche de celui de l’ensemble des ménages (17%).

Le rapport du COR souligne qu’une enquête plus récente (Patrimoine 2010 de l’INSEE) a montré elle aussi que «le taux d’épargne des ménages retraités est proche de celui de l’ensemble des ménages, même si ce taux-là pour les ménages de 60-69 ans est tout de même inférieur à celui des ménages de 50-59 ans».

En réalité, le taux d’épargne des retraités devrait être négatif : «Le montant de leur épargne devrait tendre vers zéro, au fur et à mesure qu’ils vieillissent. Pourtant, ce n’est pas ce que l’on observe». Le principe ne serait donc pas respecté, selon lequel, «le patrimoine accumulé au cours de l’existence [aurait] vocation à être consommé en fin de cycle de vie».

Pour quelles raisons les ménages retraités en France épargnent-ils encore autant ? Le rapport du COR a identifié plusieurs explications assez convaincantes. La première tombe sous le sens et découle de la définition de l’épargne qui est le solde entre le revenu disponible et la consommation du ménage dont les besoins déclinent naturellement avec l’âge, ne serait-ce que tous ceux qui étaient liés à la présence des enfants au foyer.

L’autre grand motif de maintien d’une épargne élevée relève d’une habitude culturelle : «De nombreux ménages souhaitent transmettre un patrimoine en héritage à leurs enfants ou à d’autres héritiers, ce qui induit un motif supplémentaire d’épargne et freine la désépargne en fin de cycle de vie», avance le rapport.

Une autre raison de continuer à épargner semble tout aussi légitime, c’est la crainte d’une augmentation des charges liées à la santé et surtout à la perte d’autonomie : «Comme ce risque augmente avec l’âge et qu’il est difficilement assurable, il peut justifier le souhait de continuer à accumuler du patrimoine en fin de cycle de vie».

Le rapport du COR juge, en revanche, dénué de fondement la crainte du risque de baisse de leur revenu : «Les pensions de retraite constituent [en effet] un revenu garanti et l’indexation des pensions sur les prix les met à l’abri des fluctuations conjoncturelles». En outre, le risque lié à la perte du conjoint se voit limité par le bénéfice de la pension de réversion dont bénéficient «la plupart des retraités».

Les comportements d’épargne sont bien évidemment liés au niveau de vie des retraités. Le rapport du COR a établi que « les retraités ont, en moyenne des revenus inférieurs à ceux des personnes actives, mais leur niveau de vie est comparable, car ils ont moins souvent des enfants à charge ». En 2013, le niveau de vie moyen des retraités (2 049 euros par mois et personne du foyer fiscal) était supérieur à celui de l’ensemble de la population (1 946 euros par mois et personne du foyer fiscal).

Et, last but not least, entre 1970 et 1996, «le niveau de vie moyen des retraités a beaucoup augmenté et l’écart avec le niveau de vie moyen de l’ensemble de la population s’est nettement réduit». Pour plusieurs raisons : montée en charge des régimes de retraite, progression de l’activité féminine, arrivée à la retraite de ceux qui ont acquis davantage de droits à la retraite.

Ce rattrapage du niveau de vie des retraités a conduit, depuis 1996, à une stabilité de leur niveau de vie «relatif», donc comparé à celui l’ensemble de la population : «C’est en France, où il atteint 100% que le niveau de vie relatif des plus de 65 ans apparaît le plus élevé parmi les onze pays habituellement suivis par le COR».

Néanmoins, ce niveau de vie «relatif» des retraités va décrocher à partir de 2020 [du fait de la réforme de 2014], a précisé Pierre-Louis Bras, mais le niveau de vie réel des retraités, lui, va continuer d’augmenter».

(*) « Les retraités : un état des lieux de leur situation en France » - Conseil d’orientation des retraites. 13ème rapport adopté le 16 décembre 2015

Revue de presse semaine 50

REVUE DE PRESSE DE LA SEMAINE : 50

 

 

 

SOMMAIRE

08 012 15 Retraite à 60 ans : Saint-Just escamote une partie du programme économique du FN

11 12 15 Retraite : la France peut mieux faire

 

 

 

08 012 15 Retraite à 60 ans : Saint-Just escamote une partie du programme économique du FN

Par Marc de Boni - Le Figaro

Invité sur LCP ce mardi matin, le candidat tête de liste du FN en Ile-de-France pour les élections régionales est formel: «Il y a une ligne économique du Front national qui est celle du programme du FN, qui a été discutée à l'élection présidentielle, dans les bureaux politiques, et chacun doit s'y tenir». Une nécessité de réaffirmer les fondamentaux motivée par une nouvelle sortie du patron du Medef, Pierre Gattaz, invité quelques minutes plus tôt sur RTL. «Dans le programme économique du FN lorsque j'entends parler du retour à la retraite à 60 ans, d'augmentation des salaires et du Smic, je demande: Qui paie? C'est de la démagogie sociale!», a considéré le responsable du syndicat patronal. Une nouvelle charge de Gattaz contre le FN qui n'a pas manqué de faire réagir le trésorier du parti, jusqu'à lui faire «oublier» quelques lignes du programme.

«Il ment, il continue à mentir monsieur Gattaz. Il n'y a jamais eu dans le programme du FN de retour à la retraite à 60 ans. Il n'y a jamais eu de proposition d'augmentation inconsidérée des salaires», tranche Wallerand de Saint-Just. Cependant, le programme du FN à sa page 81: «L'âge légal sera progressivement ramené à 60 ans ; pour les travailleurs ayant débuté leur activité professionnelle précocement, des négociations par branche et par secteur détermineront les modalités d'une possible dérogation à cette règle des 60 ans. Un calendrier devrait donc être défini et ajusté en permanence, en fonction de la situation financière de la Nation».

Contacté par le Scan, Wallerand de Saint-Just n'en démord pourtant pas, et estime que le programme propose la retraite au bout de 40 annuités de travail, et non la retraite à 60 ans. «Le programme promet surtout la retraite au bout de 40 années de travail, et jamais avant 60 ans, sauf dérogations. Si pour une personne ayant commencé à travailler tôt cela permet un départ à 60 ans, c'est parfait», affirme-t-il.

Dissuader les électeurs de droite

Le cadre FN accuse Pierre Gattaz de vouloir dissuader les électeurs de Valérie Pécresse (LR) ou de Debout la France qui seraient éventuellement tentés par un vote frontiste dimanche prochain. «Il recommence ses élucubrations et joue la courroie de transmission de l'UMPS, et il affaiblit le syndicalisme», fulmine-t-il. «Mais je crois que les électeurs, notamment ceux de Nicolas Dupont-Aignan connaissent notre programme économique et mon engagement pour les entrepreneurs, et ne se laisseront pas effrayer», tranche-t-il, estimant pouvoir profiter de réserves de voix au second tour.

C'est la seconde fois que Pierre Gattaz s'invite dans la campagne des élections régionales pour critiquer la crédibilité du programme frontiste. Le 1er décembre, dans une interview au Parisien-Aujourd'hui en France, il a comparé le projeté économique de Marine Le Pen à celui du «programme commun de la gauche de 1981».«Le programme du FN, c'est exactement l'inverse de ce qu'il faut pour relancer la croissance», avait jugé le patron du Medef.

 

 

 

11 12 15 Retraite : la France peut mieux faire

ARNAUD LELONG - Les Echos

Selon une étude récente, si le système de retraite français dispose d’atouts indéniables il devient nécessaire de le réformer pour qu’il puisse durer. A ce titre, la France ferait mieux de s’inspirer des systèmes en vigueur dans les pays scandinaves.

Quel est le pays qui dispose du système de retraite le plus performant ? Cette interrogation fait l’objet d’une étude du cabinet de conseil Mercer depuis bientôt 6 ans. La dernière édition est dans la continuité des études précédentes : au niveau mondial, le pays qui se distingue par la qualité de son système de retraite est le Danemark pour la quatrième année consécutive. Suivi de près par les Pays-Bas et l’Australie. En queue de classement, on retrouve surtout des pays d’Extrême-Orient : Chine, Japon. L’Inde est la dernière du classement. Sur 25 pays étudiés, la France se situe en milieu de peloton avec la treizième place.

Le régime français doit faire face à une conjoncture économique morose

Si l’étude reconnaît que le système français basé sur la répartition (les travailleurs actifs financent les pensions des retraités) « offre l’un des meilleurs niveaux de retraite légale dans le monde, il conserve certaines lacunes et comporte des risques importants sur le long terme ». En déficit chronique depuis plusieurs années, le régime général n’est toujours pas en mesure de renouer avec un solde positif. La conjoncture économique actuelle n’aide pas à améliorer la situation. « La France doit aujourd’hui faire face à une conjoncture économique défavorable qui pénalise le financement des retraites. Le pays doit donc avant tout renouer avec la croissance de l’emploi et favoriser une évolution culturelle pour encourager l’employabilité des seniors », analyse Yanick Chainey, Leader Retraite au sein de Mercer France.

Lire aussi :

Le gouvernement veut ramener le déficit de la Sécurité sociale à son niveau d’avant crise en 2016

Développer plus largement la retraite par capitalisation

L’entrée en retraite de la génération de travailleurs nés durant les trente glorieuses, les fameux « baby-boomers » va accentuer le déséquilibre démographique français avec plus de retraités que d’actifs. Ce qui n’est jamais bon dans un système basé sur la répartition. Les préconisations proposées par Mercer de développer plus largement les systèmes de retraite par capitalisation (le travailleur actif finance lui-même sa pension de retraite), de reculer l’âge de départ en retraite et de favoriser l’emploi des seniors paraissent d’autant plus d’actualité quand on compare le système français à celui en vigueur au Danemark. Le système de retraite danois repose en effet sur un équilibre entre pensions versées par l’Etat et faisant l’objet d’un financement par l’impôt et retraites complémentaires gérées par des fonds de pensions et alimentées par des cotisations obligatoires des salariés ainsi que leurs employeurs. Un système plus vertueux dont ferait bien de s’inspirer la France qui doit selon Mercer : « envisager de nouvelles sources de financement pour soutenir son système et garantir les pensions des générations futures ». « Les régimes d’Etat ne pourront plus être la réponse unique au maintien du pouvoir d’achat des retraités », indique Yanick Chainey

En savoir plus sur http://patrimoine.lesechos.fr/patrimoine/retraite/021548226793-retraite-la-france-peut-mieux-faire-1183844.php?ft6JtHk8YexuQ3sS.99

REVUE DE PRESSE SEMAINE 49

REVUE DE PRESSE DE LA SEMAINE : 49

 

 

SOMMAIRE

01 12 15  Retraite: mieux vaut être au chômage qu'éduquer ses enfants

01 12 15 L'OCDE inquiète de la viabilité sociale des systèmes de retraite

01 12 15 La France est le pays où l’on passe le plus de temps à la retraite

 

 

 

01 12 15  Retraite: mieux vaut être au chômage qu'éduquer ses enfants

Le figaro - Par Guillaume Guichard 

D'après les calculs de l'OCDE, un actif arrêtant de travailler pour éduquer ses enfants verra sa retraite davantage pénalisée que s'il est au chômage.

Pour toucher une pension de retraite, il faut avoir travaillé, gagné un salaire et... cotisé. C'est la règle du système français. Toutefois, en France comme dans la plupart des pays développés, des dispositifs permettent «d'adoucir» les différentes périodes d'arrêt qui peuvent survenir lors d'une vie professionnelle. Il en va ainsi des périodes de chômage et de garde d'enfant. En se penchant sur ce sujet dans le cadre de son Panorama des pensions publié ce mardi, l'Organisation pour la coopération et le développement économique (OCDE) a repéré qu'en France il fallait mieux avoir vécu une période de chômage qu'avoir arrêté de travailler pour élever ses enfants.

Les «droits familiaux» de retraite, qui permettent de compenser les périodes de garde d'enfant -qui concerne statistiquement en immense majorité les femmes- sont en effet moins généreux que les dispositifs comblant les périodes de chômage. L'OCDE a ainsi calculé qu'en théorie une Française suspendant son activité pendant cinq ans pour élever ses enfants ne touchait que 94% de la pension qu'elle aurait touchée en continuant de travailler. Si elle ne perd pas davantage, c'est parce que cette interruption de carrière est amortie par «la majoration de durée d'assurance pour enfants (MDA)» et «l'assurance vieillesse des parents au foyer (AVPF)» qui octroient des trimestres au titre de la garde d'enfants. De plus, les parents de trois enfants et plus touchent une bonification de pension.

L'impact des régimes complémentaires

A contrario, une Française au chômage durant cinq ne verrait pas sa pension baisser, d'après les calculs de l'OCDE. En effet, les régimes complémentaires de retraite des salariés et des cadres prennent en compte les périodes de chômage, mais pas l'éducation des enfants.

De façon générale, les Français sont bien lotis par rapport aux habitants des autres pays développés. «L'impact des interruptions de carrière sur le montant des pensions est plus faible en France que dans la moyenne des pays de l'OCDE, où elles se traduisent en moyenne par une baisse des pensions d'environ 1% par année passée sans emploi rémunéré», note l'OCDE

 

 

01 12 15 L'OCDE inquiète de la viabilité sociale des systèmes de retraite

Source : Reuters 01/12/15 à 17:25

Les pays de l'OCDE ont commencé à prendre la mesure du défi financier du vieillissement de leur population pour leurs systèmes de retraite mais il leur reste à relever celui de la viabilité sociale de ceux-ci.

Dans son Panorama des pensions 2015 publié mardi, l'Organisation de coopération et de développement économiques estime que la question est aujourd'hui de savoir si les pensions de retraite seront suffisantes à terme pour assurer des conditions de vie correctes aux populations âgées.

Elle constate avec satisfaction que depuis dix ans qu'elle mène cette étude, la plupart des pays ont amélioré la pérennité financière des systèmes de retraite.

Ces deux dernières années encore, trois pays de l'OCDE sur quatre ont accentué leurs réformes dans un contexte de fortes pressions budgétaires pour certains, l'impact du vieillissement démographique sur les finances publiques se faisant ressentir de façon croissante.

L'accent a été mis sur l'allongement de la durée de vie professionnelle avec le relèvement de l'âge légal de départ à la retraite, le resserrement des dispositifs de préretraites et des incitations financières à travailler plus longtemps.

Et s'il n'y a pas eu généralement de coupes directes dans les pensions, des modes d'indexation moins favorables ont été mis en place.

Le résultat est que, en vertu des législations actuelles, l'âge de la retraite pour un homme arrivant à 20 ans sur le marché du travail va passer de 64 ans à 65,5 ans en moyenne dans les pays de l'OCDE à l'horizon du milieu des années 2050.

La France, le Luxembourg, la Slovénie et la Grèce font exception avec un âge de la retraite qui restera pour l'instant inférieur à 64 ans.

Autre conséquence, le taux d'emploi des 55-64 ans a fortement augmenté sur les dix dernières années, passant à 57% dans les pays de l'OCDE (+5 points) et jusqu'à 66% (+21 points) en Allemagne.

CONTINUITÉ DES COTISATIONS

Mais l'enjeu est aussi celui de l'accélération du vieillissement de la population, avec une durée de vie en retraite qui devrait augmenter de 4,5 années d'ici le milieu des années 2050, et de l'évolution du marché du travail, où les emplois stables qu'ont connu nombre de retraités actuels pourraient ne plus être la norme.

Pour l'OCDE, le chômage élevé dans certains pays, notamment chez les jeunes et les travailleurs âgés, et la multiplication des emplois temporaires et précaires sont autant de facteurs qui perturbent la continuité des cotisations des travailleurs aux régimes de retraite.

L'Organisation estime nécessaire de réévaluer les filets de protection sociale pour les retraités qui n'ont pas suffisamment cotisé pour prétendre à la pension minimale, notamment là où leur faible montant se conjugue avec un taux de pauvreté élevé chez les personnes âgées.

Elle cite sur ce point le Chili, la Corée, le Mexique et la Turquie mais aussi la Suisse et les Etats-Unis.

Dernier point, elle s'inquiète des effets de la faible croissance économique actuelle et de l'environnement de taux bas sur les rendements nécessaires pour atteindre les niveaux de pensions appropriés.

Cet environnement pourrait, selon l'organisation, pousser les organismes gestionnaires à mettre en place des stratégies d'investissement plus risquées qui pourraient n'être pas sans conséquence sur leur solvabilité et "mettre en péril la sécurité actuelle et future des revenus des retraités".

(Yann Le Guernigou, édité par Yves Clarisse)

© 2015 Reuters - Tous droits de reproduction réservés par Reuters

En savoir plus sur http://www.capital.fr/a-la-une/actualites/l-ocde-inquiete-de-la-viabilite-sociale-des-systemes-de-retraite-1089247#58qTfeI3ES9KedRe.99

 

01 12 15 La France est le pays où l’on passe le plus de temps à la retraite

SOLVEIG GODELUCK / JOURNALISTE | LE 01/12 À 11:58, MIS À JOUR À 18:10

Selon le panorama 2015 des pensions de l’OCDE, la France est l’un des pays où l’âge prévu de départ à la retraite est le plus bas, à 63 ans pour ceux qui ont commencé à travailler en 2014.

C’est un record national. Selon le panorama des pensions 2015 de l’OCDE, la France est le pays où l’on passe le plus de temps à la retraite. Cette période dure 27,2 ans pour les Françaises, soit environ cinq ans de plus que la moyenne des pays de l’Organisation de coopération et de développement économique. Pour les hommes, la durée est moins élevée, à 23 ans, mais l’écart à la moyenne (17,6 ans) n’est pas moins impressionnant.

Ce record s’explique par l’espérance de vie particulièrement longue en France, surtout chez les femmes. Cet allongement de la vie a d’ailleurs des conséquences partout dans l’OCDE sur les systèmes de retraite. Au cours des 44 dernières années, l’espérance de vie à la retraite n’a cessé de progresser. En 2014, elle s’est accrue de sept ans pour les deux sexes, à 22 ans pour les femmes et à 18 ans pour les hommes.

Politiques plus généreuses

Mais cette exception française s’explique aussi par des politiques plus généreuses. On part plus tôt à la retraite en France que dans la plupart des pays de l’OCDE. Et cela malgré les récentes réformes des retraites (2010, 2014). La génération qui est entrée sur le marché du travail en 2014 devrait ainsi liquider ses droits à 63 ans, contre 65 ans et demi en moyenne dans l’OCDE au milieu de la décennie 2050. L’OCDE a calculé que seuls quatre pays permettront ainsi à homme travaillant depuis 2014 et effectuant une carrière complète de prendre sa retraite avant 64 ans : la Slovénie, le Luxembourg, la Grèce et la France.

Le tabou français du recul de l’âge minimum se voit d’autant plus dans les statistiques que ces dernières années, plusieurs pays ont pris des mesures d’âge drastiques. On travaille déjà jusqu’à 65 ans en Allemagne, au Japon, en Espagne en moyenne, et les Etats-Unis et l’Italie vont passer à 67 ans, le Royaume-Uni à 68 ans - à législation constante. Le Danemark, l’Irlande, l’Italie, la République tchèque et le Royaume-Uni prévoient de repousser l’âge légal à 70 ans !

Face à cette exception peu soutenable pour le système de retraite français, les économistes de l’OCDE préconisent dans une note sur la France de retarder l’âge effectif de départ  : « Compte tenu de l’allongement prévu de la durée de cotisation nécessaire pour obtenir un pension à taux plein, reculer l’âge minimum de départ en retraite, qui est aujourd’hui de 62 ans (voire 60 ans dans certains cas), est probablement la mesure la plus efficace pour étoffer l’offre de main d’oeuvre senior », écrivent-ils.

Au cours des dix dernières années, le taux d’emploi des 55-64 ans a crû de 12 % dans l’OCDE, atteignant 56 % en 2014. En Allemagne, il est passé de 42 % à 66 %. La France est dans la moyenne pour les 55-59 ans (un peu moins de 70 %), mais très loin des autres pour les 60-64 ans (un quart des Français de cet âge travaillent, contre plus de 40 % en moyenne dans l’OCDE).

Solveig Godeluck

En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/economie-france/social/021523237091-la-france-est-le-pays-ou-lon-passe-le-plus-de-temps-a-la-retraite-1180423.php?WxVPwxv3Ptb3AbF8.99

Connexion Membres

Votre accès Membre

Identifiant
Mot de passe

© 2008 - 2020. ANOCR 73 Groupement Savoie - Conception Studio Coléo

Haut