ANOCR 73

Groupement Savoie Isère

Informations et revue de presse.

Toute l'information que l'Anocr 73 juge utile à ses adhérents.

Revue de presse internationale et de défense Semaine 30 - 2018

L'Anocr groupement Savoie / Isère semaine 30 - 2018 :

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En marge de cette revue de presse, il y a eu un échange de courriels entre adhérents (et au plus haut niveau) de l’ANOCR pour dénoncer la complaisance de l’institution militaire à attribuer à des personnes, totalement étrangères aux armées et à la gendarmerie, des grades d’officier supérieur. Ils n’ont en rien la moindre qualification et jettent l’opprobre sur notre corporation. Deux exemples à l’appui de ce point de vue : le colonel (ex sénateur) Jean-Vincent Placé et le lieutenant-colonel Alexandre Benalla.

Bonne lecture

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Revue de presse internationale et de défense Semaine 28 - 2018

L'Anocr groupement Savoie / Isère semaine 28 - 2018 :

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Dans son intervention sur la loi de programmation militaire (p.21), Florence Parly utilise des mots forts qui l’engagent : « Chaque manquement » à la Loi de programmation militaire serait une « trahison »

Le président Macron en s’exprimant devant le Congrès à Versailles a fait allusion en termes d’avancée sur l’Union européenne de la signature de son initiative (p. 92).

EUROPE Défense : Huit pays adhèrent à l’initiative européenne d’intervention d’E. Macron. La lettre d’intention signée le 25 Juin 2018 (B2 à Luxembourg) Neuf ministres de la Défense (Allemagne, Belgique, Danemark, Espagne, Estonie, France, Pays-Bas, Portugal, Royaume-Uni) ont apposé ce lundi (25 juin) à Luxembourg, en marge de la réunion des ministres de la Défense de l'UE, leur signature sur la lettre d'intention créant l'initiative européenne d'intervention (EIE ou IE2)

Pour ceux qui le peuvent et ceux qui le veulent, l'objectif est de « développer entre des pays à la fois militairement capables et politiquement volontaires » des habitudes « de travailler ensemble, de pouvoir se préparer, pour le cas échéant être en capacité d'intervenir, là où ils le décideront, au moment où ils le décideront, sur des scénarios extrêmement variés », a expliqué Florence Parly, la ministre française de la Défense à B2. Elle a aussi tenu à démentir toute impression de duplication avec les initiatives en cours.

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Revue de presse internationale et de défense Semaine 26 - 2018

L'Anocr groupement Savoie / Isère semaine 26 - 2018 :

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Ne manquez pas de prendre connaissance du fichier "Géopolitique des espions économiques" dont voici, ci-après, un extrait.

"Le patriotisme, c’est l’amour des siens ; le nationalisme, c’est la haine des autres", disait Romain Gary. Refuser le patriotisme intelligent - celui qui vous donne des racines et des ailes - c’est favoriser les nationalismes. Tel est aujourd’hui l’enjeu auquel doit faire face l’Union Européenne. Persévérer dans un libre-échangisme pro-atlantiste, celui des Etats-Unis d’Europe, c’est appeler d’autres Brexit, jouer ses pays membres les uns contre les autres, continuer à développer une politique de la concurrence sans politique industrielle communautaire. Qu’avons-nous fait des instruments de la puissance ?

L’Europe est actuellement prise en étau entre les Etats-Unis de Trump et la puissance chinoise. Ne pas s’orienter rapidement vers un troisième modèle signerait son acte de décès....

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hommage nation

Revue de presse internationale et de défense Semaine 25 - 2018

L'Anocr groupement Savoie / Isère semaine 25 - 2018 :

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La coopération franco-allemande sur le MAST-F (missile tactique) devant équiper le Tigre a du plomb dans l’aile (p. 84). La gendarmerie réfléchit à une évolution du GIGN (dispositif d’intervention régional) - p.208. Pourquoi doit-on se méfier des clefs USB publicitaires (p. 225)

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 djibouti tigre had poussiere desert 01

Revue de presse internationale et de défense Semaine 23 - 2018

L'Anocr groupement Savoie / Isère semaine 23 - 2018 :

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Le communiqué de presse de la défense concerne la carte du combattant entre juillet 62 et 64.

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Revue de presse internationale et de défense Semaine 22 - 2018

 

L'Anocr groupement Savoie / Isère semaine 22 - 2018 :

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Une bonne étude des premières conséquences des éléctions Irakiennes. Entretien sur les ressorts sociologiques du Jihad, les armées nationales africaines depuis les indépendances...

 

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Revue de presse internationale et de défense Semaine 19 - 2018

L'Anocr groupement Savoie / Isère semaine 19 - 2018 :

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Pourquoi le ministère des Armées investit dans la très prometteuse start-up Kalray", tel est le titre p.224 Uoroi d’un article à connaître.

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Revue de presse internationale et de défense Semaine 18 - 2018

L'Anocr groupement Savoie / Isère semaine 18 - 2018 :

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Nouvelles pièces à conviction à porter au dossier syrien: 

- 1 vidéo d'émission TV un peu longue dans laquelle Michel Raimbaud, ancien ambassadeur de France,spécialiste des problématiques du monde arabo-musulman et de l'Afrique; le colonel (R) Alain Corvez, ancien chef renseignement de l'ONU au proche orient et Damien Lempereur (politique DLR) ont pu exprimer des opinions très argumentées et très différentes des affirmations gratuites et sans preuves répétées "ad nauseum" par nos médias main stream en appui du discours politique, un tantinet "néocons", des élites (?) qui nous gouvernent.  Les quinze ou trente premières minutes suffisent à se faire une idée......

https://www.youtube.com/watch?v=QzOoXmL85_c&t=198s

- 1 document, pas trop long, intitulé "Evaluation de l'évaluation nationale". L'évaluation nationale est le document présenté au pays par le gouvernement pour justifier les frappes, au lendemain de celles ci..... Le document en pièce jointe montre de manière indiscutable, en l'analysant, que ce document gouvernemental ne provient en aucun cas de nos services de renseignement mais qu'il a été rédigé par un "communicant" d'un cabinet ministériel(ce que nous savions déjà). En fait, comme en 2013, où l'évaluation nationale avait été rédigée par Sacha Mandel, un civil, sayan sur les bords, chef de la communication du ministère de la défense, le document de 2018 relève, lui aussi de la propagande mensongère de ceux qui nous gouvernent et qui essayent, en vain, de justifier l'injustifiable.

- 1 article (court)  qui exprime un point de vue intéressant sous le titre:"Syrie: l'expert, c'est le journaliste.

https://blog.causeur.fr/lavoixdenosmaitres/syrie-lexpert-cest-le-journaliste-00758.html#ligne 

Bonne lecture

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Revue de presse internationale et de défense Semaine 17 - 2018

L'Anocr groupement Savoie / Isère semaine 15 - 2018 :

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Etudes sur l'islam radical, le front Syrien et la Russie du CF2R. Magazine Soldat de France.

Bonne lecture.

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Revue de presse internationale et de défense Semaine 15 - 2018

L'Anocr groupement Savoie / Isère semaine 15 - 2018 :

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Belles études sur la Russie et le Congo. Bonne lecture.

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Revue de presse internationale et de défense Semaine 14-2018

L'Anocr groupement Savoie / Isère semaine 14 - 2018 :

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Lire page 16 du Bulletin Uoroi : un Bouteflika peut en cacher un autre.

Une grande place pour l’hommage à notre jeune camarade Arnaud Beltrame. Le Groupement de l’Aude a déposé une gerbe au nom de l’ANOCR.

 Bonne lecture.

Revue de presse internationale et de défense Semaine 13-2018

L'Anocr groupement Savoie / Isère semaine 13 - 2018 :

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Dans les questions internationales, une étude du Poutinisme. Le Général Rondot, décédé en 2017, un éclairage sur le renseignement.

Bonne lecture.

 

 

Revue de presse internationale et de défense Semaine 12-2018

L'Anocr groupement Savoie / Isère vous propose en cette semaine 12 - 2018:

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Renseignor 1016, le discours du 1° Mars de Vladimir Poutine, Bulletin de l'UOROI.

Extrait de l’article "Géopolitique pragmatique" p.13 du Bulletin UOROI.

« Pour Caroline Galactéros, l’idéalisme moralisateur est destructeur d’humanité et d’efficacité tandis que le réalisme pragmatique éthiquement inspiré permet d’atteindre des résultats optimaux en matière de coopération et d’apaisement des tensions. L’humanitarisme est devenu une grande menace pour l’humanité, le cynisme des «bons sentiments» a fait des ravages qui ont plongé l’Occident dans un discrédit moral et politique profond d’où il est urgent de l’extraire. »

Autre article intéressant : « Géopolitique des terres rares » p. 252

 

Revue de presse internationale et de défense Semaine 11-2018

L'Anocr groupement Savoie / Isère vous propose en cette semaine 11-2018:

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Enquête sur David Petraeus, faits marquants dans le Guetteur, l'Uoroi et son bulletin, Le concept de Nation en armes face à nos enjeux de sécurité

 

Bonne lecture

Revue de presse internationale et de défense Semaine 9-2018

L'Anocr groupement Savoie/Isère vous propose cette semaine 9-2018:

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Renseignor 1013, Bulletin UOROI N° 8-2018 et Le rôle stratégique des forces terrestres par Élie Tenenbaum

Avez-vous eu connaissance de l’incident de séance à l’Assemblée nationale lors de l’intervention du ministre des armées. Lire p.7 UOROI !!

Voir l’article sur la mission Jeanne d’Arc p.155/156 avec les partenariats interarmées et internationaux  p.206 UOROI

La gendarmerie fait appel au privé pour trouver ses hauts potentiels parmi ses officiers supérieurs p. 205 UOROI

L’autre grande gagnante des JO, c’est l’Armée p.251 UOROI

L’extrait ci-après est tiré de l’introduction du document (2e fichier) de l’IFRI "Le rôle stratégique des forces terrestres".

« Dans l’Orient ancien comme dans la Grèce et la Rome antiques, les philosophes avaient pour habitude de diviser l’univers en quatre éléments: la terre, l’eau, l’air et le feu. Certains les complétaient d’un cinquième, l’éther ou le vide, et parfois d’un sixième, l’esprit. Quelques millénaires plus tard, les différentes activités humaines continuent à s’articuler autour de ces grands domaines. En tant que phénomène social immanent, la guerre n’échappe pas à la règle : aussi se mène-t-elle sur terre, sur mer, dans les airs ainsi désormais que dans le vide exo-atmosphérique.

Depuis l’introduction de la poudre noire, le feu est évidemment un élément central de l’art de la guerre, transcendant les autres milieux. Quant aux forces de l’esprit, si elles ont toujours présidé à ce «duel des volontés», elles n’ont jamais été plus mobilisées qu’à l’heure où les technologies de l’information façonnent les perceptions du champ de bataille moderne. »

 

Revue de presse internationale et de défense Semaine 8-2018

L'Anocr groupement Savoie/Isère vous propose cette semaine 8-2018:

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Renseignor 1012, La politique Russe en Mer Noire, Note de proposition sur le SNU, Ouverture de la Munich Security Conference, PyeongChang 2018, Bulletin 7-2018 de l'UOROI.

Intervention du CEMA à l’IHEDN le 12 février (p.5 de la RDP) :

Le CEMA a tout d’abord abordé la transformation progressive des armées depuis 15 ans et a rappelé qu'aujourd'hui - comme l'affirme la revue stratégique - dans un monde où nous assistons au retour de la guerre comme horizon possible, il fallait se poser la question du juste positionnement de l'armée dans la Nation et celle des conditions de sa pleine efficacité.

Il a ensuite prononcé quelques mots sur le projet de loi de programmation militaire (LPM) et sur l'esprit qui a présidé aux arbitrages. Puis, le CEMA a mis en exergue les cinq fonctions stratégiques consolidées par la revue stratégique : Dissuasion - Protection - Intervention - Connaissance et Anticipation et Prévention. Mentionnant l'ambition 2030, il a ajouté qu’elle, passait par le renforcement de nos partenariats stratégiques, parle développement d'une plus grande autonomie stratégique européenne et par les études amont et l'innovation.

Demandant aux auditeurs d’apporter leur contribution à l’esprit de défense de notre pays, il a enfin souligné que le rayonnement est une mission essentielle de l’IHEDN. En conclusion, le CEMA a invité les auditeurs à être les ambassadeurs dans leur environnement professionnel et personnel,

pour faire connaitre tant la nécessité de la défense, que la qualité et les attentes de celles et ceux, sous les armes, qui ont choisi de s'y consacrer. 

Renseignor 1012pdf190.15 Ko

Politique Russe en Mer Noirepdf103.68 Ko

Note proposition sur le SNUpdf110.61 Ko

Munich Security Conferencepdf103.96 Ko

PyeongChang 2018pdf1.25 Mo

Bulletin 7-2018 de l'UOROIpdf3.66 Mo

Revue de presse internationale et de défense Semaine 7-2018

L'Anocr groupement Savoie/Isère vous propose cette semaine 7-2018:

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Actus défense de Février, Bulletin 6 de l'UOROI, CF2R sur le Bahrein, CF2R vers un retour en politique de saif al-islam qhaddafi, Tribune sur la Russie dans Caucase.

A la lumière de la déclaration du Président de la République hier 13 Février 18, remettant en avant la création du service national universel (SNU), le dossier du G2S est éclairant et demande à être lu.

Ce dossier sur le service national universel est de ceux que le G2S aimerait conclure en livrant à son lecteur un point de vue définitif et argumenté sur le sujet. Cela ne sera pas le cas cette fois ci. En effet, si l’objectif général à atteindre est à peu près clair, articulé autour du renforcement du sentiment d’appartenance à une même nation, les modalités pour y parvenir sont encore au stade de réflexion. Ainsi, à côté de quelques rares certitudes, de nombreuses questions demeurent ouvertes...

Les différentes appréciations portées dans les articles suivants se rejoignent sur une principale affirmation : le SNU ne peut et ne doit en aucun casêtre porté par les armées seules. D’une part parce que sa vocation n’est pas militaire ; elle est sociétale et concerne l’ensemble des services étatiques. Mais surtout parce que le projet n’est clairement pas à la mesure des armées sur la base des ressources et des moyens actuels ou de ceux qui seront accessibles à l’échéance de la mise en place du SNU. Passer outre submergerait les armées et altérerait durablement leur aptitude à remplir la mission opérationnelle qui leur est dévolue.

 

Revue de presse internationale et de défense Février-2018

L'Anocr groupement Savoie/Isère vous propose cette semaine 6-2018:

 

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 Au sommaire, renseignor, le renseignement ouvert par la radio, rapport de recherche sur la pénétration Wahhabite, les européens et la crise libyenne, une étude de l'Irsem sur la défense Japonaise et le Bulletin de l'UOROI

Revue de presse internationale et de défense 3-2018

 

L'Anocr groupement Savoie/Isère vous propose différents documents cette semaine. 

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Les sites à visiter :

le CF2R voir le site

TTu voir le site

Revue de Presse semaine 24

REVUE DE PRESSE DE LA SEMAINE : 24

 

 

 

SOMMAIRE

13 06 16 Ce qu’il reste à faire pour redresser les retraites

13 06 16 Les Suisses ne veulent pas entendre parler d'une retraite à 67 ans

14 06 16 Retraites : les pensions mises à contribution sans le dire

17 06 16 Retraite : les ressources liées aux cotisations très éparses selon les régimes

 

 

 

13 06 16 Ce qu’il reste à faire pour redresser les retraites

SOLVEIG GODELUCK  Les Echos

Dans son projet de rapport annuel, le Conseil d’orientation des retraites met en évidence l’importance de la croissance des revenus d’activité pour équilibrer le régime des retraites.

L'horizon s'éclaircit. Dans son rapport annuel provisoire sur l'évolution et les perspectives des retraites en France, le Conseil d'orientation des retraites (COR) estime que le système de retraite demeurera en déficit à l'horizon 2020, mais que son besoin de financement se réduira à 0,2 % du PIB - autrement dit, autour de 4 milliards d'euros. En 2015, il s'élevait encore à 0,3 % du PIB, et dans le creux de la vague, en 2008, à plus de 0,7 points de PIB.

Au-delà de 2020, le COR émet plusieurs hypothèses, en fonction de la vitesse à laquelle croissent les revenus d'activité. C'est l'un des déterminants les plus puissants de l'équilibre financier après, bien sûr, la démographie. « Le système de retraite pourrait, en cas de croissance suffisante des revenus d'activité, revenir à l'équilibre financier et dégager des excédents à plus long terme », écrit le Conseil.

En effet, le retour dans le vert serait garanti dès le milieu des années 2020 avec une hausse de 1,8 % des revenus d'activité. Dans le scénario médian, à +1,5 %, la courbe ondoierait, puis les déficits prendraient fin durablement vers 2036-2037.

Souvent critiqué pour ses prévisions trop optimistes en termes de chômage, le COR répète que le taux de chômage a un effet limité sur ses prévisions. Certes, il diminue les rentrées de cotisations salariales à court terme, mais il existe des mécanismes de prise en charge qui constituent autant de transfert vers le système de retraites, et à long terme les pensions versées coûteront moins cher.

« La situation financière du système de retraite serait ainsi nettement meilleure avec un taux de chômage de 10 % mais des revenus d'activité croissant de 2 % par an (en excédent de 1,7 % du PIB en 2060) qu'avec un taux de chômage de 4,5 % mais une croissance des revenus d'activité de 1,5 % par an (excédent de 0,5 % du PIB en 2060) », illustre-t-il.

Donner des outils au législateur

Par ailleurs, le COR examine l'équilibre du système sur une période de 25 ans, de 2016 à 2040. Si la croissance des revenus d'activité est de 1,5 %, il persiste un léger besoin de financement de 0,1 % du PIB. Au-delà, le système serait en excédent.

Le COR se livre également à des expériences de laboratoire, afin de donner des outils au législateur quand il s'attaquera de nouveau au sujet des retraites. Si la croissance des revenus était limitée à 1 %, pour assurer l'équilibre sur 25 ans, plusieurs leviers sont actionnables. Il faudrait augmenter de 1,2 point de pourcentage de taux de cotisation dès 2017, ou bien abaisser de 3,8 % toutes les pensions de retraite. Bien entendu, tout cela est théorique, car les réformateurs agissent généralement sur plusieurs manettes simultanément.

@Solwii

En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/economie-france/social/0211023193889-retraites-un-besoin-de-financement-ramene-a-4-milliards-en-2020-2006016.php?XPqYpeD0W2y818Gz.99

 

 

 

13 06 16 Les Suisses ne veulent pas entendre parler d'une retraite à 67 ans

Romandie

Travailler après l'âge de 65 ans n'est pas une option pour une majorité des Suisses. Selon un sondage, plus de la moitié de la population (57%) se prononce contre le relèvement progressif de l'âge de la retraite.

L'augmentation de l'âge de la retraite à 67 ans n'a aucune chance d'être acceptée par les Suisses, révèle un sondage publié dans Le Matin Dimanche et la SonntagsZeitung. Seules quelque 27% des 13'000 personnes interrogées se disent pour et 16% sont indécises.

Aucune catégorie d'âge ne soutient majoritairement la réforme. Les 50-64 ans sont ceux qui sont le moins enclins à vouloir prolonger les années au bureau ou en entreprise. Ceux qui sont déjà à la retraite ne voient par contre pas d'inconvénient à ce que les plus jeunes triment plus longtemps.

Même constat du côté des partis, sauf pour le PLR et les Vert'libéraux. Au PLR, la moitié des partisans disent oui à un relèvement. Ce sont les électeurs de l'UDC qui le rejette le plus fortement à 68% devant ceux du PS, qui disent non à 60%.

Débat actuel

Le projet de prévoyance vieillesse 2020 d'Alain Berset, qui inclut un relèvement de l'âge de la retraite des femmes à 65 ans, est actuellement débattu au Parlement. Le peuple se prononcera le 25 septembre sur l'initiative de la gauche et des syndicats "AVSplus", qui veut revaloriser le poids de l'AVS dans le système des retraites.

Les Suisses ne sont pas dupes, estime l'Alliance "AVSplus" dans un communiqué dimanche. Repousser l'âge de la retraite fragiliserait les salariés et ouvriers, qui ont déjà du mal à garder leur emploi jusqu'à l'âge de 65 an

 

 

 

14 06 16 Retraites : les pensions mises à contribution sans le dire

SOLVEIG GODELUCK Les Echos

Quand on veut réformer les retraites, on se pose habituellement trois questions. Faut-il repousser l'âge de départ à la retraite ? Geler les pensions ? Augmenter les cotisations ? François Fillon en 2010, et Jean-Marc Ayrault en 2014 ou les partenaires sociaux gestionnaires de l'Agirc-Arrco en 2015, ont chacun fait leur choix entre ces diverses recettes pour redresser les comptes.

Ces mesures ont des effets parfois puissants. Le report à 62 ans de l'âge légal de départ ainsi que l'augmentation progressive de la durée de cotisation requise vont élever l'âge moyen de départ à la retraite. Sur 2011-2020, ce levier de l'âge ­contribuera à hauteur de 50% à 60% à la couverture des besoins de financement liés au vieillissement de la population, indique le COR.

Effets cumulatifs

Mais une autre loi retraite, celle de 1993, continue d'avoir un effet massif. Il y a vingt-trois ans, il a été décidé que le montant des salaires pris en compte pour calculer la retraite ne serait plus revalorisé en proportion de la hausse des revenus d'activité, mais en fonction de l'indice des prix à la consommation. Même chose pour le montant des pensions. L'effet est d'autant plus important actuellement que l'inflation est très faible voire nulle depuis trois ans, alors que le salaire moyen par tête continue à augmenter sensiblement (+1,8 % sur douze mois). Les effets de la désindexation des retraites par rapport aux salaires sont cumulatifs : à long terme, la réforme de 1993 est très profitable pour les comptes des retraites.

Selon le COR, entre 2003 et 2060, la baisse de la pension moyenne relative des retraités couvrirait à elle seule plus d'un quart des besoins de financement liés au vieillissement, dans l'hypothèse où les revenus d'activité ne croîtraient que de 1 %. S'ils croissaient de 2 %, elle compterait pour les deux tiers de l'effort.

L'avantage du dispositif, c'est qu'il n'y a pas de débat : l'ajustement se fait tout seul. De plus, les retraités ne sont pas à plaindre, avec un niveau de vie égal à 105 % en moyenne de celui des actifs : les pensions continuent en effet à grimper car les carrières des générations récentes sont plus complètes, avec un meilleur niveau de qualification. Toutefois, le mouvement va s'inverser à partir de cette année. Et le taux de remplacement va fortement baisser à moyen terme.

S. G., Les Echos

 

 

 

17 06 16 Retraite : les ressources liées aux cotisations très éparses selon les régimes

Par Jean-Christophe Chanut  - La tribune

Les ressources affectées aux systèmes de retraites se sont élevées à 296,4 milliards d'euros en 2014, dont un un peu plus des trois quarts proviennent de cotisations sociales (234 milliards d'euros)

La part des cotisations sociales dans les ressources des régimes de retraite a diminué de quatre points en dix ans. Pour la seule Cnav, les cotisations ne représentent "que" moins des deux tiers des ressources. Pour d'autres régimes, comme celui de la SNCF ou des exploitants agricoles, les cotisations sont mêmes minoritaires.

Sur le front du financement des retraites, ça va mieux, ou, plutôt, ça va moins mal. Selon le rapport annuel 2016 du Conseil d'orientation des retraites (COR), le besoin de financement de l'ensemble des régimes (c'est-à-dire le déficit) serait égal à 0,2% du PIB en 2020, soit environ 4,5 milliard d'euros. Dans son précédent rapport de 2015, le COR estimait encore que ce déficit serait plutôt de 0,4% du PIB. Cette baisse des besoins de financement s'explique surtout par l'augmentation de l'âge moyen du départ à la retraite avec une pension à taux plein, à la suite des réformes intervenues. Toujours selon le COR, un retour à l'équilibre des régimes est même envisageable avant 2030, à la condition que le taux de croissance des revenus d'activité progresse d'au moins 1,5% par an et que le taux de chômage descende durablement et nettement en dessous de 10%. Selon, les dernières perspectives de l'Insee, ce taux de chômage devrait se situer à 9,9% à la fin 2016.

La part des cotisations dans les ressources a chuté de 4 points en dix ans

De fait, une baisse du taux de chômage liée à des reprises d'activité permettra d'augmenter la masse salariale et donc les cotisations retraites. Mais ce même rapport du COR souligne que la part des cotisations dans le financement des retraites va décroissant. En 2014, les dépenses du système de retraite se sont élevées à 304,7 milliards d'euros et les recettes à 296,4 milliards d'euros. Or, un peu plus des trois quarts du financement du système de retraite proviennent de cotisations sociales (234 milliards d'euros) - dont 38 milliards d'euros de cotisations de l'État en tant qu'employeur au régime de la fonction publique d'État.

Le reste des ressources est constitué pour moitié d'impôts et taxes affectées (Itaf) à hauteur de 36 milliards d'euros, soit 12 % des ressources. Ainsi, une contribution tarifaire d'acheminement, à la charge des consommateurs d'électricité finance une partie de la Caisse nationale électrique et gazière (retraites des électriciens). Des droits de consommations sur les vins contribuent aussi, curieusement, à financer les retraites

Les autres ressources sont composées de prises en charge par l'État (2 %, pour l'essentiel des subventions d'équilibre pour certains régimes spéciaux), de transferts d'organismes tiers, comme l'assurance chômage ou la branche famille de la Sécurité sociale (6 %) et, enfin, de recours à la dette ou aux réserves pour couvrir les besoins de financement (3 %).

Le COR souligne qu'entre 2004 et 2014, la part des cotisations dans les ressources du système a diminué de quatre points alors que celle des Itaf a progressé d'autant environ.

Mais si l'on rentre dans le détail, on remarque que les structures de financement par régime sont assez disparates...

Les cotisations Cnav représentent moins des deux-tiers des ressources

Fait peu connu, la part des Itaf dans l'ensemble des ressources s'est accrue à la Cnav (Caisse nationale d'assurance vieillesse) dans les années récentes, alors qu'elle a diminué au RSI (le régime social des indépendants) en contrepartie d'une part plus importante de transferts après à son intégration financière à la Cnav. Résultat, maintenant, pour ces deux régimes Cnav et RSI ce sont moins des deux tiers des ressources qui proviennent de... cotisations. Pour la Cnav, outre les Itaf, le financement provient essentiellement de transferts de la Cnaf (Caisse nationale des allocations familiales) au titre des majorations de pension pour trois enfants et plus.

Pour d'autres régimes, la part des cotisations est même minoritaire au sein des ressources, c'est notamment le cas du régime des exploitants agricoles dont 42% des ressources proviennent de la « compensation généralisée » auxquelles s'ajoutent 33% de « taxes comportementale ».

Le régime SNCF financé à hauteur de 62% par une subvention de l'Etat

Pour d'autres régimes, confrontés généralement à une situation démographique très défavorable, le financement est majoritairement assuré par une subvention d'équilibre versée par l'Etat. C'est notamment le cas de nombreux régimes spéciaux - ce qui fait couler beaucoup d'encre - comme la RATP (57% des ressources), la SNCF (62%) et... 78% pour le régime des mines.

Quant à la fameuse caisse nationale des industries électriques et gazières (Cnieg), son financement est assuré à 20% par des Itaf, 36% par des transferts et... 44% par des cotisations.

A l'inverse, certains régimes de base financent leurs prestations presque intégralement par des cotisations. C'est notamment le cas de la caisse des professions libérales (CNAVPL) et des régimes de la fonction publique, en particulier celui de la fonction publique de l'Etat qui est financé à 99% par des cotisations sociales.... Versées aux trois quarts, certes, par l'Etat en tant qu'employeur.

Pour les régimes complémentaires, l'essentiel des ressources provient des cotisations sociales. C'est notamment le cas à hauteur de près de 80% des ressources pour les régimes Arrco et Agirc, le reste provenant essentiellement de l'Unedic et de la Cnieg (au titre de l'adossement).

En conclusion, ces différences de structures de ressources entre régimes de retraite, prévient le COR, limitent la pertinence d'une comparaison des seuls taux de cotisation légaux ou conventionnels, beaucoup d'autres paramètres doivent entrer en ligne de compte. Une comparaison pourtant souvent effectuée pour dénoncer les inégalités entre régime.

Revue de Presse semaine 23

REVUE DE PRESSE DE LA SEMAINE : 23

 

 

 

SOMMAIRE

06 06 16 Chute du pétrole : l'Algérie réforme ses retraites

06 06 16 Le Canada abaisse l'âge de la retraite de 67 à 65 ans

07 06 16 Le CTIP salue la réforme de la retraite supplémentaire

10 06 16 Retraite à 65 ans : la fausse bonne idée qui finira par s'imposer

 

 

 

06 06 16 Chute du pétrole : l'Algérie réforme ses retraites

Par Lefigaro.fr

L'Algérie, frappée par une très forte baisse de ses revenus pétroliers, va réformer son système de retraites qui fragilise les finances publiques, selon un communiqué officiel publié lundi. La réforme va se traduire par la suppression du départ à la retraite sans condition d'âge. L'âge de départ est maintenu à 60 ans.

L'Algérie, pays de 40 millions d'habitants, comptait plus de 2,7 millions de retraités au 31 décembre 2015, selon les chiffres officiels. La décision de réformer le système a été prise après une réunion lundi de la "Tripartite" formée du gouvernement, du patronat et de la Centrale syndicale.

"Les participants à la Tripartite et afin de préserver et consolider le dispositif national de retraite, considèrent que les conditions actuelles ne permettent plus le maintien du départ à la retraite sans condition d'âge", explique le communiqué conjoint du gouvernement et des partenaires sociaux.

Le texte juge le maintien de "ce dispositif (...) dommageable aussi bien aux équilibres financiers de la Caisse nationale de retraite qu'à l'outil de production qui enregistre chaque année d'importantes déperditions au niveau de ses ressources humaines, notamment les plus qualifiées", poursuit le texte.

Dans le système en vigueur, toute personne ayant cumulé 32 ans d'activité peut partir à la retraite sans attendre l'âge de départ légal de 60 ans. Il permet aussi à tout cotisant de cesser son activité sans avoir cotisé pendant 32 ans et sans attendre l'âge de 60 ans.

En 1994, l'Algérie avait aussi mis en place une procédure de retraite anticipée pour atténuer les effets d'un Plan d'ajustement structurel de son économie (PAS) qui s'était traduit par la suppression de dizaines de milliers d'emplois. La procédure permettait aux hommes de plus de 50 ans et aux femmes de plus de 45 ans de prétendre à la retraite.

 

 

 

06 06 16 Le Canada abaisse l'âge de la retraite de 67 à 65 ans

Figaro Par Ludovic Hirtzmann

Justin Trudeau, le jeune premier ministre canadien, ici le 1er juin à Ottawa, avait promis d'abaisser l'âge de la retraite.

«Nous ramenons l'âge de la retraite à 65 ans parce que c'était une erreur de la mettre à 67 ans», a déclaré récemment le premier ministre du Canada Justin Trudeau, ajoutant que «prendre soin des personnes les plus vulnérables de notre société est très important». Le chef du gouvernement libéral, au pouvoir depuis sept mois à Ottawa, a précisé que la décision de son prédécesseur conservateur Stephen Harper était une réponse «simpliste» à un problème «complexe».

Il n'existe pas d'âge obligatoire pour prendre sa retraite au Canada, mais plutôt un âge pour avoir le droit de la percevoir. C'est cet âge-là que les conservateurs avaient voulu repousser à 67 ans d'ici 2023. Dans les faits, les Canadiens décident souvent de prendre leur retraite bien plus tôt. «Depuis 2004, l'âge moyen de la retraite est demeuré relativement stable, soit d'environ 62 ans (60 ans au Québec)», précise l'institut national Statistique Canada. Le système canadien de retraites est flexible. Les Canadiens peuvent toucher leur retraite et continuer à travailler.

Dans le mur

Les conservateurs ont dénoncé l'annonce de Justin Trudeau. «On va foncer dans le mur (...) La population vieillit, il y aura bientôt moins de travailleurs que de gens à la retraite», a dit le député conservateur Gérard Deltell à l'agence de presse QMI. Si la plupart des experts reconnaissent que la population du Canada vieillit malgré l'immigration, les avis sont moins catégoriques sur le coût de l'abaissement de l'âge de la retraite, financé par un déficit budgétaire et évalué selon plusieurs sources à 15 milliards de dollars sur les cinq premières années. Denis Latulippe, professeur de l'université Laval à Québec et spécialiste des questions de retraite, confie que le coût de cette seule disposition «n'aura pas un gros impact» sur les finances. D'autant qu'au Canada, «les régimes publics de retraite ne sont pas très généreux».

Appauvrissement

La situation des retraités n'a cessé de se détériorer. Les employeurs, surtout ceux du secteur privé, proposent de moins en moins de régimes complémentaires à leurs salariés. Selon une étude du Broadbent Institute, en 2011, moins de 38% des Canadiens étaient couverts par un régime complémentaire d'entreprise contre 46% en 1977 et encore moins par un régime d'épargne personnelle. Alors que 3,9 % des retraités canadiens vivaient dans la pauvreté en 1995, ce nombre a explosé à 11,1 % en 2013. Le libéral progressiste Justin Trudeau, en baissant l'âge de la retraite, prétend rompre avec les conservateurs et s'adresser aux plus démunis. Sans l'attendre, la province de l'Ontario a créé l'an dernier un nouveau palier de retraite complémentaire public obligatoire pour ses citoyens. La ministre associée des Finances de l'Ontario et chargée des retraites, Mitzie Hunter, avait alors justifié ce choix «pour que nous puissions tous vivre notre retraite dans la dignité»

 

 

 

07 06 16 Le CTIP salue la réforme de la retraite supplémentaire

L'AGEFI Quotidien

Le représentant des institutions de prévoyance y voit «une première étape» qui remet à égalité assureurs français et fonds de pension anglo-saxons.

L’article 33 de la loi Sapin 2 en cours d’examen à l’Assemblée nationale fait le bonheur du monde de la retraite professionnelle supplémentaire. Comme l’avait promis l’exécutif, un nouveau véhicule va en effet permettre au monde de l’assurance, et notamment aux institutions de prévoyance (IP), de s’affranchir des contraintes de Solvabilité 2. En accord avec la directive européenne sur les institutions de retraite professionnelle (IORP), ils bénéficieront d’un «régime prudentiel ad hoc».

«Nous avons toujours souhaité un traitement équitable de la retraite supplémentaire dans Solvabilité 2, qui n’a malheureusement pas retenu une harmonisation avec les fonds de pension européens», a déclaré lors du bilan 2015 du CTIP Bertrand Boivin-Champeaux, son directeur prévoyance et retraite supplémentaire. L’organisme représentant les IP auprès des autorités a indiqué que leurs cotisations de retraite supplémentaire ont baissé de 3,9% l’an dernier, à 930 millions d’euros.

En abandonnant l’idée de réformer les règles de solvabilité de la directive IORP, Bruxelles a créé un système à deux vitesses sur le segment de la retraite supplémentaire d’entreprises, représentée en France par les contrats «article 83» et «article 39». La loi Sapin 2 est «une première étape» qui «va nous permettre de continuer à gérer cette activité avec un capital approprié», avance Bertrand Boivin-Champeaux, en référence à la fin des mesures transitoires de Solvabilité 2, prévue en 2019.

Le texte permettra le transfert des portefeuilles existants vers les nouveaux organismes, voire aux acteurs «ne couvrant que des engagements de retraite professionnelle supplémentaire de modifier leur objet». Ce nouveau statut devrait se rapprocher de Solvabilité 1, qui régit toujours les exigences des fonds de pension anglo-saxons. Une telle évolution permettrait de davantage rediriger les 130 milliards d’euros de la retraite supplémentaire vers des supports plus risqués comme les actions.

A la fin 2015, les 36 IP adhérentes au CTIP concentraient 12,9% de leurs placements en actions, contre 14,3% en 2013. Ces IP affichaient par ailleurs un ratio en normes Solvabilité 1 moyen de 6,2 fois les exigences de capital réglementaire, contre 6 fois fin 2014. «Nous attendons encore les données définitives de l’exercice préparatoire mais le ratio devrait tourner autour de 2,5 fois sous la norme Solvabilité 2», indique Bertrand Boivin-Champeaux.

 

 

 

10 06 16 Retraite à 65 ans : la fausse bonne idée qui finira par s'imposer...

La tribune - Par François Charpentier

Peut-on vraiment croire que les salariés travailleront jusqu'à 65 ans, comme le préconisent les leaders de droite ? En fait, il s'agit, comme dans les autres pays, de diminuer les pensions à venir. Faute d'alternative... Par François Charpentier

Le débat sur le meilleur âge pour partir en retraite est une nouvelle fois relancé. À l'étranger et en France. À l'étranger, on voit donc le Canada vouloir "revenir" d'une règle des 67 ans, qui n'était applicable qu'en 2024, à 65 ans. En réalité, il s'agit donc pour le gouvernement de Justin Trudeau de s'en tenir à ce qui existe. Le Canada peut se le permettre dans la mesure où le régime public de retraite étant peu généreux faute de cotisations en rapport avec une retraite décente, allonger la durée d'activité n'aurait pas modifié grand-chose. À cette réserve près, tout de même, qu'après la crise financière de 2007, les salariés canadiens semblent moins demandeurs que par le passé de compléments en capitalisation, donc de fonds de pension payés par l'employeur, qui ont fait la preuve de leur vulnérabilité. Cela ne devrait donc pas arranger leur porte-monnaie.

"Perspective à l'anglaise" en Allemagne

Autres cieux, autres mœurs, mais résultat finalement comparable. En Allemagne, où les 67 ans sont programmés pour 2029 - et continuent de très mal passer dans l'opinion -, le gouvernement envisagerait de porter l'âge de départ en retraite à 70 ans voire plus. Il faut ici rappeler que les experts du régime de base allemand ont souligné il y a deux ans que les hypothèses qui sous-tendaient la grande réforme Schröder de 2000 ne seront pas tenues. Le chancelier à l'époque prévoyait de ramener en 2030 le taux de remplacement de la retraite par rapport au dernier salaire aux alentours de 43%. Or, de nouvelles projections ont montré que ce taux tournerait plus vraisemblablement autour de 38%.

Les raisons de cette sous-estimation sont multiples. D'une part, il y a une fécondité des femmes qui reste au plus bas en dépit des meures prises pour redresser la situation. Ensuite, il existe une frange de plus en plus importante de la population engluée dans des mini-jobs avec des mini-salaires. Enfin, la crise économique ne permet pas d'espérer une amélioration du montant des pensions dans un pays où si 100 Allemands de 20 à 65 ans supportent environ 35 retraités, ils en supporteront 42,7 en 2030. Conséquence de cette situation, de plus en plus de retraités allemands s'alarment pour leur niveau de vie et pour une "perspective à l'anglaise" où, en 2040, la moitié d'entre eux serait sous le seul de pauvreté. On retrouve ici la situation canadienne.

De 65 ans à 60 ans en 1912, déjà...

La vraie question qui se pose en France et qu'a posée Alain Juppé dans son programme électoral est de savoir si l'on peut et si l'on doit relever l'âge de la retraite. Écartons tout de suite les comparaisons avec l'Allemagne qui n'ont pas lieu d'être. La situation démographique de la France diffère du tout au tout avec celle de l'Allemagne. Un baby-boom de longue durée, puis une fécondité qui tourne aujourd'hui autour de 2% garantissent, sinon un renouvellement des générations, du moins une progression continue de la population. Pour dire les choses autrement, alors que d'ici à 2050 l'Allemagne devrait perdre près de 10 millions d'habitants, non compris les flux migratoires, la France devrait en gagner plus de 2 millions. Quant au montant des pensions, on rappellera seulement un chiffre de la Drees : le taux de remplacement en France est actuellement un peu supérieur à 62% contre 57% au Royaume-Uni et 47% en Allemagne.

Au départ, la retraite à 65 ans

Si un relèvement de l'âge de la retraite peut apparaître comme une - la seule ? - solution en Allemagne, la barrière des 65 ans évoquée par Alain Juppé revêt forcément l'allure d'un chiffon rouge pour l'actuelle majorité. C'est une vieille histoire. Aussi vieille que celle de nos régimes de retraite et que le premier d'entre eux, celui des retraites ouvrières et paysannes de 1910. La création de ce régime, présenté par Vincent Nadaud dès 1879 et défendu par le Premier ministre du Travail René Viviani, après plus de 30 années de débats passionnés à l'Assemblée nationale, fut votée dans une assez grande indifférence de l'opinion. De fait, le texte de loi prévoyait que l'âge de départ à la retraite était fixé à 65 ans à une époque où l'espérance de vie tournait autour de 48 ans. La CGT avait donc beau jeu d'ironiser sur la grande conquête sociale que représentait cette "retraite des morts"... L'échec fut tel, que dès 1912, le gouvernement réformera le système en abaissant l'âge de départ à la retraite à 60 ans. François Mitterrand n'avait donc rien inventé...

En 1981, la droite avait montré la voie

Cette dernière remarque n'est pas anodine. C'est en 1972 que le Parti socialiste, le Parti communiste et les radicaux de gauche inscrivent le principe d'une retraite à 60 ans dans le programme commun. Un an plus tard se produit le premier choc pétrolier qui conduira Jacques Chirac Premier ministre de Valéry Giscard d'Estaing à accepter le principe de la retraite à 60 ans pour les travailleurs manuels. Dans le même temps, se développent massivement les préretraites pour soulager les maux de la sidérurgie du Nord et de la Lorraine d'abord, de la construction et de la réparation navale ensuite, de l'automobile enfin. Bref de toute l'économie qui se dope aux départs anticipés jusqu'à 53 ans et 7 mois dans la sidérurgie...

On l'a un peu oublié aussi, mais le 1er juin 1977, les députés votent, presque par surprise, l'abaissement de l'âge de départ à la retraite des femmes à 60 ans. Dans la foulée, le 13 juin 1977, patrons et syndicats signent un accord professionnel instituant des préretraites à 60 ans avec 70% du salaire antérieur brut.

Autrement dit, quand la gauche arrive au pouvoir en 1981, la France est dans une situation qui permet, grâce à des décisions prises par les gouvernements de Raymond Barre, à plus de la moitié de la population salariée de cesser son activité avant ou à 60 ans. S'il s'agit donc aujourd'hui de sacrifier à un mythe avec le retour de la retraite à 65 ans, c'est en fait à un retour sur elle-même que s'invite la droite.

Le montant des pensions de retraite va baisser

En tout état de cause, deux autres questions se posent auxquelles a répondu le porte-parole d'Alain Juppé, le député Benoist Apparu devant les journalistes de l'information sociale il y a trois semaines. D'abord comment fait-on pour maintenir dans leur emploi des salariés âgés dans un pays perclus de chômage et où se perpétuent les politiques d'âge dans les entreprises ? Personne évidemment n'ose dire la vérité, pas plus en Allemagne qu'en France.

De l'autre côté du Rhin, quand on exige pour avoir une retraite à taux plein 45 années de cotisation et plus de 65 ans, on sait pertinemment que, dans les faits, les salariés, notamment de l'industrie devanceront l'appel, donc qu'ils subiront des abattements sur leur pension, donc qu'à part quelques cadres supérieurs et quelques sénateurs, rares seront ceux qui pourront partir avec une retraite pleine.

La perspective n'est pas différente en France où de fait, plus on allonge la durée d'assurance dans un contexte de fort chômage, de révolution numérique et de renchérissement du coût de la prévoyance pour l'entreprise et ses salariés, plus la pression se fait forte pour un départ avant l'âge légal et pour une pension amputée. En Allemagne cela se traduit déjà par une relative paupérisation d'un nombre important de retraités. La situation n'est sans doute pas la même en France. Mais quand on observe la charge supportée par les retraités dans la dernière réforme Agirc Arrco (3,5 milliards d'euros d'économies sur les 3,6 milliards à réaliser avant le 1er janvier 2019), on imagine facilement que les choses puissent se dégrader très rapidement.

Étouffer les régimes spéciaux

La seconde question, forcément douloureuse pour Alain Juppé compte tenu de son expérience de 1995, porte sur les régimes du secteur public. Comment faire, en effet, pour que le fossé ne se creuse pas plus qu'il ne l'est aujourd'hui entre, d'une part des salariés du privé qui partiraient à 65 ans à une date encore indéterminée (le rythme de l'allongement de la durée de cotisation se fera-t-elle comme en 1993 au rythme d'un trimestre supplémentaire par an ? ou de deux ?), d'autre part des fonctionnaires en position active qui partent cinq ans plus tôt et des agents d'entreprises publiques encore plus favorisés ?

La réponse de Benoist Apparu consiste à dire qu'il faudra que les "entrants" dans ces régimes aujourd'hui "spéciaux" sachent que, comme on l'a fait pour France Télécom, ils entrent dans le régime de droit commun. En d'autres termes, le porte-parole d'Alain Juppé ne s'en cache pas, il s'agit "d'étouffer les régimes spéciaux". Bref de sortir une fois pour toutes des professions à statut qui en freinant l'évolution du système menacent sa pérennité. Il s'agit aussi de revenir sur l'erreur commise à la Libération quand, sous la pression du Parti communiste et en contradiction avec les principes posés par le Conseil national de la Résistance, le gouvernement provisoire du général de Gaulle a renoncé à la mise en place d'un véritable régime unique des pensions de retraite et a maintenu en l'état les régimes spéciaux, notamment le premier d'entre eux, celui des fonctionnaires civils et militaires.

Des coûts croissants, mais incertains

Trop haut, trop fort, trop dur ? Faute de croissance économique à la hauteur des besoins de financement d'une protection sociale qui représente plus de 720 milliards d'euros de dépenses annuelles, dont 46% pour les seules retraites et faute de proposition alternative crédible dans l'environnement financier instable d'aujourd'hui, il n'est pas un seul spécialiste aujourd'hui qui puisse ignorer que tous les programmes électoraux à venir devront eux aussi faire figurer le relèvement de l'âge de la retraite dans leurs priorités.

Et bien évidemment cela aura un prix, comme l'a indiqué, le 6 juin, Jean-Paul Lacam, délégué général du Centre technique des institutions de prévoyance (Ctip). Maintenir dans leur emploi des salariés de plus en plus âgés se traduit immanquablement pas des coûts croissants. Non seulement parce que les nouvelles règles remplaçant la loi Evin du 31 décembre 1989 interdiront aux assureurs (institutions de prévoyance, mutuelles et sociétés d'assurances) d'ajuster instantanément leurs tarifs quand un salarié quitte un contrat collectif pour un contrat individuel , mais aussi parce qu'on sait bien que, déjà aujourd'hui, une proportion non négligeable de travailleurs mijotent dans des régimes d'invalidité en attendant l'âge légal de départ en retraite. Et plus on allongera la durée d'assurance, plus le fardeau sera lourd.

En revanche, il n'est pas interdit de penser que le maintien dans l'activité d'une proportion croissante de seniors pourrait se traduire, sinon par la disparition du moins par un report dans le temps de maladies dites dégénératives qui, elles aussi, ont un coût. Mais qui peut dire sérieusement aujourd'hui où s'établira l'équilibre ?

 

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COMMENTAIRES

Bref a écrit le 10/06/2016 à 23:12 :

Le but final est d'éliminer cette collaboration entre génération et de casser l'entente sociale!

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bourdiga a écrit le 10/06/2016 à 19:52 :

député/sénateur, 1 mandat = 1retraite , 2mandats = 2 retraites etc.... ce qui est bon pour eux ne l'est pas pour le citoyen qui doit s'il le peut travailler plus tard avec un taux de remplacement plus faible ; que ces gens nous montrent l'exemple pour asseoir leur crédibilité

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Havoc a écrit le 10/06/2016 à 19:38 :

Une solution qui n'en est pas une, qui cache sa véritable nature, mais surtout qui, en incitant les seniors à occuper leur emploi, lorsqu'on le leur permet, le plus longtemps possible, est une véritable machine à casser les espoirs de la jeunesse de travailler un jour aux postes qu'elle mérite.

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Gépé a écrit le 10/06/2016 à 19:16 :

Suite. Une première tentative de financer les retraites par une taxe sur l'énergie avait été envisagée à l'occasion de la taxe carbone par la commission Rocard; cette mesure avait fait l'objet d'une votation en Suisse; un financement par la TVA sociale a été mis en place en 2012, et supprimée par François Hollande. Petit à petit, l'idée avance.

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charly10 a écrit le 10/06/2016 à 18:44 :

La question est, comment faire pour pouvoir travailler au-delà de 55 ans, quand les employeurs, état ou patronat, privé, vous considèrent hors service à 50 ans. Reforme débile ; C’est là le cœur du problème, c’est ici que l’on voit les conséquences désastreuses à terme du manque de volonté politique de ne pas vouloir essayer une politique radicalement différente que celle de la pensée unique économique qui dirige le monde depuis 30 ans.

Le cout du capital, de la spéculation effrénée qui laisse circuler une masse phénoménale d’argent qui ne profite en rien à l’économie réelle, et sur laquelle nos pauvres dirigeants n’arrivent pas à se mettre d’accord pour en prélever une infime partie qui pourrait régler la majorité de nos problèmes (dette, cout social).Comme toujours il est plus facile, de culpabiliser le salarié, le petit retraité, de dresser les catégories entre elles, que d’aller déjà reformer les structures d’état , ensuite oser tacler la finance et ses dérives qui sont à la source de nos problème

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charly10 a écrit le 10/06/2016 à 18:39 :

Pourquoi encore taxer l’énergie ? A ce niveau, on pénalise toujours les moins favorisés. Et les transactions financières, qu’aucun politique n’ose toucher de peur de déplaire a la finance ;c’est pourtant là qu’il y a du grain à moudre.

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Gépé a écrit le 10/06/2016 à 18:08 :

Mais pourquoi s'obstiner à considérer les retraites comme la répartition des salaires, alors qu'il s'agit de la répartition des richesses produites, c'est à dire l'ensemble du PIB. Il faut étendre le financement des retraites à l'ensemble des richesses produites, et en particulier à l'énergie. Une taxe sur l'énergie pour financer le chomage et les retraites; c'est la solution.

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Réponse de Pierre 2 le 10/06/2016 à 21:40 :

Cette mesure inégalitaire ,est Anticonstitutionnelle .Elle sera retoquée

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un physicien a écrit le 10/06/2016 à 17:52 :

Le développement de la retraite progressive permettrait de rendre moins aigus beaucoup de ces problèmes. Mais elle ne concerne aujourd'hui qu'environ 5000 personnes et est interdite aux fonctionnaires !

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lachose a écrit le 10/06/2016 à 16:12 :

"La seconde question, forcément douloureuse pour Alain Juppé compte tenu de son expérience de 1995, porte sur les régimes du secteur public".

Janvier 2003 :

Selon le Canard enchaîné , Alain Juppé, président de l'UMP, a fait valoir, à sa demande, ses «droits à la retraite» depuis le 1er janvier. Inspecteur des Finances, l'ancien Premier ministre, 57 ans, est à la retraite aux termes d'un arrêté du 13 novembre 2002 paru au Journal officiel. Hier, le maire de Bordeaux s'est justifié : «Le temps passe, hélas. On reproche souvent aux hommes politiques de conserver un filet de sécurité. Eh bien, là, je n'en ai plus.» De son côté, Jacques Barrot, président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, a noté qu'il n'y avait là «rien de scandaleux». «Ce n'est pas du tout en contradiction avec la volonté de donner en général à tous les Français des règles du jeu à peu près harmonisées quant à leur départ en retraite», a estimé Barrot.

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lachose a écrit le 10/06/2016 à 15:45 :

"En Allemagne cela se traduit déjà par une relative paupérisation d'un nombre important de retraités".

Et en plus, on sait ce qui va arriver, incroyable.

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lachose a écrit le 10/06/2016 à 15:43 :

Et les catégories sociales qui ont une durée de vie inférieure de 7 ans par rapport aux cadres du à la pénibilité du métier, 65 ans aussi ?

Si c'est la cas , cela ne va pas arranger la situation de recrutement dans ces métiers.

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Réponse de @Lachose le 10/06/2016 à 17:10 :

Il faut inciter fortement ses Enfants et tous les jeunes, à passer tous les concours Fonctios, n'importe lesquels pour etre en sécurité de l'emploi à vie, et ne pas risquer le rejet de 50 à 67 ans, et avoir une carrière complète et donc une retraite. Les jeunes générations devront se voir éduquer dans une culture de peur du risque et conséquences dramatiques d'une carrière dans le privé, qui relève de plus en plus du casino, et du quitte ou double, à tout perdre : emploi, couple, maison, enfants aux études et avenir brisés, dépressions, santé ruinée. vie ruinée.

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Patrickb a écrit le 10/06/2016 à 15:36 :

1) Les cotisations au Régime de pension du Canada sont plafonnées à 4,95% du salaire maximum de 54 900 dollars, soit 2544,30 maximum en 2016. Les prestations de retraite sont donc également plafonnées pour tous, parce que ce système ne connaît ni cadres, ni grouillots. 2) Toutes les entreprises n’offrent pas de régime de retraite (équivalent à une complémentaire en France) auquel abondent à la fois l’employeur et l’employé(e). 3) Le gouvernement Trudeau, comme tout gouvernement socialiste, n’est pas avare de promesses et mesures démagogiques, dont la retraite à 65 ans qui n’est pas tenable sur le long terme. À la réserve près, que si on est qualifié, on peut continuer à travailler ou à développer sa propre entreprise (plan B de tout Canadien). 4) les « compléments en capitalisation » sont en fait les parts de fonds mutuels dans lesquels les gens ont investi via leur régime de retraite d’entreprise, soit à titre individuel par l’entremise obligatoire d’un « conseiller ». Étant donné les douches froides des marchés financiers et les frais afférents auxdits placements, on comprend facilement que beaucoup hésitent de plus en plus :-)

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lachose a écrit le 10/06/2016 à 15:29 :

"grâce à des décisions prises par les gouvernements de Raymond Barre, à plus de la moitié de la population salariée de cesser son activité avant ou à 60 ans"

Le pire , est que ce sont les mêmes qui votent aujourd'hui majoritairement dans les sondages pour une retraite à 65 ans ..pour les générations suivantes.Ah, nos ex- baby-boomers égoistes jusqu'au bout.Il ne reste plus qu'à les regarder se pavaner aux Senoriales devant la télé .

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Sandra a écrit le 10/06/2016 à 15:20 :

Quelle torture de plus, et fausse solution, à infliger un départ à la retraite si tard, quand à partir de 50 ans et ce pendant 15 ans l'on est rien de mieux qu'un paria et déchet, pour les Offres d'Emplois du Marché. Les politiques soutiennent hypocritement et Cyniquement, l'on vit plus vieux, il faut retarder l'age. La seule raison cachée et hypocrisie, est de faire en sorte que presque tous manquent entre 5 et 15 ans d'annuités de retraite par le chomage et fin de droits de chomage et R.S.A payé par les Dpts, pour verser à 67 ans des retraites misérables. Le nombre de Dépressions, d'études des enfants cassées, divorces, casses familiales, vont flamber plus encore

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Théophile a écrit le 10/06/2016 à 14:25 :

La retraite n'est en théorie qu'un service financier de salaire différé. Ce n'est pas de la solidarité. En principe vous touchez ce que vous avez cotisé modulo un calcul statistique et vous pouvez donc partir n'importe quand. Depuis votre premier salaire, vous versez un pourcentage sur un compte épargne logement, au moment que vous avez choisi vous achetez une maison avec votre épargne, aussitôt achetée vous la revendez en viager. Votre retraite c'est le bouquet plus la rente plus le loyer de la maison. Si on voulait raffiner, on prendrait en considération évidemment votre espérance de vie (une personne fragile doit pouvoir négocier un viager plus avantageux). Malheureusement la retraite d'aujourd'hui ça ne fonctionne pas aussi bien. En fait on ne sait pas la financer car on a fait l'impasse sur le capital, et par ailleurs on a cru bêtement que parce que la retraite se calculait avec les salaires passés elle devait être financée avec les salaires d'aujourd'hui. Bien sûr on voit bien que beaucoup de retraités de chez Renault ou PSA sont encore vivants mais qu'aujourd'hui beaucoup de français achètent des Volkswagen importées ou des Toyota fabriquées par des robots, bien sûr on sait que beaucoup d'anciens vendeurs en boutique sont en retraite mais qu'on commande aujourd'hui par internet, on sait tout cela, mais on ne fait pas le lien, on pense comme le COR que ça finira par s'équilibrer...Après il y a ce fameux âge fatal imaginé par des cadres dirigeants dont l'angoisse est justement de partir en retraite. Pour eux faire du consulting en pleine forme à 65 ans ou monter des briques depuis 18 ans jusqu'à cet âge par tous les temps, c'est évidemment la même contrainte. L'effort physique au travail, pour eux, c'est un concept. Pourquoi 65 ans d'ailleurs ? Pourquoi pas 70 justement comme le suggère Schäuble ? Déjà si on imaginait financer la retraite par la TVA (justement pour financer celles des ouvriers de chez Renault ou PSA ou des vendeurs en boutique), si on posait comme règle que la retraite ne sert qu'à consommer et ne doit pas être revalorisée plus vite que la consommation par français, on comprendrait qu'il suffit de maintenir constant le pourcentage de retraités pour être sûr de ne pas avoir de problème de financement. Ensuite on peut effectivement tenir compte de la pénibilité et on peut aussi avec une forte natalité limiter l'impact sur l'âge de cette contrainte en pourcentage. Mais tout cela semble bien compliqué pour nos hommes politiques qui préfèrent des règles simples et des réformes bêtement paramétriques...

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Gépé a écrit le 10/06/2016 à 12:44 :

Cette étude oublie deux choses essentielles; d'abord, l'effet des gains de productivité qui permettent de travailler moins pour une même production de richesses; ensuite, la notion de chomage qu'il faut considérer comme du temps libéré et qu'il faut répartir entre "non travail" et retraites. Ce temps de non travail doit être réparti et rémunéré. Le problème se résume à trouver un financement pour ce non travail; cela correspond à une contribution de l'énergie: une taxe sur l'énergie pour financer le chomage et les retraites. Qui est capable de développer cette idée qui correspond à basculer la fiscalité du travail sur la fiscalité énergétique. C'est une idée proposée par la fondation Nicolas Hulot, par Coe-Rexecode, par la note n°6 du CAE...

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Réponse de charly10 le 10/06/2016 à 21:13 :

@gépé

Pourquoi encore taxer l’énergie ? A ce niveau, on pénalise toujours les moins favorisés. Et les transactions financières, qu’aucun politique n’ose toucher de peur de déplaire a la finance ;c’est pourtant là qu’il y a du grain à moudre.

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