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La parole aux adhérents de l'Anocr 73

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Interwiew du GBA Jean-Vincent BRISSET, adhérent ANOCR

Chasseurs de 6e génération : l’Otan demande aux Européens de «s’aligner» sur les USA

Par Maxime Perrotin

Les futurs systèmes de combat aérien américains et européens devront pouvoir communiquer et agir de concert, exige le commandant suprême de l’Otan en Europe. Au-delà de la volonté états-unienne de réaffirmer son ascendant sur ses alliés européens, c’est un enjeu de puissance de l’Occident face à l’émergence de concurrents asiatiques.

Les Américains vont-ils donner le «la» aux programmes de chasseurs de 6e génération européens? C’est a minima une forme de coopération entre industriels du Vieux continent et Américains que semble appeler de ses vœux le commandant suprême des forces de l’Otan en Europe (SACEUR).

«Il est important de s’assurer que ces nations ont un certain degré d’alignement stratégique et de transparence, à mesure qu’elles avancent et qu’elles examinent les ressources dont elles ont besoin pour réussir avec le potentiel de la 6e génération», a notamment déclaré le général Tod Wolters, lors d’une conférence organisée le 9 juin par The Atlantic Council, un think tank américain.

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Le monument aux soldats morts en opex (bientôt ?) dans le Jardin Noir du parc André-Citroën

Voilà que l'on reparle du monument en hommage aux soldats morts pour la France en opérations extérieures.

Le sujet était, dès la semaine dernière, à l'agenda de Jean-Marc Todeschini, le secrétaire d'Etat chargé des anciens combattants et de la mémoire: "Mercredi 6 avril, 16h30: Entretien avec Anne Hidalgo, maire de Paris, pour évoquer l’installation en 2017, au parc André Citroën, du monument en hommage aux soldats Morts pour la France en opérations extérieures. Hôtel de Ville de Paris."

Réunion fructueuse, semble-t-il, suivie d'une autre rencontre, hier mercredi 13, en présence de Philippe Goujon, maire du XVe arrondissement de Paris. Jeudi, une autre rencontre était annoncée avec le général de corps d’armée Bruno Le Ray, gouverneur militaire de Paris.

L’Est Républicain publie le témoignage d’un colonel lorrain qui revient sur cette mission de l’armée française en Centre-Afrique.

Son récit prend aux tripes. Le colonel Didier leurs raconte l’enfer centrafricain comme s’il y était encore. «Chacune de mes conférences se termine par une « standing ovation ». Comme si les gens découvraient la violence de cette mission », s’étonne l’ancien chef de corps du 16e bataillon de chasseurs de Bitche.

L’opération Sangaris en Centrafrique s’est achevée le 31 octobre, dans l’indifférence générale qui l’a accompagnée pendant ses trois ans d’existence. Un déficit de notoriété qui tranche avec les dommages dévastateurs générés dans les rangs par cette Opex (opération extérieure). « Au retour, la moitié de ma section a quitté l’armée », confie un gradé lorrain sous couvert d’anonymat. « Les syndromes post-traumatiques sont plus profonds et importants qu’en Afghanistan », reconnaît le colonel Leurs, qui a vécu les deux théâtres.

De juin à octobre 2014, en plein pic génocidaire, il a dirigé à Bangui, la capitale, un groupement tactique interarmes. La mission la plus complète qu’il ait jamais connue sur le plan stratégique : « Il y avait tous les jours des défis logistiques à relever et des choix à opérer, compte tenu du peu de forces dont nous disposions vis-à-vis des besoins. Mais je n’ai eu que des héros. Jamais personne n’a reculé. » 

Les chiffres qu’il égrène sonnent pourtant comme autant de rafales de balles : « En quatre mois, on a eu 34 engagements armés, 20 opérations de fouilles durant 9 à 10 heures chacune, sous tension extrême, quatre blessés et 27 évacués, dont certains pour des syndromes post-traumatiques. 

C’était éprouvant. » Chaleur humide, matériel de 40 kilos à porter quotidiennement, conditions ultrarustiques en début de mandat, les organismes ont morflé : « Même si l’on est entraîné pour ça, on est allé au-delà de nos limites. Notre seule journée de repos a coïncidé avec notre engagement le plus dur ! »

Mais c’est surtout le psychisme, dans cette mission de maintien de la paix sans ennemi identifié, qui a été mis à rude épreuve : « Passer quatre mois non-stop en zone urbaine, au coeur de la population, est inédit. » « Le soldat est en permanence sous l’emprise de cette pression. Ne jamais disproportionner la réponse requiert un effort de chaque seconde pour éviter toute catastrophe stratégique. »

Et ce alors que les tensions entre seleka musulmans et anti-balaka chrétiens donnent lieu à des exactions d’une rare sauvagerie, pouvant aller jusqu’au cannibalisme : « On a eu affaire à l’horreur tous les jours et ça, on ne s’y habitue jamais. »

Un cumul de difficultés difficile à absorber pour les troupes. S’y ajoute le manque de reconnaissance : « Les soldats ont mis quotidiennement leur vie en jeu là-bas. Quand ils rentrent, personne ne sait ce qu’ils y ont fait, même pas la nation. Et les médias n’évoquent ce théâtre que pour parler d’abus sexuels encore en cours d’instruction. » Le décalage interpelle le colonel Leurs, fier du bilan français : « Quand on est arrivé, c’était la loi du plus fort et le chaos. On laisse à l’Onu un pays en voie de normalisation. »

Cet article nous est transmis par notre camarade michel Gay

Référence : Bulletin ANOCR n° 460 janvier 2015, dossier d’actualité “Le syndicalisme dans les armées, une avancée sociale ou un danger ?”.

Bonjour,

Tout en étant d’accord avec les conclusions de l’article du Gal Chauvancy, je voudrais vous apporter l’éclairage suivant  issu d’une expérience unique (je crois), notamment en réaction à la déclaration de Frédéric Mathieu de la CGT : “Les militaires sont des salariés comme les autres”.

NON.

Il y a quelques années, alors que j’étais militaire d’active (LCL), j’avais envisagé de travailler à temps partiel pour des raisons personnelles, comme cela se pratique dans d’autres armées européennes.

J’ai donc fait une demande officielle qui est remontée au Conseil supérieur de la fonction militaire (CSFM) par la voie hiérarchique. Quelques semaines plus tard, j’ai reçu la réponse suivante que j’ai trouvée parfaite dans sa formulation :

“Un civil reçoit un salaire qui est le prix du travail. Un militaire perçoit une solde qui est le prix du sang, et le sang ne se partage pas. Un militaire est soldé non pas pour le travail accompli mais pour être disponible et obéir, y compris au péril de sa vie”.

Cette réponse limpide répondait exactement à ma question et, bien plus, elle révélait précisément pour moi le statut de militaire (dont les fondements doivent encore reposer principalement sur des textes datant de Napoléon).

En effet, lorsque je demandais à mon entourage pourquoi un militaire percevait “une solde” et non un salaire, personne n’était capable de m’apporter une réponse . 

Un chef d’entreprise n’a pas le droit de mettre en péril la vie de ses salariés, alors qu’un chef militaire le peut dans le cadre de la mission de défense des intérêts de la France que l’État lui a confiée.

Un salarié peut recourir à un droit de retrait en cas de danger, alors qu’un militaire ne le peut pas. Il est préparé à affronter le danger, y compris à tuer, au péril de sa propre vie. C’est même son devoir, si sa hiérarchie le lui ordonne.

J’ai bien entendu abandonné ma demande de “travail à temps partiel”.

Je “perçois” aujourd’hui une “pension” pour service rendu à l’État après une “carrière militaire” de 25 ans, et non une “retraite” en compensation d’un travail fourni.

Cordialement.

 

Allocution du général d'armée Pierre de Villiers à l'Ecole militaire, le 19 juin 2014.

Mon général, Mesdames, messieurs,

C’est un réel plaisir pour moi d’être parmi vous aujourd’hui : je garde un excellent souvenir de mon année à l’IHEDN au sein de la 56èmepromotion, la meilleure bien sûr.

L’IHEDN, c’est une synthèse originale, entre des auditeurs venus de tous horizons professionnels, sans s’être choisis, pour croiser leurs expériences, confronter leur réflexion, remettre en cause leurs certitudes, et avancer ensemble. Le premier atout de l’IHEDN, c’est sa richesse humaine. C’est ce creuset singulier.

Mais l’IHEDN est bien plus que cela. Il a vocation à rayonner dans notre société, pour éveiller les esprits sur les enjeux de notre défense. Le second atout de l’IHEDN, c’est son potentiel de rayonnement, et ce potentiel, c’est chacune et chacun d’entre vous.

Pour ces deux raisons, sa richesse humaine et son potentiel, mis au service de notre défense, je crois en l’IHEDN. Continuez à partager vos analyses, à créer, à proposer, à faire vivre vos réseaux !

Aujourd’hui, je ne vais pas reprendre ce que vous avez reçu toute l’année. Je voudrais plutôt vous parler de mes préoccupations de chef d’état-major des armées.

Outre les relations internationales militaires, qui constituent une dimension transverse de mes activités, en tant que CEMA, j’ai en réalité deux grandes responsabilités.

Par le Général (2s) Vincent DESPORTES

publié le 15 juin 2014

Association de Soutien à l’Armée Française (ASAF)

 Agir sous la pression

Les Français viennent d’apprendre, avec effarement, que le ministre de la défense avait brusquement décidé d’un plan pour l’amélioration des conditions de vie des soldats de la Force Sangaris en Centrafrique : il en suivra « personnellement la mise en œuvre » et ne renoncera « ni sur ce point, ni sur un autre ». Qu’on le fasse, c’est souhaitable, mais qu’on soit obligé de le dire ! Qu’il soit ainsi avoué, candidement, que les nombreux passages du ministre et de son staff sur le théâtre d’opérations (ou les avertissements répétés des chefs militaires) ne lui ont jamais permis de se rendre compte que les conditions de vie des soldats français étaient indécentes, est proprement ahurissant.

Lettre mensuelle de l'asaf 13/10

« Ne pas subir » (Maréchal Jean de Lattre de Tassigny)

Madame, Monsieur,

Voici la lettre de l’ASAF du mois d’octobre. Elle dénonce certains propos, erronés mais récurrents, relatifs aux choix cruciaux en cours pour l’avenir de notre Défense. L’ASAF estime de son devoir d’informer les Français.  Ils doivent connaître la vérité au-delà des discours officiels et des slogans.  Ils doivent comprendre les enjeux pour agir vers leurs élus et leur rappeler que la Défense de la France est le premier devoir de l’Etat.

Dans le contexte de menaces montantes et multiples que nous connaissons, se prépare, de façon masquée, l’affaiblissement inéluctable et irréversible de nos forces armées. L’ASAF propose donc à ses nombreux lecteurs et sympathisants de la rejoindre afin de peser davantage sur les décisions à venir qui engageront l’indépendance de la France et la protection des Français pour la décennie à venir.

Très bonne lecture Bien cordialement

Henri Pinard Legry

Armées : une désinformation orchestrée ?

Le texte de présentation du projet de loi de programmation militaire (LPM) et les propos de certains relais d’opinion illustrent la désinformation dont les questions militaires sont l’objet.

Des propos qui masquent la réalité 

« Le président de la République a pris la décision de sanctuariser notre effort de Défense ». 

Il serait plus exact d’écrire « geler notre budget de Défense » car l’effort de Défense se mesure au pourcentage du PIB qui lui est consacré. Or celui-ci va baisser mécaniquement puisque le budget de la Défe nse sera maintenu de 2014 à 2016 à son niveau de 2013 en euros courants c’est-à-dire sans intégrer l’inflation.

Cote d'alerte ! L'éolien et le photovoltaïque vont conduire la France vers le chaosénergétique et financier.

Par Michel Gay 02 décembre 2012

(Dans ce texte, le sigle "EnR" représente les énergies renouvelables, particulièrement les éoliennes et les panneaux photovoltaïques, hors hydroélectricité).

Il faut cesser de se faire leurrer par des groupes de pression et de se bercer d'illusions : les éoliennes et le solaire photovoltaïque (EnR) sont nuisibles à la production électrique et aux intérêts de la France.

Des discours lénifiants sur les possibilités "mirifiques" des éoliennes et du photovoltaïque ont engourdi le jugement de certains fonctionnaires et responsables politiques: ils sont atteints du syndrome du homard.

En effet, un homard jeté vivant dans une eau bouillante réagit vivement et saute hors de la casserole. En revanche, si on le place délicatement dans de l'eau froide et qu'on chauffe doucement, la température de l'eau monte lentement en engourdissant les réflexes de défense jusqu'à ébullition. Le homard est cuit en douceur.

Un arsenal technique, sous forme d'une documentation abondante et largement suffisante, existe pour montrer tous les avantages du nucléaire pour le développement économique de la France et aussi tous les graves inconvénients, notamment socio-économiques, des éoliennes et du photovoltaïque qui conduisent directement au chaos énergétique et à l'appauvrissement des Français.

Afghanistan rapport de l'aumonier du 2ème REP

Notre camarade Michel LEHEU m'a transmis un rapport de l'aumonier du 2ème REP en Afghanistan et m'a demandé de le publier dans notre rubrique libre expression.

Abbé B. Jullien de Pommerol Padre du 2ème REP
Camp RAFFALLI 20260 Calvi
Rapport de fin de mission. Du 11 janvier au 16 juillet 2010

Introduction :

Ce compte rendu est celui de la mission « PAMIR XVI ».

En plus du canevas donné pour le rapport, je souhaite exposer une somme de disfonctionnements importants qui ont conduit à des dérives graves et abouti à ce qui était connu là-bas comme « l’affaire du voile ».

Bien que n’influant pas directement sur mon sacerdoce et ma mission, cette affaire vint parasiter les relations avec une partie du commandement, au détriment des vivants et des morts que nous avons eus.

Ce n’est certes pas la chose à retenir de la mission, qui sur le plan spirituel fut fructueuse en bienfaits pour nombre de militaires, mais elle dénote un écart majeur entre la troupe et le commandement. Ce qui est préoccupant, j’y reviendrai.

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