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Groupement Savoie Isère

REVUE DE PRESSE SEMAINE 49

REVUE DE PRESSE DE LA SEMAINE : 49

 

 

SOMMAIRE

01 12 15  Retraite: mieux vaut être au chômage qu'éduquer ses enfants

01 12 15 L'OCDE inquiète de la viabilité sociale des systèmes de retraite

01 12 15 La France est le pays où l’on passe le plus de temps à la retraite

 

 

 

01 12 15  Retraite: mieux vaut être au chômage qu'éduquer ses enfants

Le figaro - Par Guillaume Guichard 

D'après les calculs de l'OCDE, un actif arrêtant de travailler pour éduquer ses enfants verra sa retraite davantage pénalisée que s'il est au chômage.

Pour toucher une pension de retraite, il faut avoir travaillé, gagné un salaire et... cotisé. C'est la règle du système français. Toutefois, en France comme dans la plupart des pays développés, des dispositifs permettent «d'adoucir» les différentes périodes d'arrêt qui peuvent survenir lors d'une vie professionnelle. Il en va ainsi des périodes de chômage et de garde d'enfant. En se penchant sur ce sujet dans le cadre de son Panorama des pensions publié ce mardi, l'Organisation pour la coopération et le développement économique (OCDE) a repéré qu'en France il fallait mieux avoir vécu une période de chômage qu'avoir arrêté de travailler pour élever ses enfants.

Les «droits familiaux» de retraite, qui permettent de compenser les périodes de garde d'enfant -qui concerne statistiquement en immense majorité les femmes- sont en effet moins généreux que les dispositifs comblant les périodes de chômage. L'OCDE a ainsi calculé qu'en théorie une Française suspendant son activité pendant cinq ans pour élever ses enfants ne touchait que 94% de la pension qu'elle aurait touchée en continuant de travailler. Si elle ne perd pas davantage, c'est parce que cette interruption de carrière est amortie par «la majoration de durée d'assurance pour enfants (MDA)» et «l'assurance vieillesse des parents au foyer (AVPF)» qui octroient des trimestres au titre de la garde d'enfants. De plus, les parents de trois enfants et plus touchent une bonification de pension.

L'impact des régimes complémentaires

A contrario, une Française au chômage durant cinq ne verrait pas sa pension baisser, d'après les calculs de l'OCDE. En effet, les régimes complémentaires de retraite des salariés et des cadres prennent en compte les périodes de chômage, mais pas l'éducation des enfants.

De façon générale, les Français sont bien lotis par rapport aux habitants des autres pays développés. «L'impact des interruptions de carrière sur le montant des pensions est plus faible en France que dans la moyenne des pays de l'OCDE, où elles se traduisent en moyenne par une baisse des pensions d'environ 1% par année passée sans emploi rémunéré», note l'OCDE

 

 

01 12 15 L'OCDE inquiète de la viabilité sociale des systèmes de retraite

Source : Reuters 01/12/15 à 17:25

Les pays de l'OCDE ont commencé à prendre la mesure du défi financier du vieillissement de leur population pour leurs systèmes de retraite mais il leur reste à relever celui de la viabilité sociale de ceux-ci.

Dans son Panorama des pensions 2015 publié mardi, l'Organisation de coopération et de développement économiques estime que la question est aujourd'hui de savoir si les pensions de retraite seront suffisantes à terme pour assurer des conditions de vie correctes aux populations âgées.

Elle constate avec satisfaction que depuis dix ans qu'elle mène cette étude, la plupart des pays ont amélioré la pérennité financière des systèmes de retraite.

Ces deux dernières années encore, trois pays de l'OCDE sur quatre ont accentué leurs réformes dans un contexte de fortes pressions budgétaires pour certains, l'impact du vieillissement démographique sur les finances publiques se faisant ressentir de façon croissante.

L'accent a été mis sur l'allongement de la durée de vie professionnelle avec le relèvement de l'âge légal de départ à la retraite, le resserrement des dispositifs de préretraites et des incitations financières à travailler plus longtemps.

Et s'il n'y a pas eu généralement de coupes directes dans les pensions, des modes d'indexation moins favorables ont été mis en place.

Le résultat est que, en vertu des législations actuelles, l'âge de la retraite pour un homme arrivant à 20 ans sur le marché du travail va passer de 64 ans à 65,5 ans en moyenne dans les pays de l'OCDE à l'horizon du milieu des années 2050.

La France, le Luxembourg, la Slovénie et la Grèce font exception avec un âge de la retraite qui restera pour l'instant inférieur à 64 ans.

Autre conséquence, le taux d'emploi des 55-64 ans a fortement augmenté sur les dix dernières années, passant à 57% dans les pays de l'OCDE (+5 points) et jusqu'à 66% (+21 points) en Allemagne.

CONTINUITÉ DES COTISATIONS

Mais l'enjeu est aussi celui de l'accélération du vieillissement de la population, avec une durée de vie en retraite qui devrait augmenter de 4,5 années d'ici le milieu des années 2050, et de l'évolution du marché du travail, où les emplois stables qu'ont connu nombre de retraités actuels pourraient ne plus être la norme.

Pour l'OCDE, le chômage élevé dans certains pays, notamment chez les jeunes et les travailleurs âgés, et la multiplication des emplois temporaires et précaires sont autant de facteurs qui perturbent la continuité des cotisations des travailleurs aux régimes de retraite.

L'Organisation estime nécessaire de réévaluer les filets de protection sociale pour les retraités qui n'ont pas suffisamment cotisé pour prétendre à la pension minimale, notamment là où leur faible montant se conjugue avec un taux de pauvreté élevé chez les personnes âgées.

Elle cite sur ce point le Chili, la Corée, le Mexique et la Turquie mais aussi la Suisse et les Etats-Unis.

Dernier point, elle s'inquiète des effets de la faible croissance économique actuelle et de l'environnement de taux bas sur les rendements nécessaires pour atteindre les niveaux de pensions appropriés.

Cet environnement pourrait, selon l'organisation, pousser les organismes gestionnaires à mettre en place des stratégies d'investissement plus risquées qui pourraient n'être pas sans conséquence sur leur solvabilité et "mettre en péril la sécurité actuelle et future des revenus des retraités".

(Yann Le Guernigou, édité par Yves Clarisse)

© 2015 Reuters - Tous droits de reproduction réservés par Reuters

En savoir plus sur http://www.capital.fr/a-la-une/actualites/l-ocde-inquiete-de-la-viabilite-sociale-des-systemes-de-retraite-1089247#58qTfeI3ES9KedRe.99

 

01 12 15 La France est le pays où l’on passe le plus de temps à la retraite

SOLVEIG GODELUCK / JOURNALISTE | LE 01/12 À 11:58, MIS À JOUR À 18:10

Selon le panorama 2015 des pensions de l’OCDE, la France est l’un des pays où l’âge prévu de départ à la retraite est le plus bas, à 63 ans pour ceux qui ont commencé à travailler en 2014.

C’est un record national. Selon le panorama des pensions 2015 de l’OCDE, la France est le pays où l’on passe le plus de temps à la retraite. Cette période dure 27,2 ans pour les Françaises, soit environ cinq ans de plus que la moyenne des pays de l’Organisation de coopération et de développement économique. Pour les hommes, la durée est moins élevée, à 23 ans, mais l’écart à la moyenne (17,6 ans) n’est pas moins impressionnant.

Ce record s’explique par l’espérance de vie particulièrement longue en France, surtout chez les femmes. Cet allongement de la vie a d’ailleurs des conséquences partout dans l’OCDE sur les systèmes de retraite. Au cours des 44 dernières années, l’espérance de vie à la retraite n’a cessé de progresser. En 2014, elle s’est accrue de sept ans pour les deux sexes, à 22 ans pour les femmes et à 18 ans pour les hommes.

Politiques plus généreuses

Mais cette exception française s’explique aussi par des politiques plus généreuses. On part plus tôt à la retraite en France que dans la plupart des pays de l’OCDE. Et cela malgré les récentes réformes des retraites (2010, 2014). La génération qui est entrée sur le marché du travail en 2014 devrait ainsi liquider ses droits à 63 ans, contre 65 ans et demi en moyenne dans l’OCDE au milieu de la décennie 2050. L’OCDE a calculé que seuls quatre pays permettront ainsi à homme travaillant depuis 2014 et effectuant une carrière complète de prendre sa retraite avant 64 ans : la Slovénie, le Luxembourg, la Grèce et la France.

Le tabou français du recul de l’âge minimum se voit d’autant plus dans les statistiques que ces dernières années, plusieurs pays ont pris des mesures d’âge drastiques. On travaille déjà jusqu’à 65 ans en Allemagne, au Japon, en Espagne en moyenne, et les Etats-Unis et l’Italie vont passer à 67 ans, le Royaume-Uni à 68 ans - à législation constante. Le Danemark, l’Irlande, l’Italie, la République tchèque et le Royaume-Uni prévoient de repousser l’âge légal à 70 ans !

Face à cette exception peu soutenable pour le système de retraite français, les économistes de l’OCDE préconisent dans une note sur la France de retarder l’âge effectif de départ  : « Compte tenu de l’allongement prévu de la durée de cotisation nécessaire pour obtenir un pension à taux plein, reculer l’âge minimum de départ en retraite, qui est aujourd’hui de 62 ans (voire 60 ans dans certains cas), est probablement la mesure la plus efficace pour étoffer l’offre de main d’oeuvre senior », écrivent-ils.

Au cours des dix dernières années, le taux d’emploi des 55-64 ans a crû de 12 % dans l’OCDE, atteignant 56 % en 2014. En Allemagne, il est passé de 42 % à 66 %. La France est dans la moyenne pour les 55-59 ans (un peu moins de 70 %), mais très loin des autres pour les 60-64 ans (un quart des Français de cet âge travaillent, contre plus de 40 % en moyenne dans l’OCDE).

Solveig Godeluck

En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/economie-france/social/021523237091-la-france-est-le-pays-ou-lon-passe-le-plus-de-temps-a-la-retraite-1180423.php?WxVPwxv3Ptb3AbF8.99

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