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Groupement Savoie Isère

Revue de presse semaine 48

REVUE DE PRESSE DE LA SEMAINE : 48

SOMMAIRE

25 11 15 Gaspillage public : les retraites des fonctionnaires, parlementaires et militaires restent

27 11 15 En quoi consiste le « fonds de pension à la française » voulu par Emmanuel Macron

25 11 15 Gaspillage public : les retraites des fonctionnaires, parlementaires et militaires restent incroyablement généreuses

Capital

Alors que les salariés du privé doivent faire de douloureux sacrifices pour équilibrer leurs régimes, leurs collègues du public continuent de bénéficier de systèmes en or.

C’est un petit graphique très discret, publié sur le site Internet de la Cnieg, la caisse chargée de gérer le régime spécial de retraite des salariés d'EDF et de GDF Suez. On y découvre que la pension moyenne versée à ces agents a augmenté en vingt-cinq ans de 72% au-delà de l'inflation. Pour financer cette incroyable générosité, le gouvernement a alourdi en 2003 toutes les factures d'électricité d'une taxe spéciale, pudiquement baptisée "contribution tarifaire d'acheminement". L'an dernier, elle a rapporté 1,2 milliard d'euros, l'équivalent d'un tiers de la redevance audiovisuelle...

Ne dites pas à François Fillon et à Nicolas Sarkozy que les écarts se creusent entre les retraites du public et du privé, les deux champions des Républicains restent convaincus d'avoir remis de l'ordre dans ce maquis. En réalité, la réforme initiée par le ministre des Affaires sociales en 2003 n'a aligné qu'à la marge (quarante ans de cotisations) les agents des administrations sur les salariés des entreprises. Et la restructuration des régimes spéciaux, que l'ex-président prétend toujours avoir bouclée en 2008, n'a été qu'un trompe-l'œil.

Économies possibles : 75 milliards d'euros au moins si on alignait les régimes publics sur ceux du privé.

RÉGIMES SPÉCIAUX : LEURS PRIVILÈGES COÛTENT PLUS DE 5 MILLIARDS PAR AN AUX CONTRIBUABLES

Cela ne saute pas aux yeux, il faut bien l'avouer. Mais Didier Wampas est bel et bien retraité de la RATP. En 2012, à 50 ans pile, il a quitté son poste d'électricien en sous-sol, comme lui en donnait droit le système de retraite de la régie parisienne. Et il se consacre désormais à plein temps au punk rock, dont il est l'une des étoiles françaises. Cet heureux pensionné pourra dédier ses concerts à Nicolas Sarkozy. L'ex-président avait promis d'aligner les régimes spéciaux de retraite (RATP, SNCF, EDF...) sur ceux du privé. En réalité, il n'a fait que conforter leurs avantages inouïs (départs anticipés, meilleures pensions...). Du coup, contribuables et usagers règlent toujours plus de 5 milliards par an pour des privilèges dont ils sont eux-mêmes privés.

PARLEMENTAIRES : LEUR SYSTÈME EST TELLEMENT GÉNÉREUX QU'ILS LE GARDENT SECRET !

Bien sûr, il s'agit d'un métier précaire, car on n'est jamais sûr d'être réélu. Mais les parlementaires bénéficient de l'un des systèmes de retraite les plus généreux du pays. En moyenne, ils perçoivent 6 euros de pension par euro cotisé, contre seulement 0,70 euro pour le commun des mortels. Mieux : ceux d'entre eux qui sont fonctionnaires peuvent continuer de cotiser à leur administration d'origine même s'ils n'y travaillent pas, ce qui leur permettra plus tard de toucher une double retraite plein pot. Encore ne s'agit-il peut-être là que de la partie émergée de l'iceberg. L'Assemblée nationale et le Sénat ont des régimes de retraite tellement favorables qu'ils refusent toujours mordicus d'en communiquer les détails. Après tout, sans doute vaut-il mieux ne pas savoir...

MILITAIRES : ILS SONT LES CHAMPIONS TOUTES CATÉGORIES DE LA RETRAITE ANTICIPÉE

Dix-sept ans. C'est le nombre d'années de travail à partir duquel nos képis peuvent demander la liquidation de leur retraite. Pour les soldats qui crapahutent sur les champs de bataille, cette générosité se comprend. Mais les gendarmes qui surveillent les infractions routières ont droit au même traitement (avec une pension faible). En moyenne, les militaires lèvent le camp à 44 ans.

FONCTIONNAIRES : UN SUR QUATRE PEUT TOUJOURS RACCROCHER À 57 ANS

Plutôt que de s'approvisionner à Rungis, le patron de la poissonnerie Loch'Marée, à Coignières (Yvelines), prend tous les mardis la route de l'Océan avec son camion pour se fournir directement auprès des chalutiers. Jean-Claude Lochouarn n'est décidément pas un poissonnier comme les autres. Il y a six mois, il était encore major de police dans le XVIe arrondissement de Paris, avec une cinquantaine d'agents sous ses ordres. A 55 ans, dont trente-cinq de service, il était à un an de la retraite à taux plein. Il a préféré devancer l'appel et il est parti avec 2.300 euros de pension, environ les deux tiers de son traitement. Trois mois plus tard, il ouvrait sa boutique et se mettait à bosser quatre-vingts heures par semaine...

Certes, tous les fonctionnaires n'ont pas la chance de pouvoir décrocher aussi tôt que notre policier-poissonnier. Seuls les 25% d'entre eux qui effectuent un service supposé pénible ou risqué (policiers, infirmiers, égoutiers, douaniers, matons, assistantes sociales à l'hôpital, etc.) peuvent partir à 57 ans, voire plus tôt pour certains. Les autres agents de l'Etat doivent attendre 62 ans comme tout le monde. Mais ils ne sont pas pour autant à plaindre. Bien que les primes ne soient pas intégrées dans le calcul de leurs pensions (Dieu sait qu'ils le font savoir !), ils touchent en moyenne des retraites bien plus élevées que dans le privé (77% de leur dernier salaire pour les cadres, contre 52%). Selon l'association Sauvegarde retraites, ces avantages coûtent 2,5 milliards d'euros par an aux contribuables.

En savoir plus sur http://www.capital.fr/enquetes/dossiers/gaspillage-public-les-retraites-des-fonctionnaires-parlementaires-et-militaires-restent-incroyablement-genereuses-1088045#1guYGliuWCl1pxyR.99

 

27 11 15 En quoi consiste le « fonds de pension à la française » voulu par Emmanuel Macron ?

Le Monde.fr - | Par Jade Grandin de l'Eprevier

Vendredi 27 novembre, Emmanuel Macron a détaillé son projet de « fonds de pension à la française » devant un parterre d’assureurs réunis à l’occasion de la COP 21. Le ministre de l’économie veut créer un nouveau cadre réglementaire pour que l’argent épargné par les salariés en vue de leur retraite permette de mieux financer les entreprises.

Emmanuel Macron s’est néanmoins bien gardé d’utiliser le terme controversé de « fonds de pension », qu’il avait d’abord employé, lundi 9 novembre, lors de la présentation de sa nouvelle loi Noé. Il s’est aussi défendu de vouloir révolutionner le régime français des retraites. « Soyons clairs, notre objectif n’est pas de modifier les équilibres entre retraite par répartition et par capitalisation en France, ni de bouleverser le marché des produits d’épargne retraite. Ce n’est pas de livrer au marché la protection sociale », a modéré le ministre.

Qu’est-ce qu’un fonds de pension ?

Un fonds de pension, aussi appelé fonds de retraite, est une structure publique ou privée qui sert à financer les retraites. Il est alimenté par les versements des salariés et des entreprises. Ses placements (actions, obligations, immobilier…) doivent permettre de payer les pensions des salariés devenus inactifs.

Dans ce modèle d’origine anglo-saxonne, les salariés d’aujourd’hui épargnent en vue de leur propre retraite : ils constituent un capital qui leur sera reversé plus tard. On appelle cela un régime par capitalisation.

Y a-t-il des fonds de pension en France ?

Oui, mais c’est marginal. La France a privilégié le régime de retraite par répartition. Les cotisations des salariés d’aujourd’hui sont immédiatement utilisées pour payer les pensions des retraités. Cela implique une forte solidarité entre générations.

Toutefois, certains salariés peuvent aussi cotiser à des régimes de retraite supplémentaire d’entreprise, qui se rapprochent des fonds de pension. Par exemple, le Plan d’épargne pour la retraite collectif (PERCO), ou la retraite additionnelle de la fonction publique.

Ces contrats sont gérés par les assureurs. Ils représenteraient en tout 150 milliards d’euros d’encours en France, selon Bercy.

Quel est le problème ?

Les assureurs doivent respecter des règles prudentielles de plus en plus exigeantes. En particulier, ces règles dissuadent ces institutions d’investir en actions d’entreprises, jugées plus risquées que d’autres produits comme les obligations d’Etat, en leur réclamant davantage de fonds propres en contrepartie. « Les assureurs sont quasi obligés d’investir l’essentiel des actifs en dette souveraine », souligne-t-on à Bercy. « L’argent épargné en vue de la retraite sert donc à financer les pays et n’est pas utilisé pour financer notre économie alors qu’une partie de l’argent épargné pourrait être mobilisé pour financer nos entreprises ».

Que propose Emmanuel Macron ?

Le ministre de l’économie veut réduire les contraintes prudentielles pesant sur les contrats d’épargne retraite supplémentaire d’entreprise à travers la création d’un « régime ad hoc ». Une plus grande partie des actifs pourrait être investie en actions. « C’est plusieurs milliards voire dizaines de milliards d’euros de fonds propres mobilisables pour nos entreprises », a insisté Emmanuel Macron vendredi. Bercy a lancé une consultation auprès de la Place. « Nous allons discuter des termes de ce régime ad hoc avec vous. […] Je compte sur vous pour rester mobilisés ces prochaines semaines », a conclu le ministre.

Jade Grandin de l'Eprevier

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/economie/article/2015/11/27/emmanuel-macron-precise-son-projet-de-fonds-de-pension-a-la-francaise_4819346_3234.html#Ld8cyxpfyQHFhuBh.99

 

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