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Groupement Savoie Isère

Revue de presse semaine 43

REVUE DE PRESSE DE LA SEMAINE : 43

 

SOMMAIRE

19 10 15 Retraites : "Les régimes sont pérennisés jusqu'en 2030"

20 10 15 Retraite : les salariés du privé pénalisés face à ceux du public

22 10 15 Retraites complémentaires : "Il n'y pas de recul de l'âge de départ à la retraite", assure Laurent Berger

23 Octobre 2015 Le Nettoyeur Et s'il y avait une solution ?

19 10 15 Retraites : "Les régimes sont pérennisés jusqu'en 2030"

Le président de la République a salué l'accord du 16 octobre entre les organisations syndicales et le MEDEF qui envisage de repousser l'âge légal de départ de la retraite à taux de plein de 62 à 63 ans.

PAR OLIVIER MAZEROLLE , GEOFFROY LANG 

Après l'accord entre les organisations syndicales et le MEDEF vendredi 16 octobre sur le report de l'âge de départ de la retraite à taux plein, François Hollande a souligné l'importance de ces négociations qui permettent d'assurer l'avenir des régimes AGIRC et ARCO. "Les régimes de retraite, régime général grâce à la réforme de 2014, et les régimes complémentaires, sont pérennisés jusqu'en 2030.", garantit le président de la République, avant d'ajouter qu'il "n'y a plus d'inquiétude à avoir par rapport aux retraites". 

Le chef d'État a salué le choix qui est laissé aux salariés. "L'âge légal de départ à la retraite, c'est toujours 62 ans", a tenu à rappeler le président de la République. "À partir de 2019, ceux qui voudront partir à 62 ans auront une décote de 10% mais ce n'est pas un report de l'âge de la retraite, ils feront leur choix", précise François Hollande. La CGT et Force Ouvrière, opposés à toute altération des pensions de retraites, ont refusé de signer cet accord.

 

20 10 15 Retraite : les salariés du privé pénalisés face à ceux du public

Les echos - SOLVEIG GODELUCK / JOURNALISTE | LE 20/10 À 07:00

Les régimes de retraite des fonctionnaires et des salariés du privé ont convergé ces dernières années. L'accord sur l'Agirc-Arrco stoppe ce mouvement.

Les salariés du secteur privé qui cotisent à l'Agirc-Arrco pour leur retraite complémentaire vont devoir travailler un an de plus que prévu à partir de 2019 pour toucher une pension complète. L'accord de principe signé par les partenaires sociaux vendredi instaure un système de malus temporaire pour les actifs qui liquident leurs droits à l'âge du taux plein (âge légal plus durée légale de cotisation). Ils devront partir un an plus tard pour ne pas subir une décote de 10 % par an pendant trois ans sur leur pension complémentaire - soit une baisse de 2 % à 6 % de la pension totale.

Même si l'abattement final est faible et temporaire, certains salariés du privé vont préférer travailler plus pour gagner autant, et partir plutôt à 63 ans qu'à 62 ans. Cette réforme pose donc à nouveau la question de l'équité entre le secteur privé et la fonction publique. Les réformes engagées depuis 2003 ont cherché à faire converger les deux régimes de retraite. La politique de convergence public-privé a permis d'aligner l'âge minimal légal, le nombre de trimestres pour avoir un taux plein, les modalités de revalorisation des pensions. En 2020, l'âge d'annulation de la décote et les taux de cotisation des salariés du public et du privé vont aussi se rejoindre.

Le futur malus va créer un nouveau décalage

Résultat de cette convergence, en 2013, selon une étude du Conseil d'orientation des retraites, l'âge moyen du départ était de 62,1 ans pour les salariés du privé, exactement comme pour les fonctionnaires des collectivités locales (hors carrières longues) et un peu plus que pour la fonction publique d'Etat (61,8 ans, hors catégories actives comme les policiers). Avec son futur malus, l'accord Agirc-Arrco pourrait créer un nouveau décalage d'âge entre le public et le privé.

Mais, à l'inverse, le mécanisme de bonus pour les salariés du privé qui travailleront deux ans, trois ans ou quatre ans de plus que l'âge du taux plein devrait rééquilibrer un peu la balance au niveau du montant des pensions. Les salariés du privé vont bénéficier pendant un an d'une surcote de 10 %, 20 %, ou 30 %. Le bénéfice sera certes ponctuel. Mais jusqu'à présent, cela n'existait pas à l'Agirc-Arrco, qui se contentait de proposer à chacun de continuer à cotiser au-delà du nombre de trimestres légal. De leur côté, le régime de base des salariés du privé et les régimes intégrés des fonctionnaires ont instauré en 2003 une surcote de 5 % par an, à vie, pour travailler une année supplémentaire. Pour les agents, elle est plus rentable que l'année de cotisation supplémentaire à l'Agirc-Arrco, qui équivaut à 2,5 % de surcote par an.

Par ailleurs, plusieurs mesures de l'accord Agirc-Arrco vont peser sur les salariés du privé, à commencer par la sous-indexation des pensions pendant trois ans. Le gel des pensions avait été appliqué en 2014 sur les régimes de base du privé et les retraites des fonctionnaires. Mais les pensions sont à nouveau indexées sur les prix.

Solveig Godeluck, Les Echos

En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/journal20151020/lec1_france/021415551529-retraite-les-salaries-du-prive-penalises-face-a-ceux-du-public-1167264.php?Ro5qzl41Rgsp0qYp.99#xtor=EPR-3034

 

22 10 15 Retraites complémentaires : "Il n'y pas de recul de l'âge de départ à la retraite", assure Laurent Berger

: L'invité de RTL

"Les régimes de retraites sont pérennisés jusqu'en 2030". C'est ce qu'a affirmé François Hollande lors de son intervention, lundi 19 octobre sur RTL. Le chef de l'État a ainsi salué l'accord signé par le patronat et les syndicats sur les régimes de retraites complémentaires Agirc, pour les cadres et Arrco, pour les salariés. L'accord prévoit un système incitant les salariés à réaliser au moins quatre trimestres supplémentaires une fois qu'ils auront atteint leur âge légal de départ. Cette décision aurait pour conséquence de reculer l'âge de départ à la retraite.

"Chaque salarié pourra, à partir de 2019, partir à la retraite à 62 ans, avec une contribution de solidarité parce que nos régimes de retraite sont en difficulté. S'il n'y a pas cet accord, à partir de 2019, pour les cadres ce sera 10 à 15% en moins sur la retraite. Il n'y pas de recul de l'âge de départ à la retraite". Le secrétaire général de la CFDT reconnait cependant qu'il existe une "contrainte" mais cet accord empêche les politiques de vouloir reculer l'âge de départ à la retraite pour maintenir l'équilibre. "Il n'y a pas besoin de le faire. On a pris nos responsabilités. On va piloter un nouveau système. Il faut arrêter de dire qu'il y a un report de l'âge".

 

A titre de curiosité:

Comment réformer le système de retraite en accordant plus d'années sabbatiques

Et si on permettait aux travailleurs de prendre des bouts de retraite au cours de leur vie professionnelle, c'est-à-dire des années sabbatiques ?Ce système permettrait de donner une contrepartie concrète et tangible à un allongement de la durée de travail et donc de faire mieux passer une réforme des retraites.

Le Nettoyeur Publié le 23 Octobre 2015

En France, on a un problème avec les retraites. On le sait. Mathématiquement, le système ne tient plus. La durée de vie augmente, la natalité a été trop faible pendant des décennies, ainsi que la croissance. Il faut faire quelque chose mais le problème est politiquement très épineux, et ne sera jamais que plus épineux étant donné le vieillissement de la population.

Mais il y a un problème plus large, celui de la relation au travail. Au-delà du chômage de masse, il y a un phénomène d'aliénation au travail. Le phénomène dit de l'économie de partage promet de transformer notre relation au travail.

Et s'il y avait une solution ?

Quelle loi de l'Univers exige que nos vies soient passées à travailler de manière ininterrompue pendant des décennies pour gagner au bout une période ininterrompue de repos ?

Et si, au lieu de cela, on permettait aux travailleurs de prendre des bouts de retraite au cours de leur vie professionnelle - des années sabbatiques.

Ce système serait politiquement utile : il permettrait de donner une contrepartie concrète et tangible à un allongement de la durée de travail et donc de faire mieux passer une réforme des retraites.

Il serait également actuariellement utile : les bouts de retraite étant pris au cours de la vie active, avec des revenus de référence plus faibles, ils coûteraient moins cher que la retraite à la fin de la vie. Et on pourrait moduler le ratio : les gens préférant souvent un bien maintenant à deux tu-l'auras, choisiraient sans doute sans problème de prendre une année de retraite maintenant contre une année et demie en moins à la fin de la vie. On pourrait rééquilibrer le régime des retraites de manière beaucoup moins douloureuse.

Mais surtout, ce serait le rapport au travail qui serait changé. Le système actuel, avec le travail ininterrompu depuis le début de la vie active jusqu'à l'âge vétuste, a été conçu à l'ère industrielle, où vieillesse signifiait nécessairement handicap, et où l'emploi était conçu comme étant unique tout au long de la vie active.

Aujourd'hui les gens changent de carrière au long de leur vie, et une année sabbatique pourrait permettre de remettre les compteurs à zéro, faire un bilan de compétences, et aller dans une autre direction.

Dans la vie, nous avons besoin d'un équilibre entre le travail et le reste de la vie. Nous avons besoin de travail pour nous réaliser et si nous ne travaillons pas nous sommes malheureux. Mais nous avons également besoin d'avoir une certaine indépendance, ou en tous les cas une distanciation, par rapport au travail, sinon il nous aliène.

La vie de famille en serait également enrichie—combien de stress à la maison sont liés au stress du travail ?

Et les entreprises y trouveraient peut être leur compte—certaines entreprises permettent déjà à leurs employés de prendre des années sabbatiques, car l'employé revient rafraîchi, plus productif, et plein d'idées nouvelles.

Au final, tout le monde y trouverait son compte. Il faut juste de l'imagination

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