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Revue de presse semaine 40

REVUE DE PRESSE DE LA SEMAINE : 40

SOMMAIRE

01 10 15 Retraite des fonctionnaires : la réforme permettrait 7,5 milliards d'économies
29 09 15 Retraites : fonctionnaires et salariés du privé sur un pied d'égalité... pour l'instant

01 10 15 Retraite des fonctionnaires : la réforme permettrait 7,5 milliards d'économies

REPLAY - ÉDITO - Le Budget 2016 promet de nouvelles économies. Le dossier que publie "Capital", en partenariat avec RTL, montre pourtant que le gâchis des fonds publics reste très présent.

On est en plein paradoxe. De plus en plus de ministères travaillent avec des bouts de ficelles, le déficit sera encore l'an prochain de 75 milliards, mais rien n'entrave la mauvaise gestion des fonds publics. Le dossier de Capital, en partenariat avec RTL, expose des exemples dévastateurs des libertés que prennent nos élus et nos grands fonctionnaires : voyages sans mobile sérieux, études bidons, logement de fonction 5 étoiles, frais de bouche rabelaisiens... Il y a des centaines de millions qui s'évaporent sans aucun rapport avec le bien public.

Il y a aussi des dossiers de fond qui affectent directement le pouvoir d'achat des Français et qui restent soigneusement sous le tapis. Parmi eux : les retraites des services publics. Elles pèsent sur les finances du pays. Globalement, on estime que le seul alignement des régimes publics et privés permettrait 7,5 milliards d'économies. C'est colossal puisque cette somme, qui ne cesse de croître, est financée par de la dette qui, elle, pèse sur tous les Français.

Le trompe-l'œil des régimes spéciaux

On sait que les régimes spéciaux, dont la réforme Sarkozy n'a été qu'un trompe-l'œil, coûtent plus de 5 milliards par an aux contribuables. Mais est-ce que tout le monde sait, par exemple, que nos factures de gaz et d'électricité supportent une taxe annuelle de 1,2 milliard pour financer le régime très particulier des salariés d'EDF-GDF ?

Le consommateur paye depuis 2003 une "contribution spéciale à d'acheminement" - elle figure en tout petit sur votre facture -, qui a permis aux pensions de ces personnels de croître en moyenne de 72% plus vite que l'inflation. Ces anomalies supportables en période d'embellie économique sont aujourd'hui difficiles à comprendre.

Tous les agents de service public ne sont pas aussi largement traités. Mais ils sont globalement 25% à partir dès 57 ans, voire plus tôt, en retraite. Les autres cotisent désormais jusqu'à 62 ans, et leurs primes ne sont plus intégrées dans le calcul de leurs pensions. Ils touchent néanmoins, en moyenne, des retraites plus élevées : 77% du dernier salaire, contre 55% dans le privé.

L'Élysée a fait un effort

Mais que dire de nos élus parlementaires ? Ils perçoivent 6 euros de pension pour 1 euro cotisé. Pour les Français, c'est 70 centimes pour 1 euro cotisé. Si on y ajoute le cumul des retraites et bien d'autres facilités aussi coûteuses qu'injustifiées, l'addition est pesante.

Nos élus devraient regarder du côté de l'Élysée. Son train de vie est repassé sous la barre des 100 millions. Un effort assez remarquable. On se demande bien pourquoi le Président semble incapable de l'appliquer à l'ensemble du service public

 

29 09 15 Retraites : fonctionnaires et salariés du privé sur un pied d'égalité... pour l'instant

Le Figaro - Par Marie Bartnik Publié le 29/09/2015 à 17:17

Les fonctionnaires à la retraite sont-ils privilégiés par rapport à leurs homologues du privé? Le conseil d'orientation des retraites (COR) s'est penché ces derniers mois sur cette question très polémique. Et conclut par la négative, en tous cas pour le régime des fonctionnaires d'Etat. En appliquant les règles qui régissent les retraites du secteur privé aux fonctionnaires d'Etat nés en 1958, l'institution, indépendante, constate qu'elles feraient même augmenter la retraite des fonctionnaires de 2,4% en moyenne. Dans le détail cependant, certaines catégories de fonctionnaires y perdraient, quand d'autres y gagneraient.
Sur le papier, le système des retraites des fonctionnaires est pourtant avantageux. Les pensions sont calculées en fonction du traitement perçu au cours des six derniers mois de carrière, contre les 25 milleures années dans le privé. Et les fonctionnaires des catégories dites «actives», comme les policiers, les pompiers ou encore certains infirmiers des hôpitaux publics, bénéficient d'une retraite anticipée, qu'ils prennent en moyenne à 58 ans. Le dispositif a concerné un fonctionnaire sur cinq en 2013.
Mais a contrario, le calcul du nombre de trimestres cotisés est plus favorable aux salariés du privé, de même, par exemple, que les avantages liés au fait d'être parent. La prise en compte des primes, importantes pour certains fonctionnaires, donnerait par ailleurs lieu à une retraite plus élevée s'ils étaient comptés comme une composante du salaire dans le secteur privé. C'est pourquoi les fonctionnaires se disent majoritairement favorables à un calcul de leur retraite sur dix ans... si celle-ci incluait l'intégralité des primes qu'ils touchent.
Une faible «marge d'économie»

Finalement, en exceptant les militaires et les fonctionnaires partis en retraite avant 54 ans, 53% des agents de la fonction publique d'Etat nés en 1958 seraient avantagés par l'application des règles du privé, et 47% pénalisés. Parmi ceux qui trouvent un avantage au régime des fonctionnaires figurent bien sûr les catégories actives, qui travaillent moins longtemps en moyenne que dans le privé. C'est aussi le cas des agents dont les primes ne constituent pas une part importante de la rémunération, comme les enseignants. Ces derniers ont ainsi tout intérêt à se voir calculer leur retraite sur leur six derniers mois de traitement plutôt que sur les 25 meilleures années.
In fine, fonctionnaires des catégories actives mis à part, «il ne semble pas y avoir de marge d'économie importante à court ou à moyen terme lié à un alignement total des règles» des régimes de retraite privé et public, s'agissant du régime des fonctionnaires d'Etat, conclut le COR. Plusieurs réformes ont en effet déjà contribué à réduire l'écart préexistant entre les régimes. C'est le cas de la réforme Woerth, qui a progressivement relevé, de 60 ans à 62 ans en 2018, l'âge légal de départ à la retraite des fonctionnaires, pour l'aligner sur le privé, ou encore de la réforme Fillon, qui a accru leur durée de cotisation, à 41 ans. La réforme Touraine allonge de son côté à nouveau cette durée de cotisation (à 43 ans en 2035) mais uniquement à compter de 2020.
C'est cependant compter sans les prochaines réformes des retraites dans le secteur privé, qui risquent de creuser à nouveau l'écart entre les deux régimes. Pour sauver les retraites complémentaires, à sec dans les prochaines années, les partenaires sociaux négocient actuellement de nouvelles mesures de rigueur. Le patronat propose notamment de geler les pensions jusqu'en 2018, ou encore de faire baisser la rentabilité des cotisations versées par les salariés.

 

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