ANOCR 73

Groupement Savoie Isère

Revue de presse semaine 39

REVUE DE PRESSE DE LA SEMAINE : 39

SOMMAIRE

21 09 15 ''Retraite : retrouver la confiance par la visibilité de long terme'' (Cercle des économistes)
24 09 15 Le vrai-faux retour à l'équilibre des retraites en 2016
25 09 15 La retraite progressive : un dispositif qui gagnerait à être connu
22 09 15 Retraites : Laurent Berger dévoile les propositions de la CFDT
21 09 15 ''Retraite : retrouver la confiance par la visibilité de long terme'' (Cercle des économistes)

Boursorama Pour Jean-Michel Charpin, ''la pression sur les régimes de retraite va durer jusqu'en 2035''.

Les retraites complémentaires figurent parmi les dossiers chauds de la rentrée, plus largement de l'automne. Les partenaires sociaux peinent à se mettre d'accord et il convient d'aller vite car d'autres discussions vont s'engager sur d'autres fronts. Jean-Michel Charpin propose plusieurs mesures de long terme.

La France a démarré tardivement ses réformes des retraites. Mais, contrairement à ce qu'écrivent quelquefois certains commentateurs, elle a réalisé, en plusieurs étapes, des réformes importantes : la réforme Balladur de 1993, la grande réforme Fillon de 2003, la réforme des régimes spéciaux en 2007 et le décalage des bornes d'âges (âge minimal de liquidation et âge de bénéfice automatique du taux plein) en 2010. Au total, ces réformes ont une ampleur équivalente à celles des autres pays concernés aussi par le vieillissement.

La manifestation la plus significative de ces changements se trouve dans la très forte augmentation des taux d'activité et d'emploi des seniors en France depuis 2000. Certes, leurs niveaux, comparés à ceux des autres pays, restent encore modestes, parce que la France partait en 2000 de très bas. Mais ils ont déjà rejoint les niveaux du début des années quatre-vingt : 45% pour le taux d'activité des 55-64 ans après avoir atteint 31% en 1999-2000.

Cependant, les réformes se sont succédées de façon anxiogène à la fois pour les personnes concernées et pour les observateurs. Le dispositif de pilotage créé par la loi Fillon n'a pas fonctionné : le rendez-vous de 2008 a déçu, il ne s'est quasiment rien passé, pas même une réunion avec les partenaires sociaux, la réforme de 2010 a ensuite été courageusement menée, mais dans une improvisation certaine, rien n'est aujourd'hui prévu au-delà de l'horizon 2018-2020. On comprend, dans ces conditions, que les jeunes générations s'inquiètent pour leur avenir et les observateurs pour celui des finances de la France.

La pression sur les régimes de retraite va durer jusqu'en 2035. Ensuite, les projections démographiques de l'INSEE montrent que le flux correspondant au baby-boom s'inverse : les générations nombreuses connaissent alors des taux de mortalité élevés et les nouveaux retraités sont moins nombreux parce qu'ils appartiennent à des générations postérieures au baby-boom.

Pour retrouver la confiance, il faut donner de la visibilité et organiser un pilotage sérieux à cet horizon.

Ma proposition serait d'inclure dans la loi l'évolution des durées de cotisation nécessaires pour bénéficier du taux plein et des bornes d'âges jusqu'en 2035, date à partir de laquelle les ratios démographiques devraient se stabiliser. Parallèlement un dispositif de pilotage serait mis en place, permettant de guider non seulement la situation financière des régimes de retraite, mais aussi d'autres indicateurs à sélectionner conjointement avec les partenaires sociaux (par exemple, taux de remplacement, emploi des seniors, indicateurs d'équité et de solidarité...).

Rien ne serait figé : ce qu'une loi a fait, une autre peut le modifier. Mais les cotisants et futurs retraités devraient se trouver rassurés. Et la France cesserait d'être considérée – bien à tort - comme le cancre des retraites par les organisations internationales et les opérateurs financiers.

Jean-Michel Charpin

Polytechnicien et diplômé de l'ENSAE, Jean-Michel Charpin est inspecteur général des finances et membre du Conseil d'orientation des retraites. En 1999, il rend son rapport « L'avenir de nos retraites » au Premier ministre. Il a rempli plusieurs fonctions dans le secteur public dont celles de directeur général de l'INSEE, de commissaire au Plan et de directeur du CEPII. Il a également été professeur d'économie à l'Ecole centrale et membre du Comité de direction générale de la BNP.

Le Cercle des économistes a été créé en 1992 avec pour objectif ambitieux de nourrir le débat économique. Grâce à la diversité des opinions de ses 30 membres, tous universitaires assurant ou ayant assuré des fonctions publiques ou privées, le Cercle des économistes est aujourd'hui un acteur reconnu du monde économique. Le succès de l'initiative repose sur une conviction commune : l'importance d'un débat ouvert, attentif aux faits et à la rigueur des analyses. Retrouvez tous les rendez-vous du Cercle des économistes sur leur site

24 09 15 Le vrai-faux retour à l'équilibre des retraites en 2016

Par Guillaume Guichard Le figaro

LE SCAN ECO - La ministre des Affaires sociales Marisol Touraine se félicite que, pour la première fois depuis 2004, les retraites reviendront dans le vert l'année prochaine. Elle oublie au passage tout un pan du système, en grave déficit. Démonstration en six points.

La nouvelle n'est pas aussi bonne qu'elle en a l'air. La ministre des Affaires sociales Marisol Touraine s'est félicité ce jeudi matin sur Europe 1 que la branche vieillesse du régime général sera «en léger excédent» en 2016 pour «la première fois depuis 2004». Il ne faudrait pas en conclure pour autant que les retraites des Français sont sauvées et que ce serait grâce à la politique du gouvernement Valls.
• Un très léger retour à l'excédent
La branche vieillesse du régime général ne sera en excédent que de 43 millions d'euros, selon les projections de la Commission des comptes de la Sécurité sociale inscrites dans la synthèse de son rapport publié ce jeudi. Un résultat très fragile, comparé aux 123 milliards d'euros de dépenses de retraite. En somme, il suffirait qu'un peu plus de Français que prévu partent à la retraite l'année prochaine pour que l'on retourne, du moins symboliquement, dans le rouge.
• Les effets de la réforme Woerth
Si le régime général des retraites reviendra à l'équilibre en 2016, c'est moins grâce à la réforme Touraine des retraites de 2013 (qui, à ce stade, se contente de hausses de cotisations) qu'à celle de son prédécesseur de droite Éric Woerth trois ans plus tôt. «Le relèvement de 60 à 62 ans de l'âge légal de départ en retraite [inscrit dans la réforme de 2010] poursuit sa montée en charge et se traduit par de moindres départs en retraite», note ainsi la Commission des comptes de la Sécurité sociale. Mais cela, Marisol Touraine se garde bien de s'étendre dessus...
• De très faibles revalorisation des pensions
Autre facteur conduisant vers un retour à l'équilibre en 2016: la très faible hausse des prix. En effet, comme les pensions sont indexées annuellement sur l'inflation et que celle-ci sera minime l'année prochaine, les dépenses de retraite seront mieux contenues.
• La ministre oublie les retraites des plus pauvres
Le retour à l'équilibre dont se félicite le gouvernement ne concerne que le régime de base, qui verse les pensions de retraite des salariés et indépendants, affiliés à la Caisse nationale d'assurance vieillesse (Cnav) et au Régime social des indépendants (RSI). Dans le même temps, le Fonds de solidarité vieillesse (FSV), qui finance le minimum vieillesse versé aux plus démunis, continue de se creuser. Il a atteint 3,5 milliards d'euros en 2014, puis 3,8 milliards en 2015 et devrait rester dans ces eaux-là en 2016. A cause, d'abord, du chômage de masse qui persiste. Mais aussi parce que le gouvernement a détourné en 2015 les recettes qui étaient affectés au FSV, sans les compenser en totalité. Résultat, ses ressources financières ont plongé de 4% cette année.
• Un retour dans vert très temporaire
Dans son avis rendu fin juillet, le Comité de surveillance des retraites se garde bien de se montrer optimiste. Et pour cause: le retour à l'équilibre qui surviendrait ces deux ou trois prochaines années serait très provisoire. Le solde négatif de la Cnav et du FSV «pourrait augmenter entre 2018 et 2020». Et le Comité de lister l'arrêt de la hausse des cotisations retraites de la réforme Touraine et surtout «la fin progressive du relèvement de l'âge légal». En clair, la réforme Woerth repousse progressivement l'âge de départ de 60 à 62 ans jusqu'en 2017. Puis la réforme Touraine allonge la durée de cotisation nécessaire pour partir à la retraite qu'à partir de... 2020. Durant deux ans, entre 2018 et 2020, aucune mesure d'âge ne viendra compenser la hausse du nombre de retraités provoquée par le papy boom. De quoi replonger les régimes dans le déficit.
• Les retraites complémentaires toujours dans le rouge
Marisol Touraine parle du régime qui gère les retraites de base. Les retraites complémentaires des cadres et des salariés Agirc et Arrco, par exemple, ne sont pas pris en compte dans son calcul, car elles ne relèvent pas du budget de la Sécurité sociale. Or, elles sont dans une situation très grave. Si les syndicats et le patronat, qui en ont la gestion, ne s'entendent pas d'ici la fin de l'année pour prendre des mesures pour redresser la barre, les deux régimes complémentaires des salariés et des cadres vont à la faillite

25 09 15 La retraite progressive : un dispositif qui gagnerait à être connu

Le Monde.fr Par Nathalie Cheysson-Kaplan

Accessible à partir de 60 ans, soit deux ans avant l'âge minimum de la retraite, la retraite progressive permet de terminer sa carrière à temps partiel tout en commençant à percevoir, en plus de son salaire, une partie de ses pensions de retraite (base et complémentaire).
Malgré plusieurs mesures d'assouplissement successives destinées à renforcer son attrait, la retraite progressive peine toujours à rencontrer son public. Le constat est sans appel : au 31 décembre 2014, 3 057 salariés seulement étaient en retraite progressive et seulement 18 % des nouveaux retraités de 2012-2013 déclaraient connaître ce dispositif, selon un document de travail du Conseil d'orientation des retraites (COR) publié le 23 septembre.
Pourtant ce dispositif a tout pour plaire. Accessible à partir de 60 ans, soit deux ans avant l'âge minimum de la retraite, il permet de terminer sa carrière à temps partiel tout en commençant à percevoir, en plus de son salaire, une partie de ses pensions de retraite (base et complémentaire).
Le montant versé est inversement proportionnel à la quotité de travail : par exemple, pour un temps partiel représentant 60 % d'un temps plein, vous percevrez 40 % de vos pensions de retraite ; pour un temps partiel égal à 80 % d'un temps plein, vous toucherez 20 %...
Aménager sa fin de carrière
Puis, une fois que vous arrêterez définitivement de travailler, votre retraite sera recalculée pour tenir compte des droits supplémentaires que vous avez acquis pendant cette période d'activité réduite.
Les conditions pour y accéder sont peu contraignantes : il suffit de justifier d'une durée d'assurance de 150 trimestres minimum, tous régimes confondus et d'avoir un contrat de travail à temps partiel d'une durée comprise entre 40 % et 80 % d'un temps plein.
De fait, ce dispositif permet à ceux qui le souhaitent d'aménager leur fin de carrière en réduisant leur activité « sans la perte de revenus qu'aurait engendrée le simple passage à temps partiel », souligne le document du COR. Mais pas seulement.
Ceux qui travaillent déjà à temps partiel peuvent opter pour la retraite progressive sans avoir pour autant à réduire leur temps de travail, s'il est déjà inférieur à 80 % d'un temps plein. Avec un avantage à la clé : en continuant à travailler autant qu'avant, ils vont gagner davantage.
Enfin, ce dispositif est aujourd'hui financièrement plus avantageux que le cumul emploi-retraite pourtant plus connu puisqu'il permet de continuer à acquérir des droits à retraite.
Nathalie Cheysson-Kaplan
Journaliste au Monde

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/argent/article/2015/09/25/la-retraite-progressive-un-dispositif-qui-gagnerait-a-etre-connu_4772136_1657007.html#D3W5U357HxoVlI0s.99

22 09 15 Retraites : Laurent Berger dévoile les propositions de la CFDT

SOLVEIG GODELUCK / JOURNALISTE, LEÏLA DE COMARMOND / JOURNALISTE ET ETIENNE LEFEBVRE / RÉDACTEUR EN CHEF "INTERNATIONAL, POLITIQUE ET ECONOMIE GÉNÉRALE"  | les Echos

INTERVIEW - Alors que les négociations sur les retraites complémentaires reprennent le 16 octobre, le secrétaire général de la CFDT présente une alternative au projet patronal d'abattements liés à l'âge de départ à la retraite.

La négociation sur les retraites complémentaires semble dans l'impasse. Comment en sortir ?
Soyons bien clair : nous voulons un accord – et nous ne sommes d'ailleurs pas les seuls - car s'il n'y en a pas, les retraites complémentaires baisseront de manière drastique, en commençant par celles des cadres qui reculerait de 10% en 2018. Mais nous refusons d'être acculés à négocier sur les propositions patronales. Il faut un effort partagé par tous. L'enjeu, c'est de trouver des mesures qui permettent de maintenir le pacte intergénérationnel. Nous y avons travaillé tout l'été et nous irons à la séance de négociation du 16 octobre avec nos propositions.

C'est pourtant classique de négocier sur la base des propositions patronales...
Jusqu'alors, il y avait un accord tacite entre tous les négociateurs sur le fait qu'une négociation sur les retraites complémentaires ne doit pas conduire à revoir les règles de la retraite de base. Or, dès le départ, le patronat a sorti des propositions très dures qu'il utilise comme un cheval de Troie pour repousser l'âge de la retraite à 64 ou 65 ans, avec des abattements inacceptables. Sans aucun effort des entreprises, alors qu'une partie des difficultés vient d'elles.

Comment redresser la situation sans toucher à l'âge de départ ?
Notre proposition s'articule en trois temps : les mesures urgentes avant 2019, le retour à l'équilibre jusqu'en 2024, puis au-delà. Tout le monde doit faire des efforts, pas seulement les salariés et les retraités. À court terme, nous sommes prêts à décaler la revalorisation des pensions complémentaires d'avril à octobre, pour faire des économies, en s'alignant sur le régime général. On peut jouer aussi sur le taux de rendement du point de retraite, en restant au-dessus de 6%. Nous sommes prêts également à discuter de la poursuite, pendant trois ans, de la sous-indexation des pensions, en les revalorisant de 1 point de moins que l'inflation et non pas 1,5 point comme le réclame le patronat. Evidemment en épargnant les retraites modestes qui sont exonérées totalement ou partiellement de CSG. Il faut enfin mutualiser les réserves de l'Agirc et de l'Arrco dès 2017.

La fusion Agirc-Arrco fait peur aux cadres, qui craignent de perdre leur spécificité...
Il ne pourra y avoir une fusion qu'à condition de mener en parallèle des négociations dans les branches sur le statut de cadre. Le mal-être des cadres est davantage lié au fait qu'ils ne sont reconnus comme tel qu'en raison de leur rattachement à une caisse de retraite. Mieux vaudrait reconnaître leur compétence, leur responsabilité.

Que proposez-vous au-delà de ces mesures d'urgence ?
Sur la période 2019-2024, nous proposons d'abord, dans la foulée de la fusion des réserves, la mise en place d'un nouveau régime unifié de retraites complémentaires pour tous les salariés. Un régime fondé sur le niveau de la rémunération et non le statut, avec une seule valeur du point. Pour le conforter financièrement, des efforts devront être demandés aux entreprises : une hausse des cotisations de 0,1% par an de 2019 à 2021, ainsi qu'une contribution patronale en cas de séparation d'un salarié au-delà de 50 ans. Les employeurs continuent de ne pas jouer le jeu en licenciant les seniors.

Quels efforts côté salariés ?
Nous prenons nos responsabilités en proposant une contribution de solidarité intergénérationnelle assumée par les salariés partant à la retraite. Cette contribution serait limitée en montant et serait versée pendant deux ans. Deux ans, c'est l'écart, aujourd'hui, entre l'âge de départ effectif à la retraite et l'âge qui permettrait l'équilibre financier de l'Agirc-Arrco. Les salariés partant de manière anticipée parce qu'ils ont eu une carrière longue ne seraient pas concernés, puisqu'ils ont déjà « trop » cotisé.

Quelle différence avec les abattements du Medef ?

Cela n'a rien à voir avec des abattements. A l'inverse du Medef, notre but n'est pas de pousser les salariés à prolonger leur carrière, conduisant de fait à une remontée de l'âge de la retraite, mais à leur demander un effort de solidarité pour sauvegarder leur régime de retraite. Ensuite, nous envisageons une contribution de 4%, contre 10% à 30% d'abattement côté patronal. Elle serait demandée quel que soit l'âge du départ. Enfin, nous sommes prêts à rediscuter de certains avantages familiaux, et notamment de la mise sous condition de ressources des pensions de réversion.

Tout cela suffit-il à équilibrer les régimes ?
Notre plan, qui a été testé par les services de l'Agirc-Arrco, permet de réaliser 2,4 milliards d'économies (par an à l'horizon) en 2018, puis 3,3 milliards en 2020 et 7,3 milliards en 2030 avec les nouvelles mesures du régime unifié. En mobilisant une partie des réserves actuelles, qui représentent dix mois de pensions, nous serions quasiment à l'équilibre technique en 2020 (- 1 milliard) et en excédent en 2030 (+700 millions). Le nouveau régime unifié serait donc stabilisé et viable, et si ces prévisions se confirmaient, nous pourrions nous passer de la contribution de solidarité en fonction de l'évolution démographique. C'est le troisième volet de notre proposition : à long terme, il faut être capable de mener un pilotage fin en fonction des besoins. Avec une règle, ne pas descendre en dessous de six mois de pensions en réserve, soit 36 milliards d'euros.

La contribution patronale sur les licenciements de salariés de plus de 50 ans rappelle la « contribution Delalande », qui n'avait guère modifié les comportements...
C'est avant tout, côté employeurs, l'équivalent de la contribution de solidarité demandée aux salariés.

Le Medef ne veut pas de hausses de cotisation...
Nous sommes conscients de la nécessité de ne pas alourdir le coût du travail, voilà pourquoi nous ne touchons pas aux cotisations avant 2019, et de façon modérée. Après, il y a visiblement des débats au sein du patronat, c'est à lui de les régler.

En présentant vos propositions, ne craignez-vous pas de braquer les autres syndicats ?
Nous partageons avec Force ouvrière la volonté de parvenir à un accord. Nous devons cela aux salariés et aux retraités. Nous avons donc des terrains d'entente à construire. Nous travaillons d'ailleurs avec FO, sans que l'un demande à l'autre d'adhérer à son projet.

Il y aura eu une pause de plus de trois mois depuis la dernière séance de négociation...
Le Medef joue manifestement la montre. Mais s'il croît qu'il va réussir à repousser les échéances de la négociation jusqu'à ce que nous soyons au bord du précipice pour nous obliger à signer, il se trompe. Nos propositions sont une base pour la négociation du 16 octobre, qui doit mener à un accord rapide, en tout cas avant la fin de l'année. J'espère que le patronat ne va pas opter pour la politique de la terre brûlée en attendant une éventuelle alternance en 2017. C'est essentiel pour nous d'avancer maintenant sur ce dossier comme sur de nombreux autres comme le Compte personnel d'activité, réforme de la négociation collective, prise en compte de la révolution numérique. Il ne faut pas que notre pays soit à l'arrêt pendant un an et demi

En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/economie-france/social/021345912636-laurent-berger-nous-refusons-detre-accules-a-negocier-sur-les-propositions-patronales-1158056.php?WOtl0uuAee1J3kcx.99

 

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