ANOCR 73

Groupement Savoie Isère

Revue de presse semaine 37

REVUE DE PRESSE DE LA SEMAINE : 37

 

SOMMAIRE

07 09 15 Retraite : le chômage non indemnisé mieux pris en compte 1
09 09 15 Retraite agricole : «On exige 85 % du SMIC» 3

07 09 15 Retraite : le chômage non indemnisé mieux pris en compte

Une circulaire de la Cnav publiée cet été a précisé les conditions dans lesquelles la première période de chômage non indemnisé peut être retenue pour le calcul de la durée d'assurance des assurés du régime général. Capital.fr revient sur les règles de calcul de ces périodes de chômage non indemnisé.

Pour le décompte de la durée d'assurance, seules les périodes pendant lesquelles les chômeurs sont indemnisés par Pôle emploi comptent en tant que trimestres assimilés. Il n'empêche, certaines périodes de chômage non indemnisées peuvent toutefois être retenues. Ainsi en est-il de la première période de chômage non indemnisée pour tous ceux n'ayant pas assez cotisé pour se constituer des droits au chômage, mais aussi des chômeurs ayant épuisé leurs droits au chômage indemnisé.

Jusqu'à présent, cette première période de chômage non indemnisé était prise en compte dans la limite d'un an. Mais, afin de tenir compte des difficultés que rencontrent les jeunes pour trouver un emploi stable en début de carrière, un décret publié en 2011 a porté cette limite à un an et demi (18 mois), dans la limite de 6 trimestres, pour les périodes de chômage postérieures au 31 décembre 2010.

Attention, lorsque cette période de 18 mois se situe à cheval sur deux années civiles, l'application de la règle selon laquelle "50 jours de chômage = 1 trimestre" pourrait conduire à valider plus de 6 trimestres. La récente circulaire de la Cnav précise donc que, dans ce cas, il faut décompter les trimestres de manière chronologique, de date à date, et "non pas procéder à une répartition de ces trimestres sur les années civiles en fonction de l'intérêt de l'assuré".

Cette prise en compte n'est toutefois possible que pour les personnes ayant déjà la qualité d'assuré social, c'est-à-dire "ayant versé une cotisation, si minime soit-elle, durant la période précédant immédiatement celle susceptible d'être validée", indique la circulaire. Autrement dit, un jeune qui peine à trouver un premier emploi après la fin de ses études ne peut pas demander à ce que cette période de chômage non indemnisé soit prise en compte, y compris s'il a effectué immédiatement avant plusieurs stages payés à hauteur de l'indemnité légale dans la mesure où cette indemnité n'est pas soumise à cotisation.

Les règles de validation des périodes de chômage non indemnisé faisant immédiatement suite à une période de chômage indemnisé ne sont pas modifiées : ces périodes continuent à être validées dans la limite d'un an, voire de 5 ans pour les chômeurs de plus de 55 ans, mais sous certaines conditions. Mais attention, il est impossible de cumuler ce dispositif avec la validation d'une première période de chômage non indemnisé.

Enfin, dernière précision importante qui ne figure pas dans la circulaire : ces périodes de chômage non indemnisé ne sont pas retenues en tant que trimestres réputés cotisés pour apprécier si l'assuré remplit les conditions pour partir en retraite anticipée dans le cadre du dispositif "longue carrière".

Nathalie Cheysson-Kaplan

En savoir plus sur http://www.capital.fr/retraite/actualites/retraite-le-chomage-non-indemnise-mieux-pris-en-compte-1068369#qQuHVFYj1yLY1bAs.99

09 09 15 Retraite agricole : «On exige 85 % du SMIC»

Sous l'égide de son président, Pierre Esquerré, une délégation de l'Aicra 32 a souhaité rencontrer le nouveau préfet du Gers hier après-midi. Une discussion «positive» selon le président de l'association qui espère une revalorisation du montant des retraites.

La conférence nationale agricole de 2012 avait soulevé la colère des retraités. François Hollande annonçait, en effet, que la retraite agricole s'établirait, d'ici 2017, à hauteur de 75 % du SMIC. Une mesure jugée «inconcevable» pour les retraités agricoles qui se disent «asphyxiés» par le manque de moyens.

Avec l'espoir que les choses évoluent rapidement, Pierre Esquerré a souhaité s'entretenir avec le nouveau préfet du Gers, Pierre Ory. «On lui a rapidement parlé de nos revendications, pour qu'il soit au courant du malaise dans lequel nous nous trouvons. Il a compris qu'on ne pouvait pas vivre avec des retraites aussi basses. Il nous a promis qu'il ferait remonter notre mécontentement et qu'il en parlerait à tous les députés concernés. Ce n'est pas lui qui vote les lois, mais on a bon espoir qu'il appuie notre demande. Il faut revoir à la hausse le montant de notre retraite. Nous exigeons de passer à 85 % du SMIC immédiatement. Pourquoi 85 % ? Car cette somme se situe juste au-dessus du seuil de pauvreté (987 €). Ce n'est pas demander la lune. Le problème, c'est comment y parvenir...»

D'autant que l'association refuse catégoriquement qu'une cotisation supplémentaire ne soit imposée aux actifs. «On ne veut pas qu'il y ait en parallèle une augmentation des cotisations pour les actifs, car les agriculteurs, à l'heure actuelle, sont clairement dans la panade. On n'a pas le droit de leur faire payer une cotisation supplémentaire. Il nous faut trouver un financement, mais d'une autre manière. La Cour des Comptes a récemment constaté que si notre situation demeurait ainsi, les retraités agricoles seraient encore plus asphyxiés».

Une nouvelle conférence nationale agricole devrait s'amorcer entre novembre et décembre prochain. C'est à ce moment précis que les retraités agricoles espèrent bien faire entendre leur revendication. «Si le président accepte bien de l'organiser. On avait déjà fait le forcing pour en avoir une il y a trois ans. On espère que cette fois il accédera à notre requête. La situation n'est plus gérable»

 

Connexion Membres

Votre accès Membre

Identifiant
Mot de passe

© 2008 - 2017. ANOCR 73 Groupement Savoie - Conception Studio Coléo

Haut