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Groupement Savoie Isère

Revue de presse semaine 31

REVUE DE PRESSE DE LA SEMAINE : 31

SOMMAIRE

28 07 15 Epargne retraite des fonctionnaires : la justice se penche sur le scandale du Corem

30 07 15 Le coût des avantages liés à la retraite a augmenté de 21 % entre 2013 et 2014

28 07 15 Epargne retraite des fonctionnaires : la justice se penche sur le scandale du Corem

Le Parquet de Paris vient d'ouvrir une enquête préliminaire sur ce qui pourrait devenir un des plus gros scandales des dernières années en matière d'épargne. Le dossier concerne le Corem, un complément de retraite auquel plusieurs dizaines de milliers de fonctionnaires ont souscrit depuis 2002. Créé sur les décombres du Cref qui avait, lui aussi, eu maille à partir avec la justice, le Corem ne remplirait pas les promesses faites à ces épargnants. Ces derniers ont décidé de porter plainte pour "tromperie" contre l'Union mutualiste retraite (UMR), l'organisme qui a commercialisé le Corem et au sein duquel on retrouve de grandes institutions comme la MGEN ou la MAIF.

La promesse d'"une meilleure retraite". "On peut tous se dessiner une meilleure retraite", "le Corem est un complément sûr et performant", "plus tôt vous adhérez, meilleure sera votre retraite"... voilà le genre de slogans utilisés dans les plaquettes du Corem qui ont convaincu 30.000 membres de la fonction publique. Attirés par la promesse d'un taux de rendement garanti, ils ne savaient cependant pas qu'ils allaient par la suite subir de sérieux coups de rabot, selon les termes de leurs plaintes.

Combler les pertes du Cref. Concrètement, le rendement de l'argent placé a été fortement revu à la baisse, sans atteindre même le niveau de l'inflation. Les souscripteurs se sont aussi vu retirer deux années de rente pourtant promises. Mais selon les plaignants, le plus grave est qu'ils n'ont pas été prévenus clairement que leurs contributions seraient utilisées pour combler le trou d'un autre désastre financier, celui du Cref, qui a plombé au début des années 2000 l'épargne de 450.000 souscripteurs.

"Un puits sans fond". Selon Jean-Didier Mazzuca, président du Comité d'information et de défense des sociétaires du Corem (CIDS), "on a promis aux personnes qui ont souscrit ce produit que l'argent qu'ils déposeraient tous les mois leur permettrait de se constituer un complément de retraite garanti jusqu'à la fin de leurs jours". "En fait, l'argent qu'ils mettent sur le Corem sert à financer un puits sans fond et le piège est en train de se refermer sur les souscripteurs", explique-t-il au micro d'Europe 1. Le trou à combler est évalué aujourd'hui à 2,9 milliards d'euros.

Les fonctionnaires, ayant fait confiance au Corem, s'interrogent désormais. Certains envisagent de stopper leurs versements quitte à prendre le risque de ne jamais retrouver l'épargne qu'ils ont patiemment constituée.

 

30 07 15 Le coût des avantages liés à la retraite a augmenté de 21 % entre 2013 et 2014

Les Echos

La facture s’est fortement alourdie en 2014, en raison, essentiellement, de la baisse des taux d’intérêt. Les entreprises du CAC 40 consacrent en moyenne 12 % de leur résultat au financement des avantages de retraite à long terme de leurs salariés.

Contrairement à une idée reçue, la baisse des taux ne fait pas plaisir à tout le monde. Ainsi, la réduction d’environ 1,5 % des taux d’intérêt dans la zone euro a entraîné une augmentation mécanique du coût des engagements sociaux supportés par les entreprises pour leurs salariés (1). Selon la dernière étude réalisée par le cabinet de conseil en protection sociale et actuariat Galea & Associés (2), le montant cumulé des dettes de retraites aurait ainsi augmenté pour les entreprises du CAC 40 de quelque 21 % sur un an, à 270 milliards d’euros fin 2014 (contre 224 milliards d’euros au 31 décembre 2013).

Si la dette moyenne représente 6,7 milliards d’euros au 31 décembre 2014 (contre 5,6 milliards un an plus tôt), les enjeux sont très variables d’un groupe à l’autre. Ainsi, EDF affiche près de 43 milliards d’engagements, suivi par Alcatel et Axa (respectivement 32 et 21 milliards d’euros), mais une dizaine de groupes ne dépassent pas le milliard. Ces engagements étaient externalisés auprès d’assureurs à hauteur de 159 milliards d’euros à fin décembre 2014 (contre 135 milliards à fin 2013), ce qui représente un taux moyen de financement des régimes stable, à 59 % (rapport entre la dette cumulée et la valeur de l’actif de couverture). Ce taux, lui aussi, varie fortement d’une entreprise à l’autre : il dépasse 90 % pour des groupes comme Alcatel-Lucent ou Pernod Ricard, mais s’élève à moins de 15 % chez Carrefour ou Orange.

Une charge cumulée de 7,7 milliards d’euros pour l’ensemble du CAC 40

Le solde, qui s’affiche au bilan des groupes sous la forme d’une provision au titre des engagements de retraite, représente donc un total de 113 milliards d’euros (contre 91 milliards en 2013), soit une moyenne de 2,8 milliards par groupe du CAC 40. Cela représente, en moyenne, 12 % des capitaux propres. Et, là aussi, EDF détient le record, avec une provision de 24 milliards d’euros (le taux de refinancement de ses engagements est limité à 43 %) : cela représente plus de 40 % de ses capitaux propres (comme chez Airbus, Alcatel Lucent, Michelin ou Solvay).

Chaque année, c’est finalement quelque 12 % de leur résultat que les entreprises consacrent au financement du coût des avantages de retraite à long terme de leurs salariés, dans le cadre défini par la norme comptable internationale « IAS 19 » (qui s’impose aux entreprises européennes cotées). La charge cumulée par l’ensemble des groupes du CAC 40 a atteint 7,7 milliards d’euros en 2014, soit 200 millions en moyenne. Si 14 groupes ont supporté une charge inférieure à 5 % de leur résultat net (c’est même un produit à reconnaître, en 2014, pour les groupes Air Liquide, Carrefour et Technip grâce à des gains réalisés lors de réductions ou de modifications de régimes), 13 groupes ont supporté une charge supérieure à 20 % de leur résultat net en 2014. « Cela conduit certains groupes à réfléchir au financement et à la couverture des engagements sociaux, voire à accélérer les réflexions sur les transformations de régimes », indique le cabinet de conseil. Surtout dans un contexte politique où certains types de retraites sont pour le moins mal vus . « Les régimes à prestations définies sont clairement dans la ligne de mire du gouvernement : loi Macron, Loi de Financement de la Sécurité Sociale 2015 ; le plafonnement des droits et la taxation des rentes des régimes L137-11 CSS se durcissent », juge Maud Vannier-Moreau, associée en charge du pôle retraite qui a conduit l’étude chez Galea & Associés.

(1) – Compte tenu de la remontée des taux constatée cette année, l’effet pourrait être positif en 2015.

(2) – Etude annuelle sur le coût des avantages au personnel des groupes du CAC 40, réalisée à partir de l’analyse des documents de référence des groupes du CAC 40 au 31 décembre 2014 (hors Pernod Ricard et Alstom). Les montants présentés couvrent le périmètre de tous les salariés des groupes concernés, en France et à l’étranger et les régimes encadrés par la norme comptable internationale IAS19 (révisée en 2013) : régimes postérieurs à l’emploi, autres avantages à long terme et indemnités de cessation d’emploi dont, en France, les régimes de retraite supplémentaires à prestations définies, dites « retraites chapeau », médailles du travail, indemnités de fin de carrière ou participation aux frais de santé des retraités

En savoir plus sur http://business.lesechos.fr/directions-financieres/comptabilite-et-gestion/budgets/021229911815-le-cout-des-avantages-lies-a-la-retraite-a-augmente-de-21-entre-2013-et-2014-201646.php?DBUvA4V9LcGEl7DL.99

 

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